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04/14
Chroniques CD du mois Interview: KRIS DOLLIMORE Livres & Publications
  Dossier: ED KUEPPER  
 
  Interview
   
 



Il était temps !

« Je suis issu de la working-class, je suis né le 2 janvier 1966 sur l’Ile de Sheppey, dans le nord du Kent. Mon père travaillait sur un remorqueur pour BP et Sheerness Dockyard. J’ai un frère, une sœur et papa-maman, toujours vivants, toujours ensemble. J’ai vécu sur l’île de Sheppey jusqu’à ce que j’intègre les Godfathers à 19 ans, et que je me mette à parcourir le monde. »

Blues Again : D’autres rock’n’rollers et punk-rockers se sont tournés vers le blues avant toi. En revanche, très peu partagent ton érudition. Etais-tu déjà sous l’influence de Robert Johnson et de Son House quand tu tournais avec les Godfathers ?
Kris Dollimore : Absolument. Je possédais depuis longtemps déjà King Of The Delta Blues Singers, l’album de Robert Johnson, et l’intégrablues kris dollimorele Chess de John Lee Hooker. J’écoutais ça en boucle avant même de rejoindre les Godfathers. Je suis fan de Dr Feelgood, des Rolling Stones et de Status Quo depuis mon plus jeune âge. La connexion avec le blues n’est même pas à démontrer. J’ai encore appartenu à des groupes de punk-rock, j’adorais les Sex Pistols et les Damned, et je n’ai jamais éprouvé le besoin de cloisonner ces styles. Pour moi, ils appartiennent tous à la même famille légendaire, excitante, pleine de ces riffs merveilleux que j’essayais de retrouver sur ma guitare.

Puisqu’on est dans la légende, Vic Maile produisait les Godfathers. Que pensais-tu de son travail ?
Ce fut un honneur de travailler avec lui, autant sur le plan humain que sur le plan professionnel. Il était super, il avait une connaissance technique et intuitive du rock’n’roll, vraiment impressionnante, ce qu’il signifiait et de quelle façon il fallait l’enregistrer. Il s’intéressait avant tout au ressenti, à la ‘vibe’. S’il ne sentait pas passer quelque chose, il laissait tomber. J’ai tellement appris à son contact… Il me manque beaucoup. D’ailleurs, il manque à beaucoup de gens. Mais j’ai eu surtout affaire à Vic au moment de More Songs About Love & Hate, le troisième album des Godfathers. Il était déjà très malade, sa santé se dégradait à vue d’œil, mais cette acuité à fleur de peau demeurait intacte.

La facture de ton jeu peut laisser supposer que tu as appris la guitare classique. Est-ce le cas ?
C’est très sympa de ta part de m’adresser ce genre de remarque, mais je suis totalement autodidacte, et je ne sais toujours pas lire la musique.

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  Portrait
   
 

Si les extrapolations électriques du blues, depuis la fin des années 60 jusqu’à nos jours, ont pu faire croire que cette musique était avant tout une affaire de virtuoses de la six-cordes, il s’agit bien d’une profonde erreur. Il suffit d’écouter le blues original depuis les années 30, pour s’apercevoir que Charley Patton, Leadbelly ou John Lee Hooker n’étaient pas des virtuoses. Ils avaient par contre une personnalité musicale propre, forte et reconnaissable entre toutes.
Le rhythm’n’blues, émanation dansante blues, fut considéré comme un parent pauvre, sorte de musique commerciale prompte à emballer les radios mais pas les esthètes. Qu’importe, tant que la jeunesse danse.

A l’aube du punk, la soul et le blues semblaient avoir été balayés d’un revers de perfecto à clous. Déjà, le rock progressif et le heavy-metal, après en avoir extrait leur essence, avaient laissé les deux genres exsangues. La mise à zéro des compteurs par le punk les rendait imbitables. C’est pourtant sous-estimer le mouvement punk, et ses groupes. Si l’on se réfère à la croyance populaire, forcément simpliste, le punk n’est que Ramones, Sex Pistols, Clash et un peu Stranglers. Mais le meilleur rock high-energy de 1977 n’est ni anglais ni américain. Il est australien et a pour nom The Saints. Quatuor formé en 1974 à Brisbane, il décrasse d’une manière rudimentaire le MC5, les Stooges, mais aussi la soul turbulente, façblues the saintson Ike & Tina Turner ou James Brown. Le jeune guitariste à l’origine de la formation s’appelle Ed Kuepper, né à Brême en Allemagne, le 20 décembre 1955.

Dès le premier album des Saints en 1977, Kuepper a un jeu très personnel. Le son y est rugueux, furieux, avec une maîtrise du riff impeccable. Il semble jongler avec l’électricité comme un magicien. On trouve chez lui la hargne de Wayne Kramer (MC5) ou la rudesse de Ron Asheton (Stooges). Mais la précision, la science du riff entêtant, est-elle totalement issue de la soul music ? Celle de Motown, de Stax, Otis Redding ou James Brow, celle de ‘Think’, ‘Cold Sweat’, ‘Super Bad’, ‘I Heard It Through The Grapevine’. Les cuivres sont ici remplacés par une guitare rêche, brutale. Le tempo s’emballe et le spleen blanc prend le pas sur la fierté noire, comme avec les Rolling Stones entre 1969 et 1972.

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  Chroniques CD
 
BETH HART - JOE BONAMASSA
 

LIVE IN AMSTERDAM  

Beth Hart - Joe Bonamassa, Chicken Diamond, Cisco Herzhaft, Harry Hope's, Kenny "Blues Boss" Wayne, Leadfoot Rivet, Les Witch Doctors , Lorenzo Sanchez, Malted Milk, Myles Sanko, Neal Black & The Healers, Nico Backton & Wizards of Blues, Rod Barthet, Three Gamberros.

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  Dossier
 
 

L’homme chante son monde depuis que la Terre l’accueille. Une caisse de bois percée, surmontée de six cordes en boyau, voilà l’instrument idéal du pauvre pour accompagner ses plaintes et ses cris de joie. Echappée des confins européens sous sa forme presque actuelle, la guitare a suivi la marche du temps, enjambant l’Atlantique dans les caravelles ibériques, les trois-mâts des Bourbon, les steamers anglo-saxons. Elle a éclairci les nuits angoissantes des pionniers de la Frontière, autour des brasiers du round-up, en mère attentionnée de la « country music ». rickenbackerElle a tamisé les hurlements de l’esclave noir, sous la meurtrissure des plantations, pour accoucher du blues. Elle s’accouple à l’envi au refrain solitaire, car elle manque désespérément de corps. En effet, lorsque l’assistance d’un juke-joint beugle à l’unisson, le malheureux guitariste perd son fond de jeu. Le pompon est atteint avec l’apparition des big bands, à la Nouvelle Orléans, qui enregistrent dès 1920 quelques titres ravageurs, dans le hourvari des cuivres, du piano et des premières batteries : que peut devenir le meilleur as du manche au milieu d’un tel vacarme ?...

Donner du coffre
En ces Années Folles, sous la pression des musiciens, les luthiers se penchent rapidement sur l’augmentation de la puissance sonore, le foisonnement de la scène américaine plaçant les Etats-Unis en tête de gondole pour innover. La première solution consiste à doubler le nombre des cordes, mais la douzaine n’empêche que la caisse de bois demeure trop légère quand il s’agit de rallier la horde des Miror. Alors on pense à gonfler le volume de la bestiole, avec un résultat médiocre au final, sans compter les difficultés croissantes que rencontre le guitariste pour enlacer son instrument devenu monstrueux, dont il ne parvient même plus à faire le tour à pleines mains. En 1927, National se dit qu’il faut passer au « resonator » à structure intégralement métallique, un ou trois cornets faisant office de haut-parleurs, quand bien même l’aigreur du son entache un peu la poésie du toucher. Ceci dit, on tournoie encore dans la recherche acoustique pure.

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  Chronique Livre
   
 

Ce bouquin a vraiment tout pour lui, sauf sa masse. Tu l’ouvres à Bobigny, t’as les avant-bras sur l’ourlet du pantalon quand le métro te débarque à Place d’Italie. Mais c’est un parpaing très coquet, qui se laisse contempler sous tous les angles : l’habillage, la distinction du papier, la finesse de la typographie, les cartes, les cabochons et le traitement des photos. Pas une faute de goût. Dans ta gueule, le sapin de Noël !
Pour ses premiers pas dans l’édition, Papa Guédé n’a pas choisi de vendre des cartes postales, et n’a pas lésiné sur les moyens. Sous la couverture toilée : un CD 22-titres et un DVD alignant cinq documentaires.

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Le blues s'écoute
sur Blues Again !
En fin d'article, ce visuel
vous l'indique.,
  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 





  Chansons
   
 

blues hound dog

Big Mama Thornton enregistre ‘Hound Dog’ le 13 août 1952 à Los Angeles. En mars 1953, Jerry Leiber et Mike Stoller ont tout juste 20 ans quand sort sur le label Peacock ce titre qu’ils ont co-signé pour la diva du blues. Les duettistes n’en sont pas à leur coup d’essai, Jimmy Witherspoon a déjà interprété une de leurs chansons en 1950, ‘Real Ugly Woman’, et Charles Brown de son côté a enregistré ‘Hard Times’ en 1952.

blues route66

Le tracé existait depuis les années 20, mais ce n’est qu’en 1937 que la Route 66 devint la premier axe goudronné transcontinental d’Amérique. Rapidement surnommée the Mother Road ou the Main Street of America, elle s’étirait sur près de 4000 kilomètres de Chicago à Los Angeles, traversant 8 états : Illinois, Missouri, Kansas, Oklahoma, Texas, Nouveau Mexique, Arizona et Californie. Elle devint sans tarder un des mythes de l’Amérique. Elle eut ses lettres de noblesse en littérature avec John Steinbeck et Jack Kerouac. Côté musique, ce fut Bobby Troup qui l’immortalisa.

blues baby please don't go

Tout amateur éclairé qui écoute ‘Baby Please Don’t Go’ évoque sans tarder le nom de Big Joe Williams et sa guitare à neuf cordes. Né en 1903 dans le Mississippi, ce musicien connut les tribulations de tous les bluesmen des années 20 traînant leur instrument du Mississippi au Texas ou en Georgie, en passant par la Louisiane. Mais ce titre a-t-il été réellement composé par Big Joe Williams ?

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