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09/14
Chroniques CD du mois Interview: Flyin' Saucers Gumbo Special Livres & Publications
Portrait: JOHNNY WINTER Dossier: JOHN HENRY  
 
  Interview
   
 



La flyinisation des partis-pris !

« Sonner à la fois roots et moderne », dit Fabio Izquierdo, le porte-parole des Soucoupes. Qui sortent leur deuxième album. Ou le troisième. A moins que ce ne soit le sixième. « C’est un peu compliqué », admet-il, mais la réponse est quelque part dans l’interview. Quand on lui signale que son album sonne plutôt soul cette fois, il répond : non, funk. Quand on lui parle de rock’n’roll cajun, il objecte : zydeco. Si on lui soutient que son disque est fantastique, le meilleur 2e, 3e ou 6e album des Soucoupes, on attend qu’il nous rétorque qu’André Verchuren est meilleur à la squeeze-box. Mais non. Il parle pensivement d’un môme de neuf ans qui leur a passé un riff. Il commence à nous flyiniser, le Fabio. Y a encore de l’aspirine, ici ?

Blues Again : D’où viens-tu déjà, bel étranger ?
Fabio Izquierdo : Bordeaux. On est tous du Grand Ouest sauvage : Fabrice Joussot, le guitariste, de Toulouse. Cédric Le Goff, le clavier, de Vannes. Stéphane Stranger, le batteur, de Rennes. Et Jean-Charles Duchein, le bassiste, de la Charente.

Swamp It Up ! est votre combientième album ?
Le deuxième sous le nom Flyin' Saucers Gumbo Special. Il y en a eu quatre avant sous le nom Flyin' Saucers tout court. On a ajouté Gumbo Special quand on a intégré l'accordéon dans la mixture, avec une touche plus résolument zydeco. Sinon, c’est le troisième album avec ce line-up, qui date de 2006. C’est un peu compliqué...

Quelles sont les références de l’album ? Et d’abord, peux-tu nous éclairer un peu sur le bordel stylistique louisianais, qui me paraît aussi un peu compliqué ?zydeco
Nos références sont multiples, en effet. Pour faire simple, parce que c’est compliqué, on se revendique d’une région musicale, la Louisiane, plus que d’un style. La Louisiane doit être la région du monde où se côtoient le plus grand nombre de registres. Ça part du jazz d’origine, ça va vers le blues, mais de par sa mixité socioculturelle et son histoire, la Louisiane a posé les bases de la plupart des musiques modernes, le rock’n’roll ou rhythm’n’blues, le funk, et des musiques plus locales comme le zydeco et le cajun, tout ça agrémenté d’influences caraïbes. On trouve même, mixé avec ces styles, du rap. Sans oublier quelques musiques très ethniques comme celle des Indians. Au départ : un système de chant call & response posé sur la percussion, avec ajout de cuivres, qui aurait contribué à la création d’une certaine musique funky. A ce sujet, je te conseille vivement le travail de Bo Dollis (père) et ses Wild Magnolias, parfaite mixité entre la musique noire-américaine et amérindienne.

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  Portrait
   
 

1944 (Mississippi) - 2014 (Suisse)

“Il était très diminué, n’avait presque plus de voix, manquait de souffle, ses musiciens faisaient attention à ce qu’il ne tombe pas”, témoigne un spectateur de Cahors, où Johnny Dawson Winter III fit sa dernière affiche le 15 juillet 2014. Le lendemain, il passait le manche à gauche dans un hôtel de Bülach, près de Zurich. Il allait mal depuis longtemps, jouait assis, n’était plus assez robuste pour sangler sa Firebird. Il l’utilisait quelquefois pour user le bout de plomberie qui lui servait de bottleneck, mais jouait le plus souvent sur Erlewine Lazer, une prothèse rhumatologique pour ainsi dire. Pourquoi tournait-il encore, en power trio de surcroît ? L’habitude d’une vie à cent dates par an ? La note du médecin ?
Blues blanc. Personne n’aura incarné mieux que lui ce pédigrée. Il le surjouait physiquement, sans rien faire, et le proclamait de façon plus spectaculaire encore quand il se mettait à jouer et à chanter. Winter blues johnny winter décolla avec un passeport de guitar hero, en trio avec Tommy Shannon et Uncle John Turner. Il disputait, dans l’avant-garde héroïque des solistes de blues blanc, un match à plusieurs grilles. Celle des power trios, qui étaient alors le laboratoire des guitaristes : Cream, Jimi Hendrix Experience, Taste, Moving Sidewalks. Celle des slideurs (Winter, Gibbons, Duane Allman). Et même celle de la résistance à l’invasion des buveurs de thé (Johnny Winter, Canned Heat). Ces jeunes bluesmen recousaient les deux rives de l’Atlantique. Winter était plus proche qu’eux du blues noir sur le fond, mais plus éloigné dans la forme.
Il devait faire l’effet d’un alien : valeur montante du terroir, filiforme, blafard à en être translucide, slidant comme un vieux bluesman mais tirant des solos inouïs, longues fusées de survie, avec une énergie cent fois plus nourrie que ce que son corps semblait pouvoir exprimer. Alien 1 en 1953, quand il joua quelques titres des Everly Brothers au ukulélé, dans le Kiddie Troopers show, à la télé d’Houston. Alien 2 en 1957 au Raven, un club de Beaumont, où il proposa une jam à BB King. King voulut voir sa carte syndicale puis le laissa monter sur scène. Standing ovation d’un public exclusivement noir. Alien 3 en décembre 68 au Fillmore East, où Mike Bloomfield le convia pour une chanson. Winter n’avait au compteur que le petit album Sonobeat enregistré dans un club d’Austin : Progressive Blues Experiment (racheté par Imperial, il allait prendre de l’envergure). Une seule chanson, et ce mec de Columbia lui offrit une avance de 600 000 dollars. Alien 4 à Woodstock. Winter, on l’entendait, on le signait.

