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02/16
Chroniques CD du mois Interview: BROKEN BACK DADDY Livres & Publications
Dossier: BLUES & FLAMENCO (suite) Portrait: CHAMPION JACK DUPREE  
 
  Interview du mois
   
 



Swing, blues, boogie, Lillois ou Illinois, un band qu’on peut étiqueter Ch’ticago blues. Le sort du groupe a été scellé par un lumbago mais leur musique ferait se redresser un bossu.

Blues Again : Comment le groupe est-il né ?
Broken Back Daddy : A la fin du siècle dernier, nous étions 3 collègues de la même boite qui nourrissions des rêves d'évasionblues broken back daddy : Stéphane, Jean-Philippe et un troisième larron, Fred.
On s'était fait une soirée guitare, qu'on a renouvelée la semaine suivante, puis toutes les semaines et on n'a plus arrêté. Stéphane était déjà très branché blues et Jean-Philippe venait de découvrir l'étendue de ce genre; on a écrit une première chanson ‘Couldn't Sleep Last Night’ qu'on joue encore parfois... Quelques mois plus tard, Fred s'est acheté une batterie sur un coup de tête et Stéphane a revendu une basse à Jean-Philippe: tout-à-coup nous étions un groupe.
On répétait dans la cave de Fred... Puis on a loué un studio de répétition dans une structure municipale des environs, La Boîte A Musiques... C'est là que nous avons rencontré Mathias, le Goon Mat de « Stinky Lou », qui nous a trouvé notre premier concert payé, en mai 2003 dans un bar de Tourcoing.

Comment les autres sont-ils arrivés ?
Stéphane et Jean-Philippe voulaient se produire régulièrement, Fred n'a pas souhaité continuer dans cette voie et a donc quitté le groupe. A partir de là, Broken Back Daddy a connu différentes phases en fonction de son effectif. : On a cherché un batteur... et on a trouvé un harmoniciste, Laurent ! Mathias, le Goon Mat, a assuré la batterie pour quelques concerts, jusqu'à ce qu'on rencontre David qui jouait avec un autre groupe dans les mêmes studios... On a tourné à 4 pendant 2-3 ans... Jean-Philippe n'était pas efficace en bassiste-chanteur, on a donc cherché un bassiste : ce fut Jean-Baptiste, qui fait maintenant du hard-rock avec les Sticky Boys. Hugues avait lui aussi un groupe qui répétait à La Boîte A Musiques : on est devenu copains et il a fini par nous rejoindre... Le dernier arrivé est Olivier, présenté par Stéphane et qui a remplacé Jean-Baptiste parti pour finir ses études. Tout a été affaire de circonstances, de rencontres et de feeling. Et au final, le groupe a toujours été avant tout soudé par de l'amitié. Nous sommes de grands affectifs !
Le noyau du groupe à partir duquel BBD a développé son identité actuelle date de 2004, notamment avec l'arrivée de Laurent à l'harmo. Le groupe est stabilisé dans sa composition actuelle depuis 2009.

Qui imprime la couleur musicale du groupe ?
En ce qui concerne la couleur musicale, disons que c'est une alchimie qui résulte de ce que chacun apporte de ses influences, tout en préservant une certaine fidélité aux « canons » du blues.

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  Portraits précédents
 


Skip James: 9 juin 1902 (Bentonia, Mississippi) - 3 Octobre 1969 (Philadelphie, Pennsylvanie)

Arthur Crudup: 24 août 1905 (Forest, Mississippi) – 28 mars 1974 (Nassawadox, Virginie).

Bo Weavil: la préhension spontanée d’un protest song.

Pee Wee Crayton: 18 décembre 1914 (Rockdale, Texas) – 25 juin 1985  (Los Angeles, Californie)

Jack White: l'un des musiciens les plus influents de la décennie écoulée

Lonesom Sundown: Cornelius Green - 17 décembre 1928 (Louisiane) - 23 avril 1995 (Louisiane)  

Yank Rachell: 16 mars 1910 (Tennessee) - 9 avril 1997 (Indiana)   

Joe Hill Louis: (Lester Hill) Tennessee – 23 septembre 1921 - 5 août 1957  

Big Bill Broonzy: Juin 1893/98 ou 1903 (Mississippi ou Arkansas) –14 août 1958 (Illinois) 

Mance Lipscomb: Texas, 9 avril 1895, 30 janvier 1976

Amos Milburn: Texas, 1er avril 1927, 3 janvier 1980

Mississippi John Hurt: John Smith Hurt- 1893 (Mississippi) – 1966 (Mississippi)

Magic Sam: Samuel Maghett, 1937 (Mississippi) – 1969 (Illinois)

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  Interviews précédentes
 


Red Beans & Pepper Sauce: Puissance sonore et feeling éclatent .

