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04/15
Chroniques CD du mois Interview: LISA SPADA Livres & Publications
  Portrait: MANCE LIPSCOMB  
 
  Interview du mois
   
 



Chef de bande et solitaire, pudique au point de mettre en musique sa rupture amoureuse, telle est Lisa Spada. Contradictoire ? ‘Y aura pas de décalage entre mon image et ma musique’, prévient-elle. Décembre 1975 Curtis Mayfield sort sur son label Curtom l’album au titre sarcastique There Is No Place Like America Today. L’effet wah wah de la guitare de Phil Upchurch hante ‘Billy Jack’ le premier morceau de l’album. Samplé par Lisa, le même effet vient colorer ‘I Need You’, cathédrale funk de son premier album Family Tree.

Blues Again : Tu faisais partie de Gospel Pour 100 Voix, tu as lancé le collectif Let’s Get Together, et là tu te lances toute seule. Pourquoi maintenant ?

Lisa Spada :
En 2011 j’ai eu envie de me concentrer sur moi. J’ai écrit et composé les chansons de l’album. Il a été arrangé avec les musiciens. A la base c’était des chansons destinées à la scène. J’en aiblues lisa spada eu envie, voyant beaucoup de mes amis artistes prendre leur envol. Des gens qui font partie de Let’s Get Together le collectif que j’ai créé, Ben l’Oncle Soul, Sandra Nkaké, Juan Rozoff… tout ça m’a donné l’impulsion. Et c’est aussi à un moment où j’ai plus de choses à dire, c’est un moment charnière dans ma vie professionnelle et personnelle. C’est une cristallisation de plein de choses. C’était pas des moments évidents. La déception amoureuse nous pousse dans nos retranchements, nous rend plus vulnérable, et nous pousse à nous rapprocher de ce qui peut nous maintenir debout et nous donner envie de se relever, d’où ce Family Tree, l’amour indéfectible de la famille.

Et les chœurs Gospel ?

Il y a plusieurs options, là je suis en train de travailler avec une pédale pour faire des loops. Il y aura peut-être un chœur pour le grand concert de lancement de l’album qui aura lieu au New Morning le 23 avril. Mais quand je ne peux pas les emmener avec moi, je fais comme j’ai toujours fait, je suis toute seule. Mais c’est vrai qu’à la base je préfère être avec du monde.

Il y a toute une chorale sur ‘My Fault’…
Les chœurs de ‘My Fault’, c’est moi, toute seule. En plus ça m’amuse, je ne fais pas exprès, je sais qu’il y a des voix qui sonnent différemment dans l’intonation. On a l’impression qu’il a beaucoup beaucoup de monde, mais ce n’est que moi. D’où cette idée de le récréer sur scène. Ça sera plus intimiste, mais ce sont de beaux moments, des prises de risque intéressantes. Un partage de l’intimité : c’est offrir au public ce qu’on fait chez soi, comme si on était dans notre cocon en train de créer. Il faut qu’il y ait des moments de lumière, et des moments dédiés à la création. J’ai plein d’envies différentes. Là, je suis en pleine organisation pour mettre en place les prochains concerts dont celui du New Morning.

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  Portraits précédents
 


Amos Milburn: Texas, 1er avril 1927, 3 janvier 1980

Mississippi John Hurt: John Smith Hurt- 1893 (Mississippi) – 1966 (Mississippi)

Magic Sam: Samuel Maghett, 1937 (Mississippi) – 1969 (Illinois)

Little Milton: James Milton Campbell - 1934 (Mississippi) - 2005 (Tennessee)

Blind Willie Mc Tell: Willie Samuel McTier, 1898 (Georgie) – 1959 (Georgie)

Jerry Deewood: Des histoires d'hommes

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  Interviews précédentes
 


Crashbirds: un Dirty Rock & Blues sans concession

Jersey Julie: dans les racines de la musique populaire américaine

Blues de Paris: La clarté de la note et la vivacité du rythme

The Angry Cats: Voilà un band qui a la rage au cœur et la musique comme étendard.

Jean-Paul Pagnon: Tout un univers un peu patiné par le temps…

Taboo: Blues, funk, rock, pop, une touche métisse, c’est la griffe Taboo.

Bad Mules: Délicieusement vintage entre swing et soul.

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  Dossiers précédents
 


Harmonica(s): du trivial pocket-harmo à la plainte nocturne d’un Mississippi saxophone…  

John Henry: ....La légende

Mick Taylor: Tout ce qu'il aurait pu être...

Il était une fois dans l'ouest: Comme un air de rock italien

Rickenbacker: Adolph Rickenbacker scelle le mariage princier

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  Inoxydables
 


Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced ? – Barclay 1967

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  Chroniques CD du mois
 






Awolnation, Beth Hart, Big Daddy Wilson, Boz Scaggs, Elliott Murphy, Jared James Nichols, Joe Bonamassa, Judith Owen, King King, Laurence Jones, Lisa Spada, Little Bob Blues Bastards, Magic Buck, Pops Staples, Raphael Wressning, Rene Miller, Robben Ford, Romano Nervoso.

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  Portrait du mois
 
 

Texas : 9 avril 1895 – 30 janvier 1976

Si la reconnaissance du public a été tardive, l’apport de Mance Lipscomb dans le cadre du revival des années 60 et au-delà a été d’une importance considérable.

blues mance lipscombMance Lipscomb est né le 9 avril 1895 d’un père esclave (plus tard affranchi) acheté en Alabama par un propriétaire texan du nom de Lipscomb et d’une mère à demi-amérindienne Choctaw. Il abandonna son prénom de naissance, Bowdie Glenn, et se rebaptisa Mance en l’honneur d’un vieil ami de sa famille nommé Emancipation quand celui-ci mourut. Son goût pour la musique lui fut transmis par son père qui jouait du violon et sa mère chanteuse de gospel. Il eut sa première guitare entre les mains vers l’âge de 12 ou 13 ans.
Durant la majeure partie de sa vie Mance Lipscomb a passé plus de temps à gratter la terre dans les champs que sur scène mais il a joué régulièrement durant de nombreuses années dans des rassemblements locaux appelés Saturday Night Suppers organisés par les gens du coin. Jusqu’en 1960 il a également lui-même organisé avec son épouse quelques réunions musicales dans ce qu'il appelait son périmètre, c’est à dire la région autour Navasota, la ville où il résidait.  Le plus loin étant d’aller à Brenham, une commune distante d’un quarantaine de kilomètres de Navasota, avec Sam Rogers, un musicien aveugle, reprenant volontiers les vieilles chansons qu’il avait apprises dans ses jeunes années et qui avaient été au goût du jour au début du 20ème siècle comme ‘Sugar Babe’ ou ‘Shine On, Harvest Moon’ et ‘It's A Long Way To Tipperary’. Il n’hésitait pas non plus à interpréter quelques chansons de ses contemporains les bluesmen Blind Willie Johnson, Blind Lemon Jefferson ou chanteur country Jimmie Rodgers. En 1922, son talent attira l’attention d’un promoteur de spectacles qui proposa à Mance Lipscomb de partir en tournée, offre qu’il déclina.

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  Chronique Livre
   
 

Ce bouquin a vraiment tout pour lui, sauf sa masse. Tu l’ouvres à Bobigny, t’as les avant-bras sur l’ourlet du pantalon quand le métro te débarque à Place d’Italie. Mais c’est un parpaing très coquet, qui se laisse contempler sous tous les angles : l’habillage, la distinction du papier, la finesse de la typographie, les cartes, les cabochons et le traitement des photos. Pas une faute de goût. Dans ta gueule, le sapin de Noël !
Pour ses premiers pas dans l’édition, Papa Guédé n’a pas choisi de vendre des cartes postales, et n’a pas lésiné sur les moyens. Sous la couverture toilée : un CD 22-titres et un DVD alignant cinq documentaires.

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Le blues s'écoute
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BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 





  Chansons
   
 

blues hound dog

Big Mama Thornton enregistre ‘Hound Dog’ le 13 août 1952 à Los Angeles. En mars 1953, Jerry Leiber et Mike Stoller ont tout juste 20 ans quand sort sur le label Peacock ce titre qu’ils ont co-signé pour la diva du blues. Les duettistes n’en sont pas à leur coup d’essai, Jimmy Witherspoon a déjà interprété une de leurs chansons en 1950, ‘Real Ugly Woman’, et Charles Brown de son côté a enregistré ‘Hard Times’ en 1952.

blues route66

Le tracé existait depuis les années 20, mais ce n’est qu’en 1937 que la Route 66 devint la premier axe goudronné transcontinental d’Amérique. Rapidement surnommée the Mother Road ou the Main Street of America, elle s’étirait sur près de 4000 kilomètres de Chicago à Los Angeles, traversant 8 états : Illinois, Missouri, Kansas, Oklahoma, Texas, Nouveau Mexique, Arizona et Californie. Elle devint sans tarder un des mythes de l’Amérique. Elle eut ses lettres de noblesse en littérature avec John Steinbeck et Jack Kerouac. Côté musique, ce fut Bobby Troup qui l’immortalisa.

blues baby please don't go

Tout amateur éclairé qui écoute ‘Baby Please Don’t Go’ évoque sans tarder le nom de Big Joe Williams et sa guitare à neuf cordes. Né en 1903 dans le Mississippi, ce musicien connut les tribulations de tous les bluesmen des années 20 traînant leur instrument du Mississippi au Texas ou en Georgie, en passant par la Louisiane. Mais ce titre a-t-il été réellement composé par Big Joe Williams ?

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