Interview
Blues Again : Qui es-tu Johnny Max ?
Johnny Max : Je suis né à Glasgow en Ecosse et je suis arrivé au Canada quand j'avais 5 ans...l'école, le hockey, le football à Toronto. Aujourd'hui je vis à Mississauga dans la banlieue de Toronto. Je me suis longtemps occupé de jeunes enfants comme entraîneur de hockey (autant en bénévole que coach d'un grand nombre d'équipes durant 25 ans). J'ai aussi été entraîneur de foot pendant 10 ans environ (j'ai joué durant 30 ans). J'ai bien sûr toujours porté un intérêt à la musique. Dès les débuts des Beatles, je pense.
Dans ma famille on écoutait beaucoup de jazz et de musique traditionnelle Irlandaise, mais personne ne pratiquait d'instrument. J'ai bien essayé de m'y mettre mais j'ai toujours trouvé la contrainte de l'apprentissage décourageante. En d'autres termes, je suis trop paresseux. De tout temps, j'ai aimé être le centre d'attention, bien qu'un peu timide. J'ai toujours essayé de chanter et j'essaye encore.
Mais sur tes CDs tu joues des percussions, joues-tu d'autres instruments?
Je joue des percussions, c'est exact, mais rien d'autre. Peut-être des « os » ou des « cuillères »...c'est l'influence Irlandaise.
Y a-t-il un musicien qui t'ait particulièrement marqué?
Comme je le disais j'ai toujours aimé les Beatles. Mais je dois dire que j'adore la voix de Sam Cooke. Pour moi, il n'y a personne au-dessus de Sam! J'aime tous les genres de musique, j'ai une collection de plus de 5000 albums vinyles. J'écoute à peu près tout et j'apprécie la musique, du jazz au blues en passant par la country, la soul et le rock'n'roll.
Si tu devais citer 3 ou 4 musiciens dans tes principales références, qui seraient-ils?
Sam Cooke, Freddie King, Sonny Terry & Brownie McGhee, John Lennon & Paul McCartney, Louis Armstrong, Artie Shaw, Downchild Blues Band (du Canada)
Quel genre de musique écoutais-tu quand tu étais jeune et te rappelles-tu le premier blues entendu?
J'ai grandi en écoutant du jazz à la maison, de la pop à l'école et du rock des années 50, durant les étés où 'Wolfman' Jack venait à Toronto pour animer des émissions de radio. Pendant de nombreuses années on l'écoutait tous. C'est comme ça que j'ai découvert des gars comme Johnny Ray, Jackie Wilson, Fats Domino. On se couchait tard pour regarder 'The Midnight Special'. C'était une époque où la musique représentait quelque chose de spécial ou semblait être spéciale.
Je crois que le premier blues que j'ai entendu c'était 'Back O' Town Blues' par Louis Armstrong durant une fête que mes parents donnaient à la maison. Mais si on parle de blues vrai de vrai, c'est probablement 'Walk On' par Sonny Terry & Brownie McGhee sur un album Greatest Hits. Je crois que je l'avais acheté par curiosité quand j'avais 10 ou 11 ans.
Quels genres de musiques écoutes-tu quand tu es tout seul?
J'écoute tout...pour garder une certaine fraîcheur.
Quand as-tu décidé de devenir musicien professionnel?
Je suis devenu musicien professionnel à plein temps il y a 8 ou 9 ans. Avant je jouais pratiquement toutes les fins de semaine du jeudi au dimanche, mais ça se ressentait dans mon travail. Alors, j'ai quitté mon emploi pour la musique. Je fais environ 125 à 170 concerts par an. Mais les bars et les clubs par ici, c'est de plus en plus difficile d'y jouer, ça devient inaccessible. C'est pour ça qu'on a différentes formules, trio ou duo. Cependant, il y a une super petite scène dans l'ouest de Toronto/Mississauga et on a beaucoup de bons souvenirs. J'essaie de ne pas me rappeler des mauvais. Pourquoi s'embêter? Tiens, par exemple, à Brantford, une petite ville au sud-ouest de Toronto, c'était il y a 11 ans. Nous jouions devant une petite assemblée, et tout ce que nous faisions recevait une standing ovation. C'était vraiment étonnant et mortifiant à la fois. Je dois dire que partout où nous jouons devant un public qui apprécie, c'est super.