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12/14
Chroniques CD du mois Interview: THE ANGRY CATS Livres & Publications
  Portrait: LITTLE MILTON  
 
  Interview
   
 



Seulement trois, mais ils sont animés par une énergie boostée à la nitroglycérine et dégagent une puissance de turboréacteur. Voilà un band qui a la rage au cœur et la musique comme étendard. Fred Alpi nous en dit plus…

Blues Again : Qui sont les Angry Cats ?
Fred Alpi : Chris Gianorsi, batteur, estblues fred alpi originaire de Nice, et a été marqué par les power trios des années 70, ce dont témoigne son jeu éruptif.
Tom Decaestecker, bassiste venu des Flandres, a commencé par jouer du blues, puis a écumé les scènes alternatives avant de parcourir l’Amérique du sud, ce qui l’a ouvert à d’autres sonorités et rythmes.
Fred Alpi, né en Suède, puis ayant habité à Amiens, Bruxelles et Berlin avant d’arriver à Paris, chanteur et guitariste, un parcours qui m’a fait passer par le punk-rock, la musique industrielle, la chanson française et le blues, et le rockabilly bien sûr.
Au départ, The Angry Cats ne devait être qu’un groupe de reprises de standards du rockabilly des années 50. L’idée était de passer de bons moments en explorant une musique que nous aimions tous bien écouter, mais que nous n’avions jamais joué jusque-là. Puis nous nous sommes mis à composer nos propres morceaux, mélange de rockabilly et d’autres musiques que nous avions joué auparavant dans nos projets respectifs. C’est pour ça qu’on y retrouve à la fois des influences punk, blues et rock des années 70 notamment.
Le groupe existe depuis 2009, mais depuis 2011 sous sa forme actuelle. L’implication très importante de Chris (batterie) et Tom (basse) fait que le son du groupe est désormais le résultat d’un travail commun, et pas seulement de celui d’un leader accompagné. C’est ce qui constitue sa personnalité forte.

Pourquoi le choix de ce nom ?
C’est bien entblues the angry catsendu une référence au Sabcat anarchiste, car notre musique n’exprime pas seulement des émotions musicales, mais aussi une vision du monde. Nous ne sommes pas un groupe militant, mais nous revendiquons des valeurs de liberté, d’égalité et de solidarité, à la fois antiracistes, antisexistes et anticapitalistes. Ces valeurs nous semblent d’ailleurs souvent être celles du rock depuis ses origines. Cela nous permet d’avoir un public mixte et diversifié, avec lequel nous nous sentons en phase.

Comment s’est faite la rencontre entre vous ?
The Angry Cats était au départ un groupe de « loisir », dont le batteur et le bassiste de l’époque étaient déjà impliqués dans d’autres projets. Mais avec le développement important des activités du groupe, il a fallu trouver des musiciens prêts à s’y consacrer pleinement. C’est un peu par hasard que Chris et moi avons fait connaissance, par des réseaux de musiciens. Je connaissais en revanche Tom depuis longtemps, le savais disponible à ce moment-là, et lui a demandé de rejoindre le trio.

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  Portrait
   
 

Willie Samuel McTier, 1898 (Georgie) – 1959 (Georgie)

Atlanta. Ed Rhodes tient le magasin de disques à l’angle de la 13th et de Peachtree. Il lit le bouquin de Sam Charters : ‘The Country Blues’. Ça alors, on y cause de l’aveugle qui chantait derrière le Blue Lantern…blues blind willie mctell Et ce mec est en train de devenir un vrai gibier d'encyclopédiste ! A l’époque Rhodes possédait un magnéto, il avait pas mal insisté pour que l’aveugle vienne enregistrer quelques titres dans son magasin. Oh, l’homme n’avait pas fait d’étincelles, il était déjà bien malade et rongé par la gnôle. Les bandes de la session moisissent toujours là-haut, dans un placard. Plus tard, Rhodes a l’idée de passer à la Lighthouse, un centre social pour aveugles, histoire de prendre de ses nouvelles. On lui remet une fiche : décédé. Comment décédé ? Juste au moment où le blues agricole sort des oubliettes ? La dernière session de Willie s’était donc déroulée dans sa boutique ?
Willie tape la 12-cordes comme la plupart des guitaristes du coin, mais lui la joue souple comme sur un cordage de six, et sans onglets. Ses disques ont déridé tout un tas d’adolescents déprimés qui entraient dans le folk comme dans un orphelinat existentiel. Peu de bluesmen ruraux ont gravé autant de cires que lui. Entre 1927 et 1956, il tombe 120 faces en quatorze sessions, celle de Rhodes incluse. Et dans cette foison, pas un seul hit ! Même pas le ‘Statesboro Blues’ de 1928 que les frères Allman profileront comme une torpille.

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  Chroniques CD
 
COLOSSEUM
 

TIME IS ON OUR SIDE 

Colosseum, Dana Fuchs, François Fournet, Jérôme Piétri, Jetsam, Miraculous Mule, Resolution 88, Rob Tognoni, Save The King, The Lilix & Didi Rock Band.

