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été 22
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Interview
BO WEAVIL


KING KONG BLUES
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blues bo weavil
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Entouré d’excellents musiciens, il mêle avec bonheur son blues à des sons venus des Caraïbes et d’Afrique où cordes et percussions mènent le bal.    

Blues Again : En mars est sorti l’album A Blessing In Disguise. Comment est-il né ?
Matthieu Fromont : L’idée de ce nouveau projet résulte de ma volonté de réinventer mon blues originel en proposant une évolutioBLUES bo weaviln majeure de ma musique. Une mosaïque de chansons écrites en anglais et en espagnol tissant d’une manière personnelle et originale un métissage culturel entre mon blues mélancolique et les solaires polyrythmies Africaines et Afro-Caribéennes.
Les sujets abordés dans les textes des chansons traitent, par l’usage de nombreuses métaphores, des affres de la solitude, de ‘road-trip’ ou d’amour déchu, sujets mélancoliques propres au blues mais aussi de sensualité festive, de contemplation exaltée ou encore de sujets plus contemporains comme l’individualisme, l’injustice sociale et l’écologie.
J’ai écrit la plupart des chansons de cet album seul, en anglais. Deux chansons ont été écrites en espagnol par Nouschka, ma compagne. Deux autres chansons, dont notamment ‘A Blessing In Disguise’, ont été co-écrites avec mon père Philippe Fromont qui est musicien également.
L’écriture musicale s’est effectuée sur plusieurs années, au gré des tournées, comme un carnet de voyages. Elles ont toutes été élaborées à la guitare acoustique et au chant, puis jouées et rodées sur scène, affinées sous forme de maquettes réalisées lors de l’hiver 2018-19 à mon domicile pour être finalement enregistrées sous leurs formes définitives l’année suivante en studio.
J’ai réalisé A Blessing In Disguise en autoproduction, avec la collaboration de KBKC-Artistes qui m’aide à développer le projet et à assurer le booking. La production en studio a débuté en février 2020. Les bases rythmiques des 12 titres de l’album ont été enregistrées au studio Bonison (44) en une séance de 10 jours.

Tu as lâché la formule one-man-band pour t’entourer d’un orchestre. Est-ce le début d’une nouvelle aventure ? 
Alors non, je n’ai pas du tout lâché le one-man-band, j’ai fait évoluer la formule sous forme de duo, avec ma compagne Nouschka. Elle l’enrichit de sa présence féminine et chante avec moi en jouant des percussions, bongos, claves, maracas... Nous jouons sous l’intitulé Bo Weavil Combo ! C’est d’ailleurs sous cette formule que les morceaux de l’album ont été composés et rodés. Evidemment l’expression n’y est pas aussi riche qu’en groupe, comme sur l’album, mais l’efficacité qu’on génère en duo nous permet d’assurer toutes sortes de scènes, des plus petites aux plus grandes.
Bien entendu l’objectif actuel est de développer une belle tournée avec mon nouveau groupe, en sextet, sur les deux prochaines années. J’ai déjà joué régulièrement avec différents groupes ces dernières années (hormis les deux années covid…), j’ai eu tout plein d’incroyables expériences avec d’excellents musiciens. C’est aussi un véritable challenge de maintenir une équipe soudée, tant les affres de la vie de musiciens nous oblige à avoir plusieurs groupes. C’est très difficile à gérer. Aujourd’hui je suis vraiment heureux d’avoir constitué cette si belle équipe, composées de belles personnes. Et surtout, ça joue excellemment ! Avec une solide section rythmique faisant la part belle aux percussions, lesquelles, par leurs polyrythmies et leurs timbres boisés confèrent la tonalité Africaine et Latino-Américaine si essentielle à ce projet.

Loin de ce que tu faisais entendre jusque-là, c’est une immersion dans les rythmes des Caraