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05/16
Chroniques CD du mois Interview: AURELIEN MORRO Livres & Publications
Dossier: BLUES & FLAMENCO (suite) interview: BOBBY & SUE Portrait: LOWELL FULSON
 
  Interview du mois
   
 



Le band aime les ambiances bigarrées et les rythmes enflammés où la puissance n’exclut pas la souplesse. Les édiles de la River city ont décerné un ‘coup de cœur’ à leur clip ‘Down In Memphis’.

lues Again : Qui es-tu Aurélien Morro ?
Aurélien Morro : Je suis originaire de Bourgogne, j'ai grandi à Autun en Saône et Loire, j'y ai vécu toute mon enfance... du collègeblues aurelien morro jusqu'au lycée... puis j'ai pas mal bougé pour différentes raisons (études, professionnelles...) et j'ai atterri à Clermont-Ferrand depuis 6 ans maintenant. Et  j'aime bien les bonnes bouffes entre amis !

Comment es-tu venu à la musique ?
J'ai voulu apprendre le piano quand j'étais petit, un peu sur un coup de tête, et j'en ai fait pendant 6 ou 7 ans à l'école de musique. Puis, j'ai commencé mes premiers accords vers 14 ans sur la vieille guitare espagnole de mon père qui trainait à la maison. Je suis autodidacte, j'ai appris tout seul en écoutant les disques de blues de mon père... et depuis je n'ai jamais quitté cet instrument.

Te souviens-tu du premier blues ou rock que tu as entendu ?
Non, pas exactement, car mon père en écoutait beaucoup, j'étais gamin, donc je ne me souviens pas d'UN Blues en particulier... plus tard, ce sont les morceaux de Stevie Ray Vaughan et de Jimi Hendrix qui m'ont fait tendre l'oreille.

Quelles ont été tes principales influences ?
Au tout début, Jimi Hendrix et Stevie Ray Vaughan puis les 3 Kings bien sûr, passage obligatoire quand on s'intéresse de près à la guitare blues... ce sont les pionniers du genre, ensuite, j'ai beaucoup écouté la nouvelle génération, à savoir Kenny Wayne Shepherd, Mike Welch, avec un gros coup de cœur pour Jonny Lang.

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  Interview du mois
 
 



Le Télégramme de Brest les appelle « le talentueux duo douarneniste ». Ils ont écumé tous les juke joints de la péninsule. Mais quand il appuie sur le côté breton, l’apprenti journaliste se fait gentiment rembarrer. Ce sont les « Bobby & Sue ».  

Blues Again : Ce que vous jouez n’est pas estampillé blues ou jazz américain, je trouve que c’est profondément breton…
Bobby & Sue : Je suis ablues bobby & suemoureux de la Bretagne, mais je le porte pas comme un étendard, ça me fait penser à la chanson de Brassens « les imbéciles heureux qui sont nés quelque part ». On n’a jamais vraiment revendiqué aucune appartenance, ou terre d’adoption. On n’a jamais essayé de se faire passer pour qui on n’est pas. Evidement que c’est la musique américaine qui nous inspire, mais au-delà on espère exister par nos propres compositions, par notre propre écriture. Par rapport à la Bretagne, on y vit donc notre inspiration vient aussi de là. Mais on ne veut pas être identifié à une sorte de Blues breton, ou dépeindre la Bretagne avec nos instruments. C’est juste un mélange Amérique-Bretagne.

Le concert est théâtralisé. Sur scène ce ne sont plus Brendan et Violaine, mais l’incarnation de vos doubles « Bobby & Sue »…
Ce sont des tableaux différents, avec des lumières, des ambiances à chaque chanson. Le spectacle est très écrit. C’est théâtralisé, de façon mesurée. Bobby & Sue, on les incarne quand elle chante, quand je joue. Ils peuvent être des personnages différents en fonction des chansons. Et peut-être que les gens repartent avec en tête différentes idées de Bobby & Sue. Les thèmes des chansons sont différents. On ne va pas se comporter pareil d’un morceau à l’autre, parfois pendant 3 morceaux on va ne pas du tout se regarder, et pour d’autres tout va se jouer dans la complicité, à se chercher l’un l’autre en permanence.

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  Portraits précédents
 


Earl Hooker: 15 janvier 1929 (Clarksdale, Mississippi) – 21 avril 1970 (Chicago, Illinois)

Jeffrey Lee Pierce: 27 juin 1958 (Montebello, Californie) – 31 mars 1996 (Salt Lake City, Utah)

JB Lenoir: 5 mars 1929 (Monticello, Mississippi) - 29 avril 1967(Urbana, Illinois)

Champion Jack Dupree: 4 juillet 1910 (New Orleans, Louisiane) - 21 janvier 1992 (Hanovre, Allemagne)

Skip James: 9 juin 1902 (Bentonia, Mississippi) - 3 Octobre 1969 (Philadelphie, Pennsylvanie)

Arthur Crudup: 24 août 1905 (Forest, Mississippi) – 28 mars 1974 (Nassawadox, Virginie).

Bo Weavil: la préhension spontanée d’un protest song.

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  Interviews précédentes
 


Jesus Volt: Le style ? En avoir !

Boneyard Moan: High voltage Voodoo

Mister Joss: un blues de fer dans une soul de velours

Broken Back Daddy: un band qu’on peut étiqueter Ch’ticago blues

Red Beans & Pepper Sauce: Puissance sonore et feeling éclatent .

Thomas Schoeffler Jr.: Seul en scène avec une guitare, un harmonica et un tambourin

Shaggy Dogs: Auteurs de l’excellent 'Bababoomba', ils sont enfin de retour !

Jérôme Pietri: Le blues doit avoir un côté sauvage, alors il tape dans le dur...

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  Dossiers précédents
 


Blues & Flamenco: Le récit
.

Skiffle: Genre musical à base de guitare folk, de banjo, de kazoo et d'harmonica.

Harmonica(s): du trivial pocket-harmo à la plainte nocturne d’un Mississippi saxophone…  

John Henry: ....La légende

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  Inoxydables
 


Muddy Waters : Muddy Mississippi Waters Live - Blue Sky 1979

Tommy Johnson : Les sessions Victor - Février & Août 1928

Duke Ellington & Johnny Hodges : Play the blues back to back – Verve 1959

Herbie Hancock : Maiden Voyage -  Blue Note 1965

Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced ? – Barclay 1967

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  Chroniques CD du mois
 




Ana Popovic, Dirty Deep, Eric Bibb and North Country Far with Danny Thompson, Fred Chapellier, Jane Lee Hooker, Martha High, Mat Walklate & Paolo Fuschi, Mike Sponza, Moreland & Arbuckle, Robyn Bennett & Bang Bang, Sulfur City, Walker Family Singers.

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  Dossier du mois
   
 



Durant la seconde moitié du XXe siècle, le flamenco et le blues ont connu chacun leur mouvement de renaissance, entrainant inévitablement une résurgence des préjugés « folkloristes » que nous avons tenté d’évoquer – en particulier, l’idée d’un art collectif qui ne relèverait pas d’un projet esthétique, mais surgirait spontanément du besoin d’exprimer de manière immédiate, spontanée, un état d’âme ou un « vécu ». Mais à mesure que les « musiques du monde » échappaient à la sphère des spécialistes et touchaient un public de plus en plus large, la notion même de « folk music » s’est trouvée bouleversée, et les barrières entre musique populaire et musique savante profondément remises en cause.
Le terme de « renaissance » suggère que le blues et le flamenco sont sortisblues d’une léthargie prolongée, mais ce sursaut ne signifie pas que la musique elle-même se trouvait dans un état de mort clinique. C’est pourtant ce qu’ont affirmé les commentateurs évoquant à différentes époques la « décadence » du flamenco, ou ceux qui ont délivré au blues quelques certificats de décès prématurés. Le fantasme d’un art « pur » se heurtant à la réalité d’une forme musicale vivante, intégrée à son époque et en constante évolution, il était logique que les spécialistes et critiques de jazz considèrent le blues comme une musique non seulement dépassée mais effectivement révolue, dont les rares survivants étaient autant d’exceptions confirmant la règle. Pour eux comme pour les écrivains afro-américains les plus réputés, le blues ne pouvait guère exister que sous la forme d’une structure harmonique adaptable à tout genre, ou d’une dimension subjective dont le jazz avait l’exclusivité. En aucun cas, ou le moins possible, comme une forme d’expression à part entière. « Forme particulière de jazz » pour Hugues Panassié, « b-a, ba du métier » selon Maurice Cullaz, le blues est évoqué de manière très fugitive dans l’étude d’Albert Murray, Stomping The Blues  et totalement absent des ouvrages d’Alain Gerber intitulés « Blues » et « Fiesta in Blue ».
Les rares spécialistes qui, en Europe, considéraient que la tradition du blues et son actualité en milieu urbain présentaient quelque intérêt, étaient regardés par leurs collègues comme des bêtes curieuses. « Qui est ce Sonny Terry qui sait à peine jouer ? » demandait Boris Vian. La chronique de l’unique concert de Leadbelly en France (Cité Universitaire Bd. Jourdan, Paris, 1949) s’efforçait d’établir un lien direct entre les chants de travail les plus rudimentaires et le talent de l’interprète assimilé à un « jazzman », faisant l’impasse sur un demi-siècle d’histoire. 

