Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

04/16
Chroniques CD du mois Interview: BONEYARD MOAN Livres & Publications
Dossier: BLUES & FLAMENCO (suite) interview: JESUS VOLT Portrait: EARL HOOKER
 
  Interview du mois
   
 



Le style ? En avoir !

On ne dit pas « Jesus Volt » à la légère. Cette locution, qui balance entre la chaise électrique et l’éternité, ne signifie rien. C’est une formule magique, elle n’a pas de sens mais elle produit un effet. « Jesus Volt ». On peut acheter un billet de concert ou un album, juste pour le plaisir des mots. Le serpent de mer du rock français partait sur un blues electro-punk au tournant des années 2000, qu’il a galbé avec le temps dans une crampe de grisou plus vintage. Ils sont quatre Borgia psychédéliques, bottine souple et romantisme froid. Lord Tracy (chant) et Jacques Méhard-Baudot (guitare) sont les figures historiques, Julien Boisseau en est le bassiste depuis 2008 et Olivier Hurtu, le batteur depuis 2011. Le chœur de l’interview est composé de Julien, Lord, et un peu Jacques. Le contact avec le public il n’y a que ça de vrai. La scène est l’objectif premier de ce band dynamique qui joue un blues de fer dans une soul de velours aux nuances de rock.

Blues Again : Julien, es-tu le porte-parole du groupe ?
Julien : Pas officiellement. Je suis le plus organisé des quatre, c'est tout. Je coordonne souvent les relations avec l'extérieur. Je ne suis pas plus porte-parole qu'un autre.

blues jesus voltJacques Méhard-Baudot a donc perdu son surnom d’El Tao, et Julien Boisseau, celui de Fuzzy Bear ?
Jacques : On a abandonné les surnoms. Après plusieurs années à en changer à chaque disque, il était temps qu’on reprenne nos vrais noms.

Peter Deimel, l’ingénieur du son, est français ?
Julien : Allemand. Il a fondé le studio Black Box avec l'anglais Iain Burgess, décédé depuis. Il a enregistré avec beaucoup de monde, Deus, Anna Calvi, The Kills…

… Et le producteur, Mark Opitz, australien.
Julien : Oui. Mark et Peter étaient déjà avec nous sur l’album précédent, Vaya Con Dildo.

D’où vient Mike Lattrell, qui tient les claviers sur Jesus Volt, le dernier album ?
Julien : Mike est new-yorkais. C'est une pointure qui a longtemps travaillé avec Popa Chubby. Il est sorti avec la vague du blues new-yorkais. On l'a rencontré lors de nos concerts communs avec Neal Black, qu'il accompagne sur les routes depuis plusieurs années. On a sympathisé. L'apport de Mike Lattrell aux claviers a été énorme. Il a fini par jouer sur tous les morceaux. Même si ses interventions sont discrètes, il nous a donné une couleur nouvelle. Mark Opitz et Peter Daimel l’ont fait jouer sur un vieux clavinet Hohner, branché dans des amplis à lampes, très 70's. Ce fut une vrai bonne surprise.

 > lire la suite


  Interview du mois
 
 



High voltage Voodoo. Le son est envoûtant et poisseux. Le band a une puissance de feu incroyable, un style brut et viril qui bouscule tout sur son passage dans une atmosphère assez débridée.  

Blues Again : Comment le groupe est-il né ?
Boneyard Moan : Nous avions envie de revenir aux racines du blues après avoir eu une aventure dans un groupe de bluesrock qui s'est terminée. Le principe était de jouer dans les bars en acoustique (guitare, chant, harmonica, percussions) sans aucune prétention, juste pour le plaisir de continuer à jouer ensemble. Puis au fur et à mesure des compositions sont nées, on a remplacé la percu par une batterie, la guitare acoustique par une guitare électrique et ensuite nous avons fait appel à un bassiste.

Depuis quand existe-t-il ?
Notre premier concert  s'est déroulé en novembre 2011, à deux, en acoustique (guitare, chant, harmonica, cajon) et ensuite la formule trio électrique en 2013. C'est essentiellement John (chanteur, guitariste) qui apporte l'essentiel (texte, chant, riffs de guitare) et nous arrangeons le reste avec la basse et la batterie.

Pourquoi ce nom ?
Nous pourrions traduire Boneyard Moan par "chansons de cimetière". Les cimetières ont un statut mythique dans l'histoire du blues. On pense notamment aux légendes du blues qui répétaient parfois dans les cimetières (les allusions avec le  diable !). Beaucoup de bluesmen parlaient de la mort, etc... Ce n'est à la base pas une musique joyeuse.

