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07-08/14
Chroniques CD du mois Portrait: DR FEELGOOD Livres & Publications
     
 
  Interview
   
 



On en arrive vite aux racines !

Un band qui envoie un blues vigoureux dont le turbo est alimenté par les courants d’air de la Windy city. C’est vif, plein d’énergie et de bonnes vibrations. La scène, les rencontres, le CD… Daddy MT nous présente l’affaire.

Blues Again : Qui es-tu Daddy MT ?
daddy MTDaddy MT : Mon nom est Mathieu Tessier, j’ai 37 ans, j’habite à Vienne en Isère et je suis originaire de Tours. J’ai commencé la musique à l’âge 6 ans au conservatoire en étudiant le piano jusqu’à 15 ans. Je me suis détourné de la musique classique sur les conseils avisés de mon grand frère Fabien qui m’a mis une basse et le Best Of des Blues Brothers dans les mains et qui m’a dit : « Tu veux apprendre à jouer ? Bosse toutes ces lignes de basses notes à notes ». J’ai découvert le blues avec mon premier groupe, puis le chant parce qu’il fallait bien un chanteur et que j’avais fait pas mal de chorale au conservatoire, et enfin je succombe à la puissance obscure de la guitare aux alentours de 18 ans. J’ai ainsi fait partie de plusieurs groupes de potes comme beaucoup alternant la basse, la guitare et le clavier jusqu’au jour où j’ai estimé avoir les moyens de monter des projets en tant que chanteur et guitariste.
En ce qui concerne mon rôle de leader dans le band, il fait partie entière de mon projet, de l’esprit et de l’histoire de cette musique. J’ai une idée relativement précise de la manière dont les morceaux doivent sonner à mes oreilles et les Matches ont le talent de le comprendre (ce qui n’est parfois pas si simple) et surtout de le faire !

C’est donc le blues qui t’a accroché…
Comme je le disais, j’ai découvert le blues lorsque j’étais au lycée. A cette époque, j’apprenais à jouer de la basse et j’ai rencontré un guitariste fan de Hendrix et de SRV, Pierre-Louis Labonne, qui est d’ailleurs devenu mon meilleur pote, comme quoi la musique... J’en profite pour le remercier parce que c’est lui qui m’a fait faire mes premiers pas sur la six cordes. On a commencé à jouer ensemble, et au fil du temps on s’est intéressé aux influences et inspirations de Mr Vaughan, puis aux influences de ses influences… et voilà comment on en arrive vite aux racines !

Qui trouve-t-on dans ton panthéon personnel ?
Alors, je ne te les donne pas dans l’ordre de préférences (parce que j’en suis incapable…) mais dans l’ordre chronologiques des artistes que j’ai adulé : Stevie Ray Vaughan, Albert King, Lucky Peterson, BB King, Buddy Guy, Albert Collins, Robben Ford, Mighty Joe Young, Freddie King, Lurrie Bell, Luther ‘Guitar Junior’ Johnson, John Primer et Magic Slim. Bien sûr il y en a beaucoup d’autres mais ce sont les principaux.

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  Portrait
   
 

Festival d'Orange. Eté 1975. Dans les arènes, les babas cools venus entendre Santana, Tangerine Dream et Mahavishnu Orchestra considèrent, abasourdis, ces quatre types plutôt malsains qui gesticulent sous la statue de l'empereur Auguste. Des enceintes, déferle un alliage bizarre de soul… de blues… peut-être de rockabilly.

Coiffures désuètes qui leur ajoutent dix ans, vêtures de maquereaux, costumes de fripes, blanc pour le chanteur-harmoniciste, noir pour les trois autres. Ni ce qu'ils portent ni ce qu'ils jouent, ni même pas la façon dont ils bougent n'est à la mode. Le chanteur rugit d'une voix grasse, lâche un riff d'harmonica puis s'efface au second plan, laissant le tandem basse-guitare occuper l'avant-scène. Un contre-chant. Le tandem s'efface à son tour, le chanteur revient, lâche le vers suivant et se replie à nouveau. Le tandem rapplique en trottinant et s'expose quelques secondes pour un autre contre-chant. Le guitariste toise la foule, un rien arrogant.
Ils viennent d'Oil City, c'est leur premier concert important, ils n'ont derrière eux que trois singles et un album à défendre. Leur nom fait référence à une chanson de Johnny Kidd : Docteur Bonnes Vapes !blues dr. feelgood

Huit ans plus tôt, à Canvey Island dans l'Essex. 50 000 âmes peuplent ce port raffineur de la Tamise qu'on appelle Oil City. « The air filled with poison, the sea is thick with grease. Somewhere in this hell on earth, I'll surely got some peace. » Dr Feelgood chantera plus tard, en ces termes, la ville dont il est issu.
1967. Lee Brilleaux et son pote Chris Fenwick, deux concitoyens de Canvey, montent des groupes de blues, Southside Jug Band, The Fix, The Pigboy Charlie Blues Band… Lee est né Collinson à Durban (Afrique du Sud) en 1952. On l'appelle Brilleaux à cause de ses cheveux façon grattoir à casseroles. Il chante et joue de l'harmonica. Un certain John B. Sparks tient la basse. Le combo végète depuis cinq ans. Son destin s'emballe en 1972, quand un jeune homme exsangue, au retour d'un voyage en Inde, lui propose ses services.