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  Portrait
 
 

James Milton Campbell - 1934 (Mississippi) - 2005 (Tennessee)

L’action se déroule dans le Maine, un 3 juillet 2005. Harbor Park à Rockland. La baie fourmille de voiliers. Le North Atlantic Blues Festival se déplie devant l’océan. Milton est entouré de sidemen blancs, formule voyage : ni cuivres ni choristes. 71 ans, grosses lunettes à verres ambrés, chemisette et pantalon verts, il aurait presque l’air d’un magasinier sans les chevalières, une à chaque auriculaire, et quelques colifichets strassés. Il fait encore jour, il a plu, les gens portent des coupe-vent et des bobs en plastiqueblues little milton. Milton prend son temps, il est en forme. Pas pour longtemps. Dans 24 jours il fera son premier infarctus, puis il attendra le second, celui du 4 août, dans un hosto de Memphis. Il ne chantera pas sur Ground Zero où il était programmé pour le 11 août.
Milton est un bluesman de la deuxième ligne, celui qu’on cite toujours après BB King. Aurait-il seulement juré faire du blues avant les années 80, lui qui raisonnait en termes de big band, avait ses auteurs, ses arrangeurs, ses musiciens de studio ? Il a travaillé si longtemps chez Chess sans jamais connaître Willie Dixon, Muddy Waters ou le Theresa’s Lounge. Au moment de ‘Rocket 88’, Ike Turner, son copain pour la vie, l’amène chez Sun où Milton débute péniblement sa carrière. En vérité, Sam Phillips et lui ne se tiennent pas en grande estime. Milton est déjà un chanteur phénoménal, un guitariste doué mais, à cette époque, il ne sait que faire de sa voix, il chante comme les cariatides du hit-parade, BB King, Frank Sinatra, Sammy Davis ou Nat King Cole. Il largue Sun l’année d’Elvis. Ike lui a trouvé une gâche à East St. Louis, la perspective de monter un big band à un milliard de gigs. Ike et lui se sont toujours bien compris, ils sortent du même trou, l’un de Greenville, l’autre de Clarksdale, 70 miles plus loin par la Highway 61. Milton abat maintenant quatorze gigs par semaine, Illinois, Missouri, Missouri, Illinois, trois gigs le vendredi, trois le samedi, trois ou quatre le dimanche. Il décroche son premier succès chez Bobbin Records (‘I’m A Lonely Man’, 1958), il y introduit Albert King et le fait décoller. Milton cherche déjà ce rhythm’n’blues bankable qu’on appellera soul tout à l’heure.

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  Chronique Livre
   
 

Ce bouquin a vraiment tout pour lui, sauf sa masse. Tu l’ouvres à Bobigny, t’as les avant-bras sur l’ourlet du pantalon quand le métro te débarque à Place d’Italie. Mais c’est un parpaing très coquet, qui se laisse contempler sous tous les angles : l’habillage, la distinction du papier, la finesse de la typographie, les cartes, les cabochons et le traitement des photos. Pas une faute de goût. Dans ta gueule, le sapin de Noël !
Pour ses premiers pas dans l’édition, Papa Guédé n’a pas choisi de vendre des cartes postales, et n’a pas lésiné sur les moyens. Sous la couverture toilée : un CD 22-titres et un DVD alignant cinq documentaires.

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Le blues s'écoute
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  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 





  Chansons
   
 

blues hound dog

Big Mama Thornton enregistre ‘Hound Dog’ le 13 août 1952 à Los Angeles. En mars 1953, Jerry Leiber et Mike Stoller ont tout juste 20 ans quand sort sur le label Peacock ce titre qu’ils ont co-signé pour la diva du blues. Les duettistes n’en sont pas à leur coup d’essai, Jimmy Witherspoon a déjà interprété une de leurs chansons en 1950, ‘Real Ugly Woman’, et Charles Brown de son côté a enregistré ‘Hard Times’ en 1952.

blues route66

Le tracé existait depuis les années 20, mais ce n’est qu’en 1937 que la Route 66 devint la premier axe goudronné transcontinental d’Amérique. Rapidement surnommée the Mother Road ou the Main Street of America, elle s’étirait sur près de 4000 kilomètres de Chicago à Los Angeles, traversant 8 états : Illinois, Missouri, Kansas, Oklahoma, Texas, Nouveau Mexique, Arizona et Californie. Elle devint sans tarder un des mythes de l’Amérique. Elle eut ses lettres de noblesse en littérature avec John Steinbeck et Jack Kerouac. Côté musique, ce fut Bobby Troup qui l’immortalisa.

blues baby please don't go

Tout amateur éclairé qui écoute ‘Baby Please Don’t Go’ évoque sans tarder le nom de Big Joe Williams et sa guitare à neuf cordes. Né en 1903 dans le Mississippi, ce musicien connut les tribulations de tous les bluesmen des années 20 traînant leur instrument du Mississippi au Texas ou en Georgie, en passant par la Louisiane. Mais ce titre a-t-il été réellement composé par Big Joe Williams ?

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