Thomas Schoeffler Jr.: Seul en scène avec une guitare, un harmonica et un tambourin

Shaggy Dogs: Auteurs de l’excellent 'Bababoomba', ils sont enfin de retour !

Jérôme Pietri: Le blues doit avoir un côté sauvage, alors il tape dans le dur...

Nico Duportal: Entre swing exalté et rock’n’roll bondissant

Rachelle Plas: La princesse du horner

The experimental Tropic Blues Band

Mathis Haug: nous entraîne avec allégresse dans son univers personnel très original.

Lisa Spada: Chef de bande et solitaire, pudique....

Crashbirds: un Dirty Rock & Blues sans concession

Jersey Julie: dans les racines de la musique populaire américaine

Blues de Paris: La clarté de la note et la vivacité du rythme

The Angry Cats: Voilà un band qui a la rage au cœur et la musique comme étendard.

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  Dossiers précédents
 


Blues & Flamenco: Le récit
.

Skiffle: Genre musical à base de guitare folk, de banjo, de kazoo et d'harmonica.

Harmonica(s): du trivial pocket-harmo à la plainte nocturne d’un Mississippi saxophone…  

John Henry: ....La légende

Mick Taylor: Tout ce qu'il aurait pu être...

Il était une fois dans l'ouest: Comme un air de rock italien

Rickenbacker: Adolph Rickenbacker scelle le mariage princier

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  Inoxydables
 


Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced ? – Barclay 1967

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  Chroniques CD du mois
 




Adriano Viterbini, Big Boy Bloater & The Limits, Bobby & Sue, Boneyard Moan, Bror Gunnar Janson, Crashbirds, King Mud, Morgan, Sheetah et les Weissmüller, Steven Troch, The Adelians, The Record Company.

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  Dossier du mois
   
 



L’étymologie à peu près certaine du mot « blues » et l’origine très discutée du mot « flamenco » présentent peu d’intérêt, ou relèvent de la pure curiosité linguistique si on se borne à les mentionner au passage, en suggérant que la musique se confond totalement avec le sens original du terme. Il conviendrait davantage de préciser les conditions dans lesquelles « blues » et « flamenco » se sont appliqués à l’expression artistique, sans oublier que chacun de ces mots a continué de désigner également une réalité psychologique ou sociale.

On sait que l’étrange pluriel « blues » correspond à une forme de mélancolie ou de dépression insidieuse, et bien qu’il tende aujourd’hui à exprimer l’essence même de la musique afro-américaine, il n’y avait au départ aucublues & flamencone raison pour qu’on nomme ainsi un quelconque type de chant. L’usage de « flamenco », en revanche, semble plus évident puisque ce nom (et adjectif) s’applique au départ à une population et, par extension, à la musique qui lui est associée... mais cette coïncidence mérite d’être nuancée.
A la fin du XIXe siècle, si on en croit Demófilo, le terme « Flamenco » était strictement synonyme de « Gitan ». L’auteur s’emploie d’ailleurs à affirmer la démarcation ethnique du genre en adoptant pour ses transcriptions une orthographe aberrante, comme si les coplas étaient énoncées dans une langue différente de l’espagnol. On ne saurait lui reprocher cette démarche pour deux raisons : au XIXe siècle, la notion de « race » était considérée comme une évidence scientifique indépendamment de tout jugement de valeur, et d’autre part, il était très louable de souligner l’importance de la prononciation dans un art de la transmission orale. On peut toutefois regretter que cette confusion « phonético-orthographique » rende certains textes difficilement compréhensibles .

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  Portrait du mois
 
 

4 juillet 1910 (New Orleans, Louisiane) - 21 janvier 1992 (Hanovre, Allemagne)

Maître du boogie woogie, il est parmi les musiciens qui ont le plus enregistré dans la période de l’après-guerre. Avec son style exubérant il a influencé un grand nombre d’artistes.

C’est le jour de la fête nationale américaine, le 4 juillet 1910 à New Orleans, que William Thomas Dupree pousse son premier cri.blues champion jack dupree Son paternel est un marin originaire du Congo Belge, sa mère est une indienne Cherokee. Il a tout juste un an quand ses parents périssent dans l’incendie de leur maison allumé par les affreux encagoulés du Ku Klux Klan. L’enfant qui a échappé à la catastrophe est placé dans un orphelinat pour enfants abandonnés ou errants où Louis Armstrong l’a précédé. Durant son enfance un prêtre de cette institution lui apprend les rudiments du piano. Mais à l’âge de 14 ans les adolescents doivent laisser la place à d’autres malheureux. Le jeune Dupree quitte l’établissement qui l’a recueilli et se retrouve à la rue. Pour gagner sa vie il mendie sur les trottoirs puis trouve un emploi chez un laitier. Il tente sa chance dans les bars du Vieux Carré Français ou de Storyville en recherche de pianiste. Il fait la connaissance de ses aînés, Tuts Washington, Willie ‘Drive 'Em Down’ Hall auprès desquels il perfectionne son style. Il joue alors dans les barrelhouses et autres bars peu recommandables.

