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05/15
Chroniques CD du mois Interview: MATHIS HAUG Livres & Publications
  Portrait: BIG BILL BROONZY  
 
  Interview du mois
   
 



Enjoué voire espiègle, avec sa voix chaude et grave qui semble en équilibre entre joie et tristesse, Mathis Haug nous entraîne avec allégresse dans son univers personnel très original.

Blues Again : D’où viens-tu Mathis ?
Mathis Haug : Je suis né à Pforzheim dans la région de Baden Würtenberg en Allemagne ou j'ai habité jusqu'à l'âge de 6 ans,mathis haug puis ma mère est venue s'installer dans un petit village dans le sud de l'Ardèche. Ce fût un grand déchirement pour moi d'avoir été éloigné du reste de ma famille, des copains d'enfance, la forêt noire  tout ça me manquait beaucoup. Mais j'ai dû très vite m'adapter à mon nouvel environnement, j'ai appris la langue, la vie à la campagne sans télé, cinéma et club sportif. J'avais des copains et on restait surtout dehors à parcourir la garrigue et à chasser les grenouilles et les papillons. 
Je crois que j'ai gardé en moi ce sentiment douloureux et cette mélancolie que l'on ressent quand on a le mal du pays, et qui rejaillit quand je chante surtout le blues. 

Comment es-tu venu à la musique ?
J'ai été bercé très jeune par la voix et de la guitare de ma grand-mère. Elle chantait souvent le soir et je chantais avec elle des chansons folk allemandes et religieuses, ce sont des souvenirs magnifiques et c’est ma première expérience musicale. C'est à ce moment-là que j'ai senti que je voudrais faire ça encore longtemps. 
Je n'ai malheureusement pas touché à un instrument avant mes 15 ans lorsque j'ai acheté ma première guitare électrique. J'ai appris en autodidacte, laborieusement, et encore aujourd'hui je ressens les lacunes d'une personne qui n'a pas eu de bonnes bases musicales, j'aurais voulu avoir une formation plus solide. 

Te souviens-tu du premier blues ou rock que tu as entendu ?
Oui, c'était une cassette de ma mère où il y avait marqué Blues face A et B, elle avait la cassette Jazz aussi, et c'était des titres de blues rural des années 30, Armstrong et Ella, puis une voisine m'ai fait découvrir Higelin, Gainsbourg, Rory Gallagher, Miles Davis, Don Cherry, John Lee Hooker, j'étais très curieux et j'avais une vraie soif de découvertes. 

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  Portraits précédents
 


Mance Lipscomb: Texas, 9 avril 1895, 30 janvier 1976

Amos Milburn: Texas, 1er avril 1927, 3 janvier 1980

Mississippi John Hurt: John Smith Hurt- 1893 (Mississippi) – 1966 (Mississippi)

Magic Sam: Samuel Maghett, 1937 (Mississippi) – 1969 (Illinois)

Little Milton: James Milton Campbell - 1934 (Mississippi) - 2005 (Tennessee)

Blind Willie Mc Tell: Willie Samuel McTier, 1898 (Georgie) – 1959 (Georgie)

Jerry Deewood: Des histoires d'hommes

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  Interviews précédentes
 


Lisa Spada: Chef de bande et solitaire, pudique....

Crashbirds: un Dirty Rock & Blues sans concession

Jersey Julie: dans les racines de la musique populaire américaine

Blues de Paris: La clarté de la note et la vivacité du rythme

The Angry Cats: Voilà un band qui a la rage au cœur et la musique comme étendard.

Jean-Paul Pagnon: Tout un univers un peu patiné par le temps…

Taboo: Blues, funk, rock, pop, une touche métisse, c’est la griffe Taboo.

Bad Mules: Délicieusement vintage entre swing et soul.

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  Dossiers précédents
 


Harmonica(s): du trivial pocket-harmo à la plainte nocturne d’un Mississippi saxophone…  

John Henry: ....La légende

Mick Taylor: Tout ce qu'il aurait pu être...

Il était une fois dans l'ouest: Comme un air de rock italien

Rickenbacker: Adolph Rickenbacker scelle le mariage princier

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  Inoxydables
 


Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced ? – Barclay 1967

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"Lucille est orpheline, B.B. King l'a quittée !" 
  blues festivals
 


  Chroniques CD du mois
 





Aurelien Morro & the Checkers, Bernard Allison, Hard Time Blues, Gabriel Sullivan, Gov't Mule, James Burton, Albert Lee, Amos Garrett, David Wilcox, Guy Verlinde, John Milk, Johnny Max Band, Little Clara et les Chacals, Nico Duportal & His Rhythm Dudes, Paul MacMannus, Philippe Ménard, Rich Deluxe, Weeping Widows.

