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05/12
Interview LITTLE BOB Portrait CAREY BELL Dossier BARNEY WILEN
     
 
  Interview
   
 

 Le blues des docks

On devrait créer une médaille de la ténacité rien que pour ce type. Roberto Piazza verse sa sueur et son sang à la noble cause du rock'n'roll. Increvable et indifférent aux quotas, modes et règles du show-biz, le seul rocker français à avoir donné plus de 300 concerts outre-Manche, continue de chanter le rock et le blues avec ce grain de voix très soul qui évoque Little Richard ou Eric Burdon. Au cours d’une interview bigrement émouvante, le Screamin' kid du Havre se montre plus que jamais fidèle à son sacerdoce et à ses origines.

Blues Again : Te souviens-tu de ton premier disque de blues ?
Little Bob : Ma musique, comme dit l’autre, elle vient de là, elle vient du blues. Môme, j’ai échangé, au grand frère d’un pote – qui avait rencontré des marins américains – cinq 45-tours d’Hallyday contre quatre singles de Little Richard. Quand j’ai écouté ça, j’étais comme électrisé. Je crois que j’ai fait une bonne affaire ! Je sui
s un fan du blues de base. Dès que j’ai commencé à écouter de la musique dans les années 60, je me suis aperçu que les groupes anglais comme les Stones, les Animals ou les Pretty Things étaient inspiréspar le blues. Ils avaient des titres signés John Lee Hooker, Muddy Waters ou Robert Johnson.

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  Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979
 

blues muddy waters

A la fin des 60’s, toute résurrection paraissait impossible pour Muddy Waters. Pourtant, cette lumière aveuglante, un fan y croit encore. Il est guitariste, albinos, fraîchement sauvé de la drogue. Il se nomme John Dawson Winter III. Bon, Johnny Winter, quoi. Il convainc son agent, Paul Steel, récent propriétaire du label Blue Sky, de produire le héros de son enfance en perdition médiatique. Hard Again, premier des quatre albums enregistrés par Muddy chez Blue Sky, décroche un Grammy Award.

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  Chroniques CD
 
ANA POPOVIC BAND
 

An evening at TRASIMENO LAKE 

BLUES CD

Ana Popovic Band , Catfish ,Daniele Franchi , Enrico Crivellaro , Léon , Mama's Biscuits , Muddy Waters Blues Band , Mud Morganfield, Nathan James and the rhythm scratchers , Rachelle Plas , Robin McKelle & the Flytones, Royal Southern Brotherhood , Tail Dragger & Bob Corritore .

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  Portrait
   
 

Mississippi: 14 Novembre 1936 - Illinois 6 Mai 2007

Figure emblématique du Chicago blues, pratiquant l’art difficile de l’harmonica chromatique, Carey Bell Harrington a vu le jour à Macon dans le Mississippi. Il découvre et se met à la pratique de son instrument de prédilection alors qu’il n’a que 8 ans. Arrivé à Chicago en 1956, il rencontre Little Walter qui lui dispense de nombreux conseils. Ses contacts avec Sonny Boy Williamson II et Big Walter Horton lui sont aussi très profitables. En s’appuyant sur les enseignements de ses trois mentors, il forge son propre style : un blues intense et subtil, carré et mélodieux, avec des envolées funky cinglantes. En 1957 et 1958, il se produisit avec Honeyboy Edwards dans différents clubs de la métropole et sur Maxwell street. Malheureusement, malgré son talent, à cette époque les harmonicistes n’ont plus trop la cote dans les bands de Chicago, alors pour décrocher plus facilement des contrats, il s’initie à la basse électrique avec Hound Dog Taylor et se retrouve ainsi au tout début des années 60, bassiste aux côtés.....

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Le blues s'écoute
sur Blues Again !
En fin d'article, ce visuel
vous l'indique.,
  Dossier
   
 



Barney Et La Note Bleue, Loustal et Paringaux – Casterman, 1987
Barney Et La Note Bleue, Barney Wilen
– IDA Records, 1987

« Josy est revenue, et d’autres gens qui crient. Il fait passer le contenu de la seringue dans son sang et s’étend sur le lit. Quand la porte commence à céder, il arrache la cravate d’un coup sec et c’est une chose vraiment facile à faire pour quelqu’un qui est déjà mort deux fois. »
Ainsi disparaît le faux Barney.

Le vrai Barney, qui s’appelait Bernard-Jean Wilen, avait une place réservée en première dans tous les trains du jazz. Il s’évertua à les manquer presque tous. Il s’illustra dans la BO d’Ascensaud pour l’échafeur, navigua dans l’ombre de Miles Davis, Monk, Gillespie, Art Blakey, et fut un temps tenu pour le « meilleur saxophoniste européen ». Ses retraites inexplicables en avaient fait une discrétion de connaisseur. Il mourut en mai 1996, âgé de 59 ans.


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