> lire la suite



  Portraits précédents
 


Jeffrey Lee Pierce: 27 juin 1958 (Montebello, Californie) – 31 mars 1996 (Salt Lake City, Utah)

JB Lenoir: 5 mars 1929 (Monticello, Mississippi) - 29 avril 1967(Urbana, Illinois)

Champion Jack Dupree: 4 juillet 1910 (New Orleans, Louisiane) - 21 janvier 1992 (Hanovre, Allemagne)

Skip James: 9 juin 1902 (Bentonia, Mississippi) - 3 Octobre 1969 (Philadelphie, Pennsylvanie)

Arthur Crudup: 24 août 1905 (Forest, Mississippi) – 28 mars 1974 (Nassawadox, Virginie).

Bo Weavil: la préhension spontanée d’un protest song.

Pee Wee Crayton: 18 décembre 1914 (Rockdale, Texas) – 25 juin 1985  (Los Angeles, Californie)

> voir les archives



  Interviews précédentes
 


Mister Joss: un blues de fer dans une soul de velours

Broken Back Daddy: un band qu’on peut étiqueter Ch’ticago blues

Red Beans & Pepper Sauce: Puissance sonore et feeling éclatent .

Thomas Schoeffler Jr.: Seul en scène avec une guitare, un harmonica et un tambourin

Shaggy Dogs: Auteurs de l’excellent 'Bababoomba', ils sont enfin de retour !

Jérôme Pietri: Le blues doit avoir un côté sauvage, alors il tape dans le dur...

> voir les archives



  Dossiers précédents
 


Blues & Flamenco: Le récit
.

Skiffle: Genre musical à base de guitare folk, de banjo, de kazoo et d'harmonica.

Harmonica(s): du trivial pocket-harmo à la plainte nocturne d’un Mississippi saxophone…  

John Henry: ....La légende

Mick Taylor: Tout ce qu'il aurait pu être...

> voir les archives



  Inoxydables
 


Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced ? – Barclay 1967

> voir les archives

 


  Chroniques CD du mois
 




Ben Harper & The Innocent Criminals, Bombino, Charlène, Chicken Diamond,Curtis Salgado, Do The Dirt, Jeff Healey, Joe Bonamassa, They Call Me Rico, Yana Bibb.

> lire les chroniques



  Dossier du mois
   
 



Durant la seconde moitié du XXe siècle, le flamenco et le blues ont connu chacun leur mouvement de renaissance, entrainant inévitablement une résurgence des préjugés « folkloristes » que nous avons tenté d’évoquer – en particulier, l’idée d’un art collectif qui ne relèverait pas d’un projet esthétique, mais surgirait spontanément du besoin d’exprimer de manière immédiate, spontanée, un état d’âme ou un « vécu ». Mais à mesure que les « musiques du monde » échappaient à la sphère des spécialistes et touchaient un public de plus en plus large, la notion même de « folk music » s’est trouvée bouleversée, et les barrières entre musique populaire et musique savante profondément remises en cause.
Le terme de « renaissance » suggère que le blues et le flamenco sont sortisblues d’une léthargie prolongée, mais ce sursaut ne signifie pas que la musique elle-même se trouvait dans un état de mort clinique. C’est pourtant ce qu’ont affirmé les commentateurs évoquant à différentes époques la « décadence » du flamenco, ou ceux qui ont délivré au blues quelques certificats de décès prématurés. Le fantasme d’un art « pur » se heurtant à la réalité d’une forme musicale vivante, intégrée à son époque et en constante évolution, il était logique que les spécialistes et critiques de jazz considèrent le blues comme une musique non seulement dépassée mais effectivement révolue, dont les rares survivants étaient autant d’exceptions confirmant la règle. Pour eux comme pour les écrivains afro-américains les plus réputés, le blues ne pouvait guère exister que sous la forme d’une structure harmonique adaptable à tout genre, ou d’une dimension subjective dont le jazz avait l’exclusivité. En aucun cas, ou le moins possible, comme une forme d’expression à part entière. « Forme particulière de jazz » pour Hugues Panassié, « b-a, ba du métier » selon Maurice Cullaz, le blues est évoqué de manière très fugitive dans l’étude d’Albert Murray, Stomping The Blues  et totalement absent des ouvrages d’Alain Gerber intitulés « Blues » et « Fiesta in Blue ».
Les rares spécialistes qui, en Europe, considéraient que la tradition du blues et son actualité en milieu urbain présentaient quelque intérêt, étaient regardés par leurs collègues comme des bêtes curieuses. « Qui est ce Sonny Terry qui sait à peine jouer ? » demandait Boris Vian. La chronique de l’unique concert de Leadbelly en France (Cité Universitaire Bd. Jourdan, Paris, 1949) s’efforçait d’établir un lien direct entre les chants de travail les plus rudimentaires et le talent de l’interprète assimilé à un « jazzman », faisant l’impasse sur un demi-siècle d’histoire. 

 > lire la suite


  Portrait du mois
 
 

15 janvier 1929 (Clarksdale, Mississippi) – 21 avril 1970 (Chicago, Illinois)

Guitariste doué d’une éblouissante dextérité, showman exubérant, il a rapidement gagné le respect de ses pairs et donné ses lettres de noblesse au blues moderne.

C’est à un jet de pierre du centre de Clarksdale, Mississippi, que Zeb D. Hooker voit le jour le 15 janvier 1929. Un an plus tard, ses parents déménagent à Chicago dans le cadre de la Grande Migration qui voit beaucoupblues earl hooker d’ouvriers agricoles Noirs quitter le Sud rural pour le miracle économique et urbain du Nord. Cousin de John Lee, sa famille compte pas mal de musiciens et c’est tout naturellement qu’il s’initie très jeune à la guitare.
Il se révèle très tôt un excellent guitariste mais ne force pas son talent de chanteur car il souffre d’un bégaiement prononcé qui le gênera toute sa vie même s’il arrivera à maîtriser plus ou moins ce handicap. Adolescent il contracte la tuberculose et bien que son état ne devienne critique qu'au milieu des années 1950, il doit se plier à des visites hospitalières périodiques à un âge précoce.

Dès le début des années 1940, Earl Hooker joue sa musique au coin des rues de Chicago avec des amis d'enfance commet Bo Diddley. Le blues traditionnel cède la place au swing ou au jump-blues dont la vedette du moment est T-Bone Walker. Ce dernier a rapidement un impact considérable sur Hooker, comme le fait de mettre sa guitare derrière la tête, de jouer avec les dents, mais aussi avec son sens du swing et sa façon jazzy d’aborder le blues ainsi que le travail d'accords complexes. A 16 ans il fréquente Maxwell street en compagnie de Floyd Jones et John Brim. C’est à cette époque que son ami Robert Nighthawk, de 20 ans son aîné, l'un des premiers guitaristes de Chicago à passer à la guitare électrique lui enseigne la technique du slide et divers accordages.

> lire la suite


  Chronique Livre
   
 

Ce bouquin a vraiment tout pour lui, sauf sa masse. Tu l’ouvres à Bobigny, t’as les avant-bras sur l’ourlet du pantalon quand le métro te débarque à Place d’Italie. Mais c’est un parpaing très coquet, qui se laisse contempler sous tous les angles : l’habillage, la distinction du papier, la finesse de la typographie, les cartes, les cabochons et le traitement des photos. Pas une faute de goût. Dans ta gueule, le sapin de Noël !
Pour ses premiers pas dans l’édition, Papa Guédé n’a pas choisi de vendre des cartes postales, et n’a pas lésiné sur les moyens. Sous la couverture toilée : un CD 22-titres et un DVD alignant cinq documentaires.

> lire la suite



 



Le blues s'écoute
sur Blues Again !
En fin d'article, ce visuel
vous l'indique.,
  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

> lire la suite



  Livre
   
 






  Chansons
   
 

blues hound dog

Big Mama Thornton enregistre ‘Hound Dog’ le 13 août 1952 à Los Angeles. En mars 1953, Jerry Leiber et Mike Stoller ont tout juste 20 ans quand sort sur le label Peacock ce titre qu’ils ont co-signé pour la diva du blues. Les duettistes n’en sont pas à leur coup d’essai, Jimmy Witherspoon a déjà interprété une de leurs chansons en 1950, ‘Real Ugly Woman’, et Charles Brown de son côté a enregistré ‘Hard Times’ en 1952.

blues route66

Le tracé existait depuis les années 20, mais ce n’est qu’en 1937 que la Route 66 devint la premier axe goudronné transcontinental d’Amérique. Rapidement surnommée the Mother Road ou the Main Street of America, elle s’étirait sur près de 4000 kilomètres de Chicago à Los Angeles, traversant 8 états : Illinois, Missouri, Kansas, Oklahoma, Texas, Nouveau Mexique, Arizona et Californie. Elle devint sans tarder un des mythes de l’Amérique. Elle eut ses lettres de noblesse en littérature avec John Steinbeck et Jack Kerouac. Côté musique, ce fut Bobby Troup qui l’immortalisa.

blues baby please don't go

Tout amateur éclairé qui écoute ‘Baby Please Don’t Go’ évoque sans tarder le nom de Big Joe Williams et sa guitare à neuf cordes. Né en 1903 dans le Mississippi, ce musicien connut les tribulations de tous les bluesmen des années 20 traînant leur instrument du Mississippi au Texas ou en Georgie, en passant par la Louisiane. Mais ce titre a-t-il été réellement composé par Big Joe Williams ?

> lire la suite



 
Découvrez les liens vers vos festivals dans vos régions
  blues festivals