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  Portrait du mois
 
 

Juin 1893/98 ou 1903 (Mississippi ou Arkansas) –14 août 1958 (Illinois)

Big Bill Broonzy s’impose comme l’essence du Chicago blues. Dès les années 1930 son empreinte dans le milieu musical a marqué les contours de ce que le genre engendrera de meilleur par la suite. Il a ouvert la voie pour Willie Dixon ou Muddy Waters, a composé plus de 300 chansons et a été l’émissaire du blues en Europe.
 
Les sources divergent quant à la date et au lieu de naissance de Big Bill Broonzy. Il prétendait lui-même être né à Scott (Mississippi), le 26 Juin, 1893 (bien que certaines sources disent 1898). Toutefois, des recherches récentes menbig bill broonzyées par la bibliothèque de l’Arkansas attesteraient qu’il soit né près du lac Dick en Arkansas, le 29 Juin 1903, sous le nom William Lee Conley Bradley. Il est l’un des 17 enfants qu’ont eu ses parents Frank Broonzy (Bradley) et Mittie Belcher. Bill Broonzy passe la majeure partie de son enfance sur une plantation proche de Little Rock dans la région de Pine Bluff (Jefferson County). Il commence à jouer de la musique à un âge précoce sur un violon de fortune fabriqué avec une boîte de cigares, il s’initie par la suite au banjo et anime les mariages et les fêtes familiales. Il se met à la guitare, instrument avec lequel il va rencontrer le succès, vers l’âge de 14 ans. En plus des petits boulots en tant que musicien, Broonzy a également servi en tant que pasteur dans la région de Pine Bluff avant son enrôlement dans l’armée.
Entre 1917 et 1919, sans être sur le front, il est en Europe où la guerre fait rage. Une fois démobilisé il rentre en Arkansas pour se produire dans les clubs autour de Little Rock. Cette expérience européenne où il a côtoyé la population a changé le cours de sa vie. Revenu en Amérique, il n’est plus disposé à accepter une existence de servitude et d'asservissement racial. Il est humilié quand un employeur qu’il connaissait avant la guerre lui demande d'enlever rapidement ses vêtements de l'armée et de mettre une salopette parce que l'homme ne voulait pas voir un nègre porter l'uniforme de l'Oncle Sam. Cet incident est l'étincelle qui lui fait intégrer sa colère dans une musique au son plus tranchant, et il écrit ‘When Will I Get To Be Called A Man?’ 

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  Chronique Livre
   
 

Ce bouquin a vraiment tout pour lui, sauf sa masse. Tu l’ouvres à Bobigny, t’as les avant-bras sur l’ourlet du pantalon quand le métro te débarque à Place d’Italie. Mais c’est un parpaing très coquet, qui se laisse contempler sous tous les angles : l’habillage, la distinction du papier, la finesse de la typographie, les cartes, les cabochons et le traitement des photos. Pas une faute de goût. Dans ta gueule, le sapin de Noël !
Pour ses premiers pas dans l’édition, Papa Guédé n’a pas choisi de vendre des cartes postales, et n’a pas lésiné sur les moyens. Sous la couverture toilée : un CD 22-titres et un DVD alignant cinq documentaires.

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Le blues s'écoute
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  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 





  Chansons
   
 

blues hound dog

Big Mama Thornton enregistre ‘Hound Dog’ le 13 août 1952 à Los Angeles. En mars 1953, Jerry Leiber et Mike Stoller ont tout juste 20 ans quand sort sur le label Peacock ce titre qu’ils ont co-signé pour la diva du blues. Les duettistes n’en sont pas à leur coup d’essai, Jimmy Witherspoon a déjà interprété une de leurs chansons en 1950, ‘Real Ugly Woman’, et Charles Brown de son côté a enregistré ‘Hard Times’ en 1952.

blues route66

Le tracé existait depuis les années 20, mais ce n’est qu’en 1937 que la Route 66 devint la premier axe goudronné transcontinental d’Amérique. Rapidement surnommée the Mother Road ou the Main Street of America, elle s’étirait sur près de 4000 kilomètres de Chicago à Los Angeles, traversant 8 états : Illinois, Missouri, Kansas, Oklahoma, Texas, Nouveau Mexique, Arizona et Californie. Elle devint sans tarder un des mythes de l’Amérique. Elle eut ses lettres de noblesse en littérature avec John Steinbeck et Jack Kerouac. Côté musique, ce fut Bobby Troup qui l’immortalisa.

blues baby please don't go

Tout amateur éclairé qui écoute ‘Baby Please Don’t Go’ évoque sans tarder le nom de Big Joe Williams et sa guitare à neuf cordes. Né en 1903 dans le Mississippi, ce musicien connut les tribulations de tous les bluesmen des années 20 traînant leur instrument du Mississippi au Texas ou en Georgie, en passant par la Louisiane. Mais ce titre a-t-il été réellement composé par Big Joe Williams ?

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