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12/17
Chroniques CD du mois Interview: AUTOMATIC CITY Livres & Publications
Portrait: SCOTT JOPLIN Dossier: ALADDIN RECORDS  
 


Interview



blues deraime
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C’est la force du live qui fait ca

C’est une bombe. Deux filles et deux gars, apprentis sorciers du rythme faisant des mélanges détonants pour un set explosif. Les Mooons mènent leur show comme on livre un combat et leur album live est la preuve qu’ils se donnent sans réserve à chaque fois.
Rencontre avec Alexx Schroll et Lionel Riss…et David Braud.

Blues Again : On ne s’en rend pas compte sur votre dernier CD, mais le live a été capté à deux endroits différents.
AS : La prestation reproduite sur le CD a effectivement été saisie à deux endroits différents. Chronologiquement il y a d’abord notre concert donné au festival Blues en Chenin dans le Maine et Loir en août 2009, un super festival où nous étions avec Do The Do et Blues Power Band. La deuxième captation s’est faite en Belgique sur un festival qui s’appelle DLD à Mettet vers Namur, en novembre 2009.

Zone de Texte:LR : En fait ce n’était prémédité. On ne s’est pas dit « on est sur scène, on enregistre ». Il s’avère que les ingénieurs du son sur ces deux concerts on fait un super travail et qu’ils ont gardé une copie de la session. Quand on a écouté le résultat de ce qu’ils avaient fait on a vraiment apprécié.

Quatre compos, quatre reprises…
AS : C’est tombé comme ça. On s’en est rendu compte une fois dans la boîte. On a pris les meilleurs titres. Il y donc nos compos et des reprises, mais pas des reprises textuelles c’est plutôt réarrangé à la sauce Mooonshiners.

Pourquoi ouvrir avec ‘Whole Lotta Rosie’ d’AC/DC ?
LR : C’est un titre qu’on joue pratiquement depuis nos débuts. C’est sur cette chanson que nous nous sommes construits. On avait pris cette vieille composition d’AC/DC pour en faire un truc un peu différent en mettant une grosse dose de boogie dedans et on la joue encore maintenant. Et puis c’est un morceau qui nous défini pas mal.

Vos concerts débordent d’énergie. Vous tenez combien de temps sur scène ?
AS : Ça dépend. Notre record, c’est au festival DLD, on est resté trois bonnes heures non stop à un rythme soutenu. On a tout lâché. Après on est un peu vidé, mais on se sent bien.

Depuis combien de temps existez-vous ?
AS : Ça fait six ans maintenait, dont cinq ans de concerts. On tourne pas mal. La France, la Suisse, la Belgique. On a déjà des dates retenues jusqu’en 2012.

C’est votre deuxième CD…
AS : Oui. Il y a d’abord eu quelques démos faites soigneusement de A à Z par nos petites mains expertes, avec des moyens tout à fait artisanaux, après en 2009 il y a eu le CD Things complètement autoproduit mais qui a été par la suite distribué par Mosaic. Là, c’est donc bien notre deuxième disque, en plus on a la chance d’être sur le label Dixiefrog et le CD est bien distribué. C’est réel un plaisir de travailler avec Philippe Langlois le patron de Dixiefrog, c’est un passionné. Il a fonctionné au coup de cœur en nous proposant cette collaboration. Nous avons la même façon de penser et d’appréhender la musique.

Citons les deux autres Mooonshiners du Live : David Braud à la basse et Aurélie Simenel à la batterie. Mais Aurélie qui était sur le Live et sur le CD précédent vient de vous quitter. Les Mooonshiners seraient-ils maudits des batteurs ?
AS : C’est vrai, depuis les débuts du groupe, il y a eu plusieurs batteurs, mais ils sont tous crédités sur cet album.
LR : Il est extrêmement dangereux d’être batteur chez les Mooonshiners, il peut t’arriver des trucs dont on décline toute responsabilité. Sans plaisanter, nous sommes restés en bons termes avec tous ceux qui sont passés dans le groupe.

Comment composez-vous ?
AS : C’est souvent Lionel qui commence en apportant une idée musicale. Pour les textes c’est moi et on met ça en commun pour que ce soit bien, pour trouver un son, une couleur musicale. Mais les textes je les écris sans me poser la question de savoir si ça collerait sur une musique ou pas, alors quand je reçois une mélodie de Lionel j’essaie de voir si ça peut se mettre dessus. Il m’envoie une ligne mélodique et on voit ce qu’on adapte.
LR : Pour la musique, j’essaie de partir d’ambiances, un bout de mélodie et je brode autour. Après, c’est ouvert, on fait tourner le morceau, on voit ce que ça donne.  Des fois on jette. Ça ne sert à rein de s’acharner quand ça ne veut pas sonner.

