L'origine...
J'ai enregistré l'album Astral Quest en 2001, avec une autre section rythmique qu'actuellement. Ce premier album, autoproduit, est sorti sur le label Nova Express, il a été un temps distribué par Socadisc. Bien qu'il ait eu de très bonnes chroniques dans les magazines RockSound et Crossroads , il n'a absolument pas intéressé les labels français. Nous avons fait quelques concerts et un festival en Franche-Comté.
Après pas mal de recherches, j'ai enfin trouvé en 2003, grâce à Internet, un bassiste et un batteur intéressés par le projet, mais l'un habitait Blois, l'autre Paris... et moi dans le Jura. Ce n'était pas vraiment pratique, mais nous avons tout de même réussi à faire pas mal de concerts, notamment sur Paris et en Espagne, avec une participation au Magic Festival de Torredembarra. Après des problèmes avec le bassiste, Jean-Marc Brunerie, le batteur, et moi-même avons décidé d'un commun accord d'arrêter les frais... au sens propre du terme, vus les kilomètres nous séparant. Donc, en 2005, retour à la case départ. C'est là qu'enfin la formule du trio actuel prend forme, avec Martial Baudoin à la basse et Marc Chaniot à la batterie. Nous commençons, en fait, notre aventure commune début 2006 en enregistrant un titre pour une compilation de titres de Procol Harum , éditée par le fan-club anglais du groupe. Malgré tout, je ne pense pas que Procol Harum ait une grande influence sur la musique d' Astral Quest. L eur monde musical est tellement à part.
Je peux dire qu'on a eu jusqu'à présent une majorité de bons retours par rapport à nos concerts ou à nos disques. Ce qui est révélateur, c'est le nombre de chroniques et d'ouvertures que nous avons à l'étranger, des chroniques sur des sites américains ou serbes, des titres du dernier album sur la playlist de radios grecques ou belges, etc...
Les influences...
Hawkwind a eu une grande influence au début, c'est peut-être un peu moins le cas aujourd'hui. En fait, pour moi, les deux groupes qui influencent le plus notre musique sont Cream pour le côté blues déjanté et improvisé, et les Beatles pour le côté mélodique fin sixties... Bon nombre de personnes, notamment dans les chroniques de concerts ou d'albums, rapprochent la musique d' Astral Quest du mouvement stoner. Je ne sais pas vraiment quoi en penser. En fait, je suis plutôt fana de ce qu'on pourrait mettre dans une catégorie inédite : le proto-heavy-psych-prog-blues-rock anglais 68/74 ! Bon, quelques noms : Spooky Tooth, Three Man Army, Stray, Pink Fairies, Steamhammer, Nektar ... et la liste est loin d'être exhaustive. D'une manière générale, je reste fidèle à mes premières amours, les Beatles, Kinks, Stones, Led Zep, Deep Purple, Soft Machine , et au blues, qu'il soit british ou de Chicago.
Julien Deléglise
... la suite dans Blues Again ! N°15