Back To The Roots
Des gueules noires au fond du Blues

Une ambiance acoustique voulue pour une guitare, un harmo et un washboard. Le cocktail made in Méricourt est unplugged. « On faisait un retour aux sources, aux racines du blues, d'où Back to the Roots . » Ça parait évident !

Back to ... le début du groupe

En 1993/94 Christophe et Dom venaient assister au concert du groupe de rhythm'n'blues dans lequel Alain était batteur. Ils se sont retrouvés au Centre culturel de Méricourt (là où est né le Sam'Blues Festival à la même époque). Dom donnait des cours de gratte, Alain assistait aux percus une prof de danse africaine. Ils ont participé aux stages que Chris Lancry donnait à Méricourt chaque année. Le trio de base est formé. Il fait des premières parties dès qu'il a eu vingt minutes de répertoire en poche. En 95, ils sont passés à la formation définitive avec quatre musiciens, tous originaires de l'ex-bassin minier du Pas-de-Calais, le pays des Gueules Noires.

C'est peut-être un signe. Notre répertoire est essentiellement acoustique. Ce qui nous a réuni au départ, c'est notre amour commun pour le blues des années 20 à 40. Le constat a été simple : on faisait un retour aux sources, aux racines du blues, d'où Back to the Roots .

Musiciens, vos papiers !

Le groupe est composé du trio de base : Alain Augustyniak (chant, washboard, percussions diverses), Dominique Grébert (dobro et guitare) et Christophe Leux (harmonica, chant), très vite rejoint par Olivier Darques à la guitare, de 95 à 98, puis remplacé par Daniel Duez (98 à 2002), et enfin par Serge Douay grâce à qui le groupe trouve enfin sa ligne définitive et sa vitesse de croisière. Le blues des années 20 à 40, plutôt orienté country et Delta-blues, réarrangé pour et par nous quatre, est notre leitmotiv.

Nos morceaux sont prévus pour le live : un show réglé avec une trame principale que chacun de nous connaît parfaitement et qui permet de nombreuses improvisations, tant visuelles que musicales. Il n'y a pas deux concerts qui se ressemblent. Nous essayons d'avoir une culture commune du blues, tant musicale qu'historique. Nous organisons d'ailleurs depuis quelques temps des ciné-concerts sur l'histoire du blues. Nous n'avons d'autre prétention que de nous faire plaisir, en faisant découvrir à l'auditoire l'étendue et la richesse de cette musique.

Repères musicaux

Nés dans les années 60, ados dans les années 70, notre culture est plutôt pop-rock, hard-rock voire punk avant d'en arriver au blues. Dominique Grébert est fan des Beatles , des Who , de Marcel Dadi. Serge Douay craque pour les Who , Bowie, Clapton avec Cream, Magma. Christophe Leux aime The Clash, Trust , Ride On d'AC/DC - son premier LP blues acheté est la BO des Blues Brothers , il a dû voir le film 46 fois. Alain Augustyniak a commencé par les Beatles , Santana, Clapton, Deep Purple , Bob Marley, Police , Springsteen. Il a appris la batterie sur Creedence Clearwater Revival et sur le Clapton Just One Night en 78. La claque de sa vie, il l'a prise en 1983 avec Steve Ray Vaughan... Mais c'est définitivement le Clapton Unplugged qui nous a tous réunis.

Les grands moments et les souvenirs...

Dominique : John Hammond sans hésiter. Alors que je ne parle pas anglais, je me suis retrouvé seul en coulisse avec lui lors de notre première partie en mars 99. Il s'est passé quelque chose d'incroyable et d'indescriptible, on a fait le boeuf en accordant nos guitares et la musique a parlé pour nous. Les premières parties en 2007 de Tom Principato et de Wes Mackey, où nous quittons la scène sous les ovations du public qui en redemande...

 

Alain Hermanstadt

... la suite dans Blues Again ! N°14