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  Portrait du mois
 
 

31 mars 1921 (Tulsa, Oklahoma) – 7 mars 1999 (Long Beach, Californie)

Novateur, il a forgé le son West coast. Son chant décontracté, son jeu de guitare note par note soutenue par une rythmique impeccable, lui ont rapidement valu une grande popularité.

C’est le 31 mars 1921 que Lowell Fulson voit le jour à Tulsa dans l’Oklahoma. Il est le fils de Martin Fulson et Mammie Wilson. Son histoire familiale raconte que son grand-père arrivé dans les cales d’un navire négrier vers 1850blues lowell fulson s’échappe plus tard de la plantation où il est asservi et est recueilli par une tribu d’Indiens Choctaws où il retrouve sa dignité et se lie avec la future grand-mère de Lowell, d’où ce métissage africain-amérindien.
Son grand-père est violoniste et sa mère chante et joue de la guitare. Dans son enfance Lowell Fulson apprend l’art des claquettes et à 12 ans il s’initie à la guitare. A 17 ans, il maîtrise suffisamment son instrument pour jouer au sein du Dan Wright String Band, imposant orchestre de western swing qui se produit à Ada (Oklahoma), pour animer country suppers et house parties. En 1939 il croise la route du chanteur Texas Alexander qui l’embauche pour remplacer J.T Funny Papa Smith. Ensemble, ils vont sillonner l’Oklahoma et le Texas où le jeune Lowell s’imprègne des répertoires de Blind Lemon Jefferson et Little Hat Jones. Auprès d’Alexander Fulson gagne en maturité et apprend l’art de l’improvisation scénique. En 1941 il reprend son indépendance et se fixe à Gainesville (Texas) où il se fait embaucher comme garçon de café ou cuisinier quand les contrats de musiciens se font rares.  

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  Chronique Livre
   
 

Ce bouquin a vraiment tout pour lui, sauf sa masse. Tu l’ouvres à Bobigny, t’as les avant-bras sur l’ourlet du pantalon quand le métro te débarque à Place d’Italie. Mais c’est un parpaing très coquet, qui se laisse contempler sous tous les angles : l’habillage, la distinction du papier, la finesse de la typographie, les cartes, les cabochons et le traitement des photos. Pas une faute de goût. Dans ta gueule, le sapin de Noël !
Pour ses premiers pas dans l’édition, Papa Guédé n’a pas choisi de vendre des cartes postales, et n’a pas lésiné sur les moyens. Sous la couverture toilée : un CD 22-titres et un DVD alignant cinq documentaires.

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Le blues s'écoute
sur Blues Again !
En fin d'article, ce visuel
vous l'indique.,
  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 






  Chansons
   
 

blues hound dog

Big Mama Thornton enregistre ‘Hound Dog’ le 13 août 1952 à Los Angeles. En mars 1953, Jerry Leiber et Mike Stoller ont tout juste 20 ans quand sort sur le label Peacock ce titre qu’ils ont co-signé pour la diva du blues. Les duettistes n’en sont pas à leur coup d’essai, Jimmy Witherspoon a déjà interprété une de leurs chansons en 1950, ‘Real Ugly Woman’, et Charles Brown de son côté a enregistré ‘Hard Times’ en 1952.

blues route66

Le tracé existait depuis les années 20, mais ce n’est qu’en 1937 que la Route 66 devint la premier axe goudronné transcontinental d’Amérique. Rapidement surnommée the Mother Road ou the Main Street of America, elle s’étirait sur près de 4000 kilomètres de Chicago à Los Angeles, traversant 8 états : Illinois, Missouri, Kansas, Oklahoma, Texas, Nouveau Mexique, Arizona et Californie. Elle devint sans tarder un des mythes de l’Amérique. Elle eut ses lettres de noblesse en littérature avec John Steinbeck et Jack Kerouac. Côté musique, ce fut Bobby Troup qui l’immortalisa.

blues baby please don't go

Tout amateur éclairé qui écoute ‘Baby Please Don’t Go’ évoque sans tarder le nom de Big Joe Williams et sa guitare à neuf cordes. Né en 1903 dans le Mississippi, ce musicien connut les tribulations de tous les bluesmen des années 20 traînant leur instrument du Mississippi au Texas ou en Georgie, en passant par la Louisiane. Mais ce titre a-t-il été réellement composé par Big Joe Williams ?

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