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10/14
Chroniques CD du mois Portrait: JERRY DEEWOOD Livres & Publications
  Dossier: HARMONICA(S)  
 
  Interview
   
 



La flyinisation des partis-pris !

« Sonner à la fois roots et moderne », dit Fabio Izquierdo, le porte-parole des Soucoupes. Qui sortent leur deuxième album. Ou le troisième. A moins que ce ne soit le sixième. « C’est un peu compliqué », admet-il, mais la réponse est quelque part dans l’interview. Quand on lui signale que son album sonne plutôt soul cette fois, il répond : non, funk. Quand on lui parle de rock’n’roll cajun, il objecte : zydeco. Si on lui soutient que son disque est fantastique, le meilleur 2e, 3e ou 6e album des Soucoupes, on attend qu’il nous rétorque qu’André Verchuren est meilleur à la squeeze-box. Mais non. Il parle pensivement d’un môme de neuf ans qui leur a passé un riff. Il commence à nous flyiniser, le Fabio. Y a encore de l’aspirine, ici ?

Blues Again : D’où viens-tu déjà, bel étranger ?
Fabio Izquierdo : Bordeaux. On est tous du Grand Ouest sauvage : Fabrice Joussot, le guitariste, de Toulouse. Cédric Le Goff, le clavier, de Vannes. Stéphane Stranger, le batteur, de Rennes. Et Jean-Charles Duchein, le bassiste, de la Charente.

Swamp It Up ! est votre combientième album ?
Le deuxième sous le nom Flyin' Saucers Gumbo Special. Il y en a eu quatre avant sous le nom Flyin' Saucers tout court. On a ajouté Gumbo Special quand on a intégré l'accordéon dans la mixture, avec une touche plus résolument zydeco. Sinon, c’est le troisième album avec ce line-up, qui date de 2006. C’est un peu compliqué...

Quelles sont les références de l’album ? Et d’abord, peux-tu nous éclairer un peu sur le bordel stylistique louisianais, qui me paraît aussi un peu compliqué ?zydeco
Nos références sont multiples, en effet. Pour faire simple, parce que c’est compliqué, on se revendique d’une région musicale, la Louisiane, plus que d’un style. La Louisiane doit être la région du monde où se côtoient le plus grand nombre de registres. Ça part du jazz d’origine, ça va vers le blues, mais de par sa mixité socioculturelle et son histoire, la Louisiane a posé les bases de la plupart des musiques modernes, le rock’n’roll ou rhythm’n’blues, le funk, et des musiques plus locales comme le zydeco et le cajun, tout ça agrémenté d’influences caraïbes. On trouve même, mixé avec ces styles, du rap. Sans oublier quelques musiques très ethniques comme celle des Indians. Au départ : un système de chant call & response posé sur la percussion, avec ajout de cuivres, qui aurait contribué à la création d’une certaine musique funky. A ce sujet, je te conseille vivement le travail de Bo Dollis (père) et ses Wild Magnolias, parfaite mixité entre la musique noire-américaine et amérindienne.

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  Portrait
   
 

Des histoires d'hommes

Jerry Deewood, pionnier belge du rock'n'roll, n'est pas un Elvis dégriffé, ni un biopic en or pour Benoît Poelvoorde, ni le Roberto Rastapopoulos du Vol 714 Pour Sydney. Jerry est un gentleman dont le rêve monte en beauté à mesure que son innocence se profile.

« J'avais treize ans, c'était un jour d'été ultra paisible. J'ai entendu ‘Rock Around The Clock’ dans la rue, et le feu d'artifice a commencé. Personne n'aurait pu me calmer ! » Jerry a l'âge de Keith Richards et de Johnny Hallyday.blues jerry deewood Un premier 45-tours en 1961 (‘Lonely Girl’, Polydor), puis neuf autres singles, deux LP, quatre CD, quelques compilations comme celle du Belgian Artistic Promotion pour le Midem, un n°1 au hit-parade belge en 1979 (‘Lovers In Between’) mais la renommée arrivera plus tard, après 2004, le temps de rencontrer Shaun Nielsen.
Sherrill ‘Shaun’ Nielsen était un fantastique ténor de gospel, auteur et choriste d'Elvis Presley, et chanteur préféré du King. Un jour, Jerry et Shaun appareillent pour une Atlantide qu'on appelait Memphis. Dans le studio hanté de Sun, Jerry enregistre les meilleurs titres de Shaun Nielsen avec des musiciens du cru, deux albums majestueux au son dodu, aux chœurs flamboyants, au rock'n'roll plein de gospel, le doublet Jerry Deewood Sings From And With Sherrill Nielsen. Jerry : « La reconnaissance est venue des États-Unis aussitôt le premier disque sorti. J'étais le premier Européen à placer un album dans le top-20 du Southern Gospel News, référence mondiale en la matière, et pendant sept mois d'affilée. Je me suis même maintenu un mois à la dixième place. Début 2008, j'apparaissais encore dans leur hot top-20 devant Brenda Lee. »

