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03/15
Chroniques CD du mois Interview: CRASHBIRDS Livres & Publications
  Portrait: AMOS MILBURN  
 
  Interview du mois
   
 



Le duo, adepte du Do It Yourself,  a beau pratiquer un  Dirty Rock & Blues sans concession, il ne se prend pas au sérieux. Entretien où l’on découvre entre autres choses qu’il est parfois bon de fréquenter les décharges publiques…

Blues Again : Quel a été votre parcours musical, y a-t-il eu d'autres groupes avant Crashbirds ?
blues crashbirdsPierre Lehoulier : Non avant je ne jouais pas de musique, j'avais un métier honnête, j'étais illustrateur.
Delphine Viane : Oui, mais il y a  très longtemps, plus de 20 ans, dans un groupe vocal de filles, pas du tout le même style musical.

Depuis quand existent les Crashbirds ?
D. & P.  : Depuis 2007. Au début nous étions trois, avec un batteur, et le groupe s'appelait            Softsuicide, mais la formule n'était pas très au point, et le nom assez difficile à prononcer sans postillonner, ce qui peut s'avérer gênant quand on cherche à se faire connaitre.

Le duo, c'est une nécessité économique, ou vous préférez ça à une formule de groupe ?
D. & P.  : En fait, on n’a jamais vraiment réussi à trouver un batteur suffisamment motivé pour s'impliquer dans le projet, on l'a donc remplacé par la Crashbox, qui elle, est toujours à l'heure aux répètes. D'un point de vue économique et pratique, c'est  en effet beaucoup mieux de jouer en duo, c'est plus facile à négocier, et cela permet de se produire aussi bien sur une scène que dans un petit bar.

On remarque le grand soin apporté au visuel - pochettes, affiches, T-shirt...  Pierre, c'est toi qui t'occupes exclusivement de tout ça…
Oui, j'ai longtemps fait de l'illustration en BD, en pub, et dans des journaux pour enfants. Je fais toujours de la BD pour le fanzine Kronik, et bien sûr tous les visuels pour Crashbirds.

La Crashbox, c'est toi aussi qui l'as conçue?
J'ai commencé avec une simple boîte en bois (une caisse de trois bouteilles de Bordeaux), avec  un tambourin et un micro à l'intérieur, sur laquelle je tapais avec le pied. C'était pas mal, mais  un peu pauvre  comme son, j'ai donc ajouté une boîte deux fois plus longue, moitié bois et moitié métal, elle aussi amplifiée avec un micro, et qui fait office de grosse caisse. Les deux combinées, et correctement réglées sur la table de mixage, constituent  une sorte de batterie rudimentaire au pied.

Pierre, quelle(s) guitare(s) utilises-tu, en studio et sur scène?
En studio, je ne sais pas je n'y suis jamais allé. Sur scène, j'utilise une Gibson SG noire, et j'ai aussi une Gibson SG noire de réserve, au cas où j'aurais un problème avec la première. J'ai parfois envisagé d'essayer une Gibson SG rouge, il faut garder l'esprit ouvert, mais je ne suis pas encore vraiment décidé.

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  Portraits précédents
 


Mississippi John Hurt: John Smith Hurt- 1893 (Mississippi) – 1966 (Mississippi)

Magic Sam: Samuel Maghett, 1937 (Mississippi) – 1969 (Illinois)

Little Milton: James Milton Campbell - 1934 (Mississippi) - 2005 (Tennessee)

Blind Willie Mc Tell: Willie Samuel McTier, 1898 (Georgie) – 1959 (Georgie)

Jerry Deewood: Des histoires d'hommes

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  Interviews précédentes
 


Jersey Julie: dans les racines de la musique populaire américaine

Blues de Paris: La clarté de la note et la vivacité du rythme

The Angry Cats: Voilà un band qui a la rage au cœur et la musique comme étendard.

Jean-Paul Pagnon: Tout un univers un peu patiné par le temps…

Taboo: Blues, funk, rock, pop, une touche métisse, c’est la griffe Taboo.

Bad Mules: Délicieusement vintage entre swing et soul.

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  Dossiers précédents
 


Harmonica(s): du trivial pocket-harmo à la plainte nocturne d’un Mississippi saxophone…  

John Henry: ....La légende

Mick Taylor: Tout ce qu'il aurait pu être...

Il était une fois dans l'ouest: Comme un air de rock italien

Rickenbacker: Adolph Rickenbacker scelle le mariage princier

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  Inoxydables
 


Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced ? – Barclay 1967

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  Chroniques CD du mois
 




Bob Dylan, The Corey Harris Band, Dom Flemons, Duck Duck Grey Duck, Harrison Kennedy, Innes Sibun, JD McPherson, JJ Grey & Mofro, Kitty, Daisy & Lewis, Laurent Zerat, Mountain Men,Static King, The Boogie Sinners, The Steady Rollin' Men, Thomas Schoeffler Jr.

