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Chroniques CD du mois Interview: BAD MULES Livres & Publications
Portrait: BLIND WILLIE MCTELL Interview: TABOO  
 
  Interview
   
 



Délicieusement vintage tout en étant parfaitement actuel les Bad Mules font dans le raffinement musical entre swing et soul. Une pêche incroyable, une sensualité à fleur de note, un feeling d’enfer et de bonnes vibrations. Rappel des faits…

Blues Again : Pourquoi ce nom ?
Denis Agenet : Parce que Rolling Stones était déjà pris. En fait je ne sais pas... une soirée arrosée dans un bar nantais et le nom nous a plu à tous, donc nous n'avons pas cherché plus loin. Quand on y réfléchi, à la base tous les noms sont... bof ! C'est le groupe qui fait que ce nom devienne quelque chose... ou pas.

L’aventure date depuis quand ?
2003 ! Décembre précisément, et ce qui est drôle, c'est que Julien devait faire partie du projet à l'origine mais il est allé vivre 3 mois aux USA. Dblues bad mulesonc il y a eu un autre guitariste au début mais il a fini par le remplacer un an et demi plus tard.
Comme pour beaucoup, le groupe est né des rencontres dans des jams, à l'époque un bar jazz blues qui programmait 3 fois par semaine... et donc cette envie de monter un nouveau projet sans trop savoir où ça mènerait.
La rencontre entre nous, c’est donc le schéma classique, Julien et moi sommes amis et j'adore sa façon de jouer, encore plus maintenant qu'on se connait très bien. Freddy, rencontré dans un autre groupe ne venait pas du tout de ce milieu blues... mais on s'est tout de suite bien entendu alors on l'a inondé de disques swing et blues, et ça a marché.
Philippe, le dernier arrivé, était le 4ème qui nous manquait. On cherchait désespérément la bonne personne pour compléter ce combo que l'on voulait absolument sans basse mais avec un orgue. Ce qui lui a plu tout de suite, le rôle de d'organiste ET de bassiste main gauche.
Pour la couleur musicale, nous apportons tous nos envies, nos idées, même sur les compositions qui sont écrites soit par Julien soit par moi, Freddy et Philippe participent aux arrangements.
Le tout premier gig de Bad Mules s’est déroulé le 25 février 2004 au Canotier justement, ce bar ou il s'est passé beaucoup, beaucoup de choses.
Nous sommes une espèce de « famille » de musiciens sur Nantes, nous avons tous joué ensemble à un moment ou à un autre, c'est d'ailleurs pour cette raison que nous avons fait appel à Arnaud (Fradin) pour le mixage de notre nouveau CD. On se connait depuis 17 ou 18 ans, alors quand il nous a proposé de faire le mix ça nous a paru un très bon choix !

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  Portrait
   
 

Willie Samuel McTier, 1898 (Georgie) – 1959 (Georgie)

Atlanta. Ed Rhodes tient le magasin de disques à l’angle de la 13th et de Peachtree. Il lit le bouquin de Sam Charters : ‘The Country Blues’. Ça alors, on y cause de l’aveugle qui chantait derrière le Blue Lantern…blues blind willie mctell Et ce mec est en train de devenir un vrai gibier d'encyclopédiste ! A l’époque Rhodes possédait un magnéto, il avait pas mal insisté pour que l’aveugle vienne enregistrer quelques titres dans son magasin. Oh, l’homme n’avait pas fait d’étincelles, il était déjà bien malade et rongé par la gnôle. Les bandes de la session moisissent toujours là-haut, dans un placard. Plus tard, Rhodes a l’idée de passer à la Lighthouse, un centre social pour aveugles, histoire de prendre de ses nouvelles. On lui remet une fiche : décédé. Comment décédé ? Juste au moment où le blues agricole sort des oubliettes ? La dernière session de Willie s’était donc déroulée dans sa boutique ?
Willie tape la 12-cordes comme la plupart des guitaristes du coin, mais lui la joue souple comme sur un cordage de six, et sans onglets. Ses disques ont déridé tout un tas d’adolescents déprimés qui entraient dans le folk comme dans un orphelinat existentiel. Peu de bluesmen ruraux ont gravé autant de cires que lui. Entre 1927 et 1956, il tombe 120 faces en quatorze sessions, celle de Rhodes incluse. Et dans cette foison, pas un seul hit ! Même pas le ‘Statesboro Blues’ de 1928 que les frères Allman profileront comme une torpille.

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  Chroniques CD
 
Bud McMuffin with the McMuffin Family
 

Bud McMuffin with the McMuffin Family 

Bud McMuffin with the McMuffin Family, CW Stoneking, Doghouse Sam & his Magnatones, Eric Bibb, Howlin' Bill, In Volt, Jefferson Noizet, Joanne Shaw Taylor, Larry Garner & Michael Van Merwyk, Les chics types, Mighty Mo Rogers, Plug and Play, Steve Strongman, Taboo, Willie West.

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  Interview
 
 

Blues, funk, rock, pop, avec une touche métisse, c’est la griffe Taboo. Le band a une énergie débordante et un son qui accroche l’oreille, un style qui peut avoir la douceur des alizés ou la puissance des ouragans qui soufflent sur son île. Levons le voile…

Blues Again : Comment le groupe est-il né ?
Thierry About : Le groupe est né de de ma rencontre il y quelques années avec Pierre Bigot. On était au lycée ensemble. Taboo existe depuis 2004. Au départ c’était Pierre et moi qui donnions l’orientation musicale, maintenant c’est une démarche collective au sein du band. Notre style va du funk au blues en passant par le rock avec une touche métisse et créole. Nous nous sommes tous plus ou moins rencontrés dans d’autrebluess groupes avant de fonder Taboo. Le nom, c’est tout simplement un clin d’œil à mon patronyme, T. About.

Qui sont les membres du groupe ?
Thierry About : guitare et chant, depuis 1982 j’ai joué dans diverses formations.
Pierre Bigot : guitare et chœur, il vient du folk et depuis il s’est mis au rock-blues, avant il a joué dans un groupe de musique irlandaise.
Gérard Chotard : guitare et claviers, c’est l’ancien du band, il a donc une très longue carrière et a joué toutes sortes de styles du rock au jazz.
Bertrand Coulon : basse et chœur, il a étudié à la Music Academy International de Nancy et au départ il vient du hard (même s’il est originaire d’Orléans la ville de la Pucelle).
Pascal Mialanes : batterie, il a joué dans des orchestres de blues, rock et jazz. Il a une préférence pour le Chicago blues.

Quelles ont été vos influences ?
Pour ma part, les Stones, Pink Floyd, Dire Straits et tous les grands noms du blues.

3 ou 4 musiciens de référence qui font l’unanimité dans le groupe ?
Sting, Eric Clapton, Tina Turner, Jimi Hendrix.

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  Chronique Livre
   
 

Ce bouquin a vraiment tout pour lui, sauf sa masse. Tu l’ouvres à Bobigny, t’as les avant-bras sur l’ourlet du pantalon quand le métro te débarque à Place d’Italie. Mais c’est un parpaing très coquet, qui se laisse contempler sous tous les angles : l’habillage, la distinction du papier, la finesse de la typographie, les cartes, les cabochons et le traitement des photos. Pas une faute de goût. Dans ta gueule, le sapin de Noël !
Pour ses premiers pas dans l’édition, Papa Guédé n’a pas choisi de vendre des cartes postales, et n’a pas lésiné sur les moyens. Sous la couverture toilée : un CD 22-titres et un DVD alignant cinq documentaires.

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Le blues s'écoute
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  Livre
   
 



BRITISH BLUES
Gilles Blampain

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  Livre
   
 





  Chansons
   
 

blues hound dog

Big Mama Thornton enregistre ‘Hound Dog’ le 13 août 1952 à Los Angeles. En mars 1953, Jerry Leiber et Mike Stoller ont tout juste 20 ans quand sort sur le label Peacock ce titre qu’ils ont co-signé pour la diva du blues. Les duettistes n’en sont pas à leur coup d’essai, Jimmy Witherspoon a déjà interprété une de leurs chansons en 1950, ‘Real Ugly Woman’, et Charles Brown de son côté a enregistré ‘Hard Times’ en 1952.

blues route66

Le tracé existait depuis les années 20, mais ce n’est qu’en 1937 que la Route 66 devint la premier axe goudronné transcontinental d’Amérique. Rapidement surnommée the Mother Road ou the Main Street of America, elle s’étirait sur près de 4000 kilomètres de Chicago à Los Angeles, traversant 8 états : Illinois, Missouri, Kansas, Oklahoma, Texas, Nouveau Mexique, Arizona et Californie. Elle devint sans tarder un des mythes de l’Amérique. Elle eut ses lettres de noblesse en littérature avec John Steinbeck et Jack Kerouac. Côté musique, ce fut Bobby Troup qui l’immortalisa.

blues baby please don't go

Tout amateur éclairé qui écoute ‘Baby Please Don’t Go’ évoque sans tarder le nom de Big Joe Williams et sa guitare à neuf cordes. Né en 1903 dans le Mississippi, ce musicien connut les tribulations de tous les bluesmen des années 20 traînant leur instrument du Mississippi au Texas ou en Georgie, en passant par la Louisiane. Mais ce titre a-t-il été réellement composé par Big Joe Williams ?

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