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  Chroniques CD
 
BEN VAUGHN
 

TEXAS ROAD TRIP 

Ben Vaughn, Bernie Marsden, Chris Bergson Band, Coco Montoya, Dave Alvin & Phil Alvin, Eric Bibb, Eric Johnson, Gaëlle Buswel, Hymn For Her, Ian McLagan & the Bump Band, Paul Rodgers, Rick Estrin and the Nightcats, Rumble, The Angry Cats.

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  Dossier
 
 

British blues
Le jeune homme à la frange sort de l’atelier qui fabriquait les guitar-heroes. Il appartient à cette classe de solistes qui ont tiré le meilleur parti des maîtres qu’ils se sont choisis, Buddy Guy et Jimi Hendrix. Quand on lui laisse de la marge, l’homme de Hyde Park chaloupe sinueux comme Freddie King (‘Sway’, ‘Winter’), en méandres mélodieux sur une guitare étale. Lâché dans les petits segments par contre, il sort le fulguro-poing, il déchire avec une joie non contenue la ballade ‘100 Years Ago’ au milieu de son usine à gaz (trémolo, overdrive, réverbe, wha-wha et autres effets non identifiés), il pose des bonus de mélodie fugaces (‘I Got The Blues’, ‘Love In Vain’), il articule ‘Midnight Rambler’ autour de ses petites rotules bluesy (euh… version Get Yer, tout ça…). De son propre aveu, notre homme n’est pas un slideur terrible. C’est pourtant lui qui découpe au chalumeau le plan de ‘Love In Vain’, qui ouvre Robert Johnson comme un animal d’abattage !
Chez John Mayall, il récite son Jimi Hendrix (‘Vacation’), bavardage qui s’estompe avec les Stones. En studio du moins. Sur scène, c’est une autre paire de manches : il faut bien meubler pendant que Jagger fait sa gym, et tirer l’interminable solo de ‘Sympathy’, farci de cartilages mous mais, heureusement, rattrapé par un long turn-around de glissés qui ramènent la chanson dans le ring.

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  Chronique Livre
   
 

Ce bouquin a vraiment tout pour lui, sauf sa masse. Tu l’ouvres à Bobigny, t’as les avant-bras sur l’ourlet du pantalon quand le métro te débarque à Place d’Italie. Mais c’est un parpaing très coquet, qui se laisse contempler sous tous les angles : l’habillage, la distinction du papier, la finesse de la typographie, les cartes, les cabochons et le traitement des photos. Pas une faute de goût. Dans ta gueule, le sapin de Noël !
Pour ses premiers pas dans l’édition, Papa Guédé n’a pas choisi de vendre des cartes postales, et n’a pas lésiné sur les moyens. Sous la couverture toilée : un CD 22-titres et un DVD alignant cinq documentaires.

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Le blues s'écoute
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  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 





  Chansons
   
 

blues hound dog

Big Mama Thornton enregistre ‘Hound Dog’ le 13 août 1952 à Los Angeles. En mars 1953, Jerry Leiber et Mike Stoller ont tout juste 20 ans quand sort sur le label Peacock ce titre qu’ils ont co-signé pour la diva du blues. Les duettistes n’en sont pas à leur coup d’essai, Jimmy Witherspoon a déjà interprété une de leurs chansons en 1950, ‘Real Ugly Woman’, et Charles Brown de son côté a enregistré ‘Hard Times’ en 1952.

blues route66

Le tracé existait depuis les années 20, mais ce n’est qu’en 1937 que la Route 66 devint la premier axe goudronné transcontinental d’Amérique. Rapidement surnommée the Mother Road ou the Main Street of America, elle s’étirait sur près de 4000 kilomètres de Chicago à Los Angeles, traversant 8 états : Illinois, Missouri, Kansas, Oklahoma, Texas, Nouveau Mexique, Arizona et Californie. Elle devint sans tarder un des mythes de l’Amérique. Elle eut ses lettres de noblesse en littérature avec John Steinbeck et Jack Kerouac. Côté musique, ce fut Bobby Troup qui l’immortalisa.

blues baby please don't go

Tout amateur éclairé qui écoute ‘Baby Please Don’t Go’ évoque sans tarder le nom de Big Joe Williams et sa guitare à neuf cordes. Né en 1903 dans le Mississippi, ce musicien connut les tribulations de tous les bluesmen des années 20 traînant leur instrument du Mississippi au Texas ou en Georgie, en passant par la Louisiane. Mais ce titre a-t-il été réellement composé par Big Joe Williams ?

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