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  Portrait du mois
 
 

Texas, 1er avril 1927, 3 janvier 1980

Maître du piano boogie, Amos Milburn a vu le jour à Houston le 1er avril 1927 et est mort dans cette même ville un peublues amos milburn plus de 52 ans plus tard. Entre les deux, il a pilonné certains des boogies les plus sulfureux de l'après-guerre, enregistrant en général à Los Angeles pour le label Aladdin, innovant avec des beats soutenus marquant l’immédiate ère pré-rock. Il revendiquait les influences de Louis Jordan, Albert Ammons, Ivory Joe Hunter.
 
Autodidacte, dans sa jeunesse il joue du piano à l’église le dimanche et anime en semaine les soirées des juke joints. Il se fait un nom autour de Houston avant de rejoindre la marine alors qu’il a tout juste 15 ans et participe à la seconde guerre mondiale dans le Pacifique. Une fois libéré, Milburn joue dans divers clubs du Texas au sein d’un mini big band avant de rencontrer la femme dont les efforts vont le catapulter vers la célébrité. L’histoire raconte que son agent, Lola Anne Cullum, fait irruption dans la chambre d'hôpital Eddie Mesner, le patron d’Aladdin, avec un tourne-disque portable pour lui faire écouter la démo de Milburn. L’alité est convaincu.
Milburn signe avec Aladdin en 1946, son premier enregistrement inclus un tonitruant ‘Down The Road Apiece’. Mais Milburn est également capable de charmes subtils, tendre crooner, il envoie des blues ballades dans le style de Charles Brown.

En 1948, Milburn accroche un premier hit au Top Ten R’n’B avec ‘Chicken Shack Boogie’ qui s’écoule dès sa sortie à 50.000 exemplaires, un chiffre de vente rarement atteint dans cette catégorie. Plus tard, cette même année, ce sont ‘Roomin House Boogie’ et ‘Sax Shack Boogie’ qui assoient sa renommée.

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  Chronique Livre
   
 

Ce bouquin a vraiment tout pour lui, sauf sa masse. Tu l’ouvres à Bobigny, t’as les avant-bras sur l’ourlet du pantalon quand le métro te débarque à Place d’Italie. Mais c’est un parpaing très coquet, qui se laisse contempler sous tous les angles : l’habillage, la distinction du papier, la finesse de la typographie, les cartes, les cabochons et le traitement des photos. Pas une faute de goût. Dans ta gueule, le sapin de Noël !
Pour ses premiers pas dans l’édition, Papa Guédé n’a pas choisi de vendre des cartes postales, et n’a pas lésiné sur les moyens. Sous la couverture toilée : un CD 22-titres et un DVD alignant cinq documentaires.

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Le blues s'écoute
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  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 





  Chansons
   
 

blues hound dog

Big Mama Thornton enregistre ‘Hound Dog’ le 13 août 1952 à Los Angeles. En mars 1953, Jerry Leiber et Mike Stoller ont tout juste 20 ans quand sort sur le label Peacock ce titre qu’ils ont co-signé pour la diva du blues. Les duettistes n’en sont pas à leur coup d’essai, Jimmy Witherspoon a déjà interprété une de leurs chansons en 1950, ‘Real Ugly Woman’, et Charles Brown de son côté a enregistré ‘Hard Times’ en 1952.

blues route66

Le tracé existait depuis les années 20, mais ce n’est qu’en 1937 que la Route 66 devint la premier axe goudronné transcontinental d’Amérique. Rapidement surnommée the Mother Road ou the Main Street of America, elle s’étirait sur près de 4000 kilomètres de Chicago à Los Angeles, traversant 8 états : Illinois, Missouri, Kansas, Oklahoma, Texas, Nouveau Mexique, Arizona et Californie. Elle devint sans tarder un des mythes de l’Amérique. Elle eut ses lettres de noblesse en littérature avec John Steinbeck et Jack Kerouac. Côté musique, ce fut Bobby Troup qui l’immortalisa.

blues baby please don't go

Tout amateur éclairé qui écoute ‘Baby Please Don’t Go’ évoque sans tarder le nom de Big Joe Williams et sa guitare à neuf cordes. Né en 1903 dans le Mississippi, ce musicien connut les tribulations de tous les bluesmen des années 20 traînant leur instrument du Mississippi au Texas ou en Georgie, en passant par la Louisiane. Mais ce titre a-t-il été réellement composé par Big Joe Williams ?

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