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  Chroniques CD
 
AWEK
 

20 ans de blues 

Awek, Bad Mules, Blues Karloff, Dany Franchi band,David Migden and the Twisted Roots, Devon Allman, Duke Robillard Band, Jack Bon Slim Combo, Jerry Deewood, Joe Bonamassa, Lucky Peterson, Macia Ball, Philip Sayce, Popa Chubby, Ruf Records, Ruthie Foster,Sean Rowe, Vegomatic.

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  Dossier
 
 

Étonnamment, l’harmonica est né en Allemagne, pur produit de l’artisanat de montagne tel qu’on le pratiquait dans la Forêt Noire vers la moitié du 19ème siècle. Franc succès d’exportation vers le nouveau continent, l’harmonica tient dans la poche du voyageur de l’Ouest, côte à côte avec son Colt ! L’harmonica se vendait bien en de temps-là, presqu’autant que le 6 coups ! Les musiciens de blues en tireront des sonorités initialement insoupçonnées, passant d’un trivial pocket-harmo à la plainte nocturne d’un Mississippi saxophone…  

Sonny Boy, Little Walter et les grands
Sonny Boy Williamson I, le joueur d’harmonica le plus important d’avant-guerre, a été l’un des premiers à donner une vraie valeur d’instrument soliste à cette modeste distraction de poche et de bouche. Malheureusement son assassinat précoce en 1948, au retour d’une baraque à gin de Chicago, l’a empêché de continuer plus avant l’exploration de l’inédit.

blues harmonica

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  Chronique Livre
   
 

Ce bouquin a vraiment tout pour lui, sauf sa masse. Tu l’ouvres à Bobigny, t’as les avant-bras sur l’ourlet du pantalon quand le métro te débarque à Place d’Italie. Mais c’est un parpaing très coquet, qui se laisse contempler sous tous les angles : l’habillage, la distinction du papier, la finesse de la typographie, les cartes, les cabochons et le traitement des photos. Pas une faute de goût. Dans ta gueule, le sapin de Noël !
Pour ses premiers pas dans l’édition, Papa Guédé n’a pas choisi de vendre des cartes postales, et n’a pas lésiné sur les moyens. Sous la couverture toilée : un CD 22-titres et un DVD alignant cinq documentaires.

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Le blues s'écoute
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  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 





  Chansons
   
 

blues hound dog

Big Mama Thornton enregistre ‘Hound Dog’ le 13 août 1952 à Los Angeles. En mars 1953, Jerry Leiber et Mike Stoller ont tout juste 20 ans quand sort sur le label Peacock ce titre qu’ils ont co-signé pour la diva du blues. Les duettistes n’en sont pas à leur coup d’essai, Jimmy Witherspoon a déjà interprété une de leurs chansons en 1950, ‘Real Ugly Woman’, et Charles Brown de son côté a enregistré ‘Hard Times’ en 1952.

blues route66

Le tracé existait depuis les années 20, mais ce n’est qu’en 1937 que la Route 66 devint la premier axe goudronné transcontinental d’Amérique. Rapidement surnommée the Mother Road ou the Main Street of America, elle s’étirait sur près de 4000 kilomètres de Chicago à Los Angeles, traversant 8 états : Illinois, Missouri, Kansas, Oklahoma, Texas, Nouveau Mexique, Arizona et Californie. Elle devint sans tarder un des mythes de l’Amérique. Elle eut ses lettres de noblesse en littérature avec John Steinbeck et Jack Kerouac. Côté musique, ce fut Bobby Troup qui l’immortalisa.

blues baby please don't go

Tout amateur éclairé qui écoute ‘Baby Please Don’t Go’ évoque sans tarder le nom de Big Joe Williams et sa guitare à neuf cordes. Né en 1903 dans le Mississippi, ce musicien connut les tribulations de tous les bluesmen des années 20 traînant leur instrument du Mississippi au Texas ou en Georgie, en passant par la Louisiane. Mais ce titre a-t-il été réellement composé par Big Joe Williams ?

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