Quelles sont vos références dans vos domaines respectifs, comme chanteuses et comme guitaristes ?
LR :
Il y a trois géants qui on fait bouger les choses d’une manière extraordinaire qui fait que pour moi ils se détachent des autres : Miles Davis (OK, comme guitariste… mais, bon, qu’importe l’instrument), Hendrix et Van Halen. Ils ont tout bousculé sans tabou. Ils sont pour moi à la musique ce qu’Einstein est à la physique : il y a eu un avant et un après. Après, il y en a des tonnes que j’adore avec une mention particulière aux frères Vaughan.
 AS : Paradoxalement, je n’écoute pas beaucoup de chanteuses…Les groupes que j’apprécie ont plutôt des leaders masculins ! Mais pour moi, les 2 références absolues, c’est Piaf, et Grace Slick, du Jefferson Airplane, qu’on ne mentionne pas assez souvent dans les voix les plus importantes du 20ème siècle ! J’apprécie également Janis Joplin, évidemment, mais Slick m’inspire davantage, dans tout ce qu’elle était.
DB : Nan, mais c’est bon j’ai compris, les bassistes on s’en branle… 
LR : C’est parce qu’ils répondent tous Pastorius ! 

Sur quelles genres de guitares joues-tu Lionel ?
LR : Je joue le plus souvent sur une Strat de 90 que j’adore, un modèle un peu spécial avec une sélection des micros un peu particulière. J’utilise aussi une Telecaster toute neuve, et une splendide Martin D18 de 76 dont je suis tombé amoureux, qu’un luthier magique m’a restauré (pub : www.latelierdalexandre.com ). Quand je pose les doigts dessus, j’ai vraiment du mal à Zone de Texte:  m’en défaire. Bon, comme j’hésite toujours un peu à la trimbaler en concert, je joue sur ma vieille Norman B20. Le tout, acoustique comme électrique, branché sur Fender Twin, Blues Deluxe ou Blues Junior en fonction de la place dispo dans le véhicule.

Le live a une autre couleur musicale que Things le CD précédent…
AS : C’est vrai. Mais je ne saurais pas dire pourquoi. Il sonne plus blues...
LR : Things, le précédent était plus rock, avec peut-être un côté plus posé. Là, c’est plus blues énervé. Mais c’est la force du live qui fait ça, on ne lâche pas les mêmes chevaux en studio que sur scène.

Un titre qui en lâche beaucoup c’est ‘True Love’ de Kim Wilson. Pourquoi cette reprise ?
LR: Parce que j’aime beaucoup les Fabulous Thunderbirds. Alors j’impose le titre à mes camarades.

Et ‘Brand New Cadillac’ de Vince Taylor?
AS: À la base c’est Vince Taylor, mais c’est en pensant aux Clash qu’on reprend cette chanson.

En dehors du blues et du rock quels genres de musique appréciez-vous ?
LR : Enormément de choses. Ça change selon les périodes, les moments, les humeurs. Du jazz de toutes époques, du hard de mon enfance, du métal, … J’ai du mal avec le rap et l’opéra. Je crois que tout le reste peut me parler.
AS : Je crois qu’il n’y a pas un genre musical qui ne soit pas représenté dans ma discothèque, et les énumérer tous serait très fastidieux, disons que ça va de Piaf à Obituary en passant par NTM, les Kinks, Desmond Dekker, Satie…Comme Lionel le dit, ça change selon les humeurs, je me fais souvent des fixettes sur un groupe ou un album précis un certain laps de temps, puis une autre, etc…
DB : Mes références musicales sont le jazz et le classique, j’écoute beaucoup d’autres choses aussi (mis à part le ska qui me file des boutons) mais je reviens assez souvent à ces bases. Je fonctionne un peu comme Alexx, par « fixettes » ponctuelles

        

Quels sont vos derniers coups de cœurs musicaux ?
AS : Le dernier album des Foo Fighters. Ce n’est pas blues du tout, mais je suis super fan de ce groupe et de Dave Grohl, et le CD n’arrête pas de tourner en ce moment.
LR : J’aime beaucoup le dernier album de Neal Black. Il est très bien.
DB : Il y a longtemps que je n’ai pas acheté de CD, mais j’aime bien aussi les Foo Fighters.

Votre prochain album est déjà en chantier. Quelle en sera la couleur musicale ?
LR : Si tout va bien, il sera assurément fait de compos et de reprises réarrangées la sauce Mooons. Il y a peu de chance qu’il soit monochrome…
Il y a effectivement déjà beaucoup de morceaux écrits, pour ce disque ou pour un autre.

Quels sont vos hobbies en dehors de la musique ?
LR : Avec mon métier d’enseignant, une vie de famille avec 3 enfants jeunes et 50 concerts par an, ça laisse peu de temps pour autre chose.
AS: Corriger des copies, boire des bières, dormir, les films en VO et la littérature anglo-saxonne.
DB : Dès que j’en ai l’occasion je me plonge assez facilement dans un jeu vidéo ou dans un bon film. J’aime aussi jouer au foot avec les enfants de Lionel ou alors boire des bières.

Quel serait votre rêve le plus fou ?
LR : Heu… garder le même line up pendant plus de 5 ans. 
AS : Un album produit par Trent Reznor ou Omar Rodriguez-Lopez. 
DB : Lâcher mon boulot et faire ce que j’aime par-dessus tout.

Gilles Blampain

www.myspace.com/mooonshiners

 

 

 

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