En 1927, le jeune Dupree part vers le Nord. Le voilà à Chicago, là il rencontre Georgia Tom Dorsey avec qui il joue quelques temps. Il tombe amoureux de Ruth, lui passe la bague au doigt ; il partage avec elle sa vie et la scène. En 1932, il se met à la boxe et c’est à Detroit qu’il rencontre le futur champion du monde poids lourd Joe Louis. Ce dernier l’encourage à persévérer. Il décroche le trophée des Golden Gloves et gagne son surnom de Champion Jack. Plus tard, en 1935, il se retrouve à Indianapolis où il se lie avec Scrapper Blackwell, Leroy Carr et Peetie Wheatstraw. Durant ces années-là, il vit de la musique tout autant que de divers petits boulots tout en continuant à monter sur le ring. En 1940, après plus de 200 combats il raccroche les gants et se consacre entièrement à la musique. Il se fixe à Indianapolis et se produit au Cotton Club en compagnie de Scrapper Blackwell et de la chanteuse Ophelia Hoy. Il part en tournée, se retrouve à New Orleans, traverse d’autres villes puis remonte à Chicago. Dans la Windy city, Dupree entre en contact avec le producteur Lester Melrose qui lui fait faire la connaissance de Big Bill Broonzy et Tampa Red. Entre 1940 et 1941 il enregistre plusieurs titres pour Okeh, ‘Cabbage Greens’, ‘Dupree Shake Dance’ et remporte un certain succès avec ‘Chain Gang Blues’.

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  Chronique Livre
   
 

Ce bouquin a vraiment tout pour lui, sauf sa masse. Tu l’ouvres à Bobigny, t’as les avant-bras sur l’ourlet du pantalon quand le métro te débarque à Place d’Italie. Mais c’est un parpaing très coquet, qui se laisse contempler sous tous les angles : l’habillage, la distinction du papier, la finesse de la typographie, les cartes, les cabochons et le traitement des photos. Pas une faute de goût. Dans ta gueule, le sapin de Noël !
Pour ses premiers pas dans l’édition, Papa Guédé n’a pas choisi de vendre des cartes postales, et n’a pas lésiné sur les moyens. Sous la couverture toilée : un CD 22-titres et un DVD alignant cinq documentaires.

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Le blues s'écoute
sur Blues Again !
En fin d'article, ce visuel
vous l'indique.,
  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 






  Chansons
   
 

blues hound dog

Big Mama Thornton enregistre ‘Hound Dog’ le 13 août 1952 à Los Angeles. En mars 1953, Jerry Leiber et Mike Stoller ont tout juste 20 ans quand sort sur le label Peacock ce titre qu’ils ont co-signé pour la diva du blues. Les duettistes n’en sont pas à leur coup d’essai, Jimmy Witherspoon a déjà interprété une de leurs chansons en 1950, ‘Real Ugly Woman’, et Charles Brown de son côté a enregistré ‘Hard Times’ en 1952.

blues route66

Le tracé existait depuis les années 20, mais ce n’est qu’en 1937 que la Route 66 devint la premier axe goudronné transcontinental d’Amérique. Rapidement surnommée the Mother Road ou the Main Street of America, elle s’étirait sur près de 4000 kilomètres de Chicago à Los Angeles, traversant 8 états : Illinois, Missouri, Kansas, Oklahoma, Texas, Nouveau Mexique, Arizona et Californie. Elle devint sans tarder un des mythes de l’Amérique. Elle eut ses lettres de noblesse en littérature avec John Steinbeck et Jack Kerouac. Côté musique, ce fut Bobby Troup qui l’immortalisa.

blues baby please don't go

Tout amateur éclairé qui écoute ‘Baby Please Don’t Go’ évoque sans tarder le nom de Big Joe Williams et sa guitare à neuf cordes. Né en 1903 dans le Mississippi, ce musicien connut les tribulations de tous les bluesmen des années 20 traînant leur instrument du Mississippi au Texas ou en Georgie, en passant par la Louisiane. Mais ce titre a-t-il été réellement composé par Big Joe Williams ?

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