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  Chroniques CD
 
ABSOLUTION
 

DUSTY ROAD 

Absolution, Archi Deep and the Monkeyshakers, Ben Granfelt Band, Ben Miller Band, Blue Room, Bone Tee and the Slughunters, Dr John, Elvin Bishop, Flyin’ Saucers Gumbo Special, John Hiatt, Jordan Officer, Lenny Lafargue, Luther Dickinson, Manuto, Marc Olson, Mike Zito and The Wheel, Resolution 88, Stormcellar, Vintage Trouble, Willie Nelson.

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  Dossier
 
 

Destin tragique
Les personnages dont les aventures ont été mises en chansons sont nombreux dans le répertoire du blues. Qui n’a pas en mémoire par exemple Casey Jones (le conducteur de train), Frankie and Johnny (le couple déchiré) ou Stagger Lee (le proxénète). L’histoire de John Henry, autre personnage mythique, héros brisé de la classe laborieuse, a été reprise par un grand nombre d’artistes dans divers styles, folk, blues, bluegrass…
Leadbelly, Sonny Terry & Brownie McGhee, Woody Guthrie, Big Bill Broonzy, Odetta, Johnny Cash, Pete Seeger, Jerry Lee Lewis, Van Morrison, Bruce Springsteen, Joe Bonamassa et bien d’autres ont chanté la légende de l’homme fort. Cette chanson est peut-être celle qui a été la plus enregistrée en Amérique. Comme le cow-boy Pecos Bill ou le bûcheron Paul Bunyan, autres héros apocryphes du folklore américain, le parcours de John Henry a également inspiré des auteurs de pièces de théâtre et des romanciers.

John Henry told his captain ‘Lord a man ain’t nothin’ but a man
But before I let that steam drill beat me down
I’m gonna die with my hammer in my hand, Lord, Lord’


L’histoire de John Henry, héros populaire, est traditionnellement racontée à travers deux types de chansons, des ballades, communément appelées ‘The Ballad Of John Henry’ et des chants de travail connus sous le nom des ‘Hammer Songs’ (chansons de marteau), chacune avec un registre de paroles assez variées.

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  Chronique Livre
   
 

Ce bouquin a vraiment tout pour lui, sauf sa masse. Tu l’ouvres à Bobigny, t’as les avant-bras sur l’ourlet du pantalon quand le métro te débarque à Place d’Italie. Mais c’est un parpaing très coquet, qui se laisse contempler sous tous les angles : l’habillage, la distinction du papier, la finesse de la typographie, les cartes, les cabochons et le traitement des photos. Pas une faute de goût. Dans ta gueule, le sapin de Noël !
Pour ses premiers pas dans l’édition, Papa Guédé n’a pas choisi de vendre des cartes postales, et n’a pas lésiné sur les moyens. Sous la couverture toilée : un CD 22-titres et un DVD alignant cinq documentaires.

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Le blues s'écoute
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  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 





  Chansons
   
 

blues hound dog

Big Mama Thornton enregistre ‘Hound Dog’ le 13 août 1952 à Los Angeles. En mars 1953, Jerry Leiber et Mike Stoller ont tout juste 20 ans quand sort sur le label Peacock ce titre qu’ils ont co-signé pour la diva du blues. Les duettistes n’en sont pas à leur coup d’essai, Jimmy Witherspoon a déjà interprété une de leurs chansons en 1950, ‘Real Ugly Woman’, et Charles Brown de son côté a enregistré ‘Hard Times’ en 1952.

blues route66

Le tracé existait depuis les années 20, mais ce n’est qu’en 1937 que la Route 66 devint la premier axe goudronné transcontinental d’Amérique. Rapidement surnommée the Mother Road ou the Main Street of America, elle s’étirait sur près de 4000 kilomètres de Chicago à Los Angeles, traversant 8 états : Illinois, Missouri, Kansas, Oklahoma, Texas, Nouveau Mexique, Arizona et Californie. Elle devint sans tarder un des mythes de l’Amérique. Elle eut ses lettres de noblesse en littérature avec John Steinbeck et Jack Kerouac. Côté musique, ce fut Bobby Troup qui l’immortalisa.

blues baby please don't go

Tout amateur éclairé qui écoute ‘Baby Please Don’t Go’ évoque sans tarder le nom de Big Joe Williams et sa guitare à neuf cordes. Né en 1903 dans le Mississippi, ce musicien connut les tribulations de tous les bluesmen des années 20 traînant leur instrument du Mississippi au Texas ou en Georgie, en passant par la Louisiane. Mais ce titre a-t-il été réellement composé par Big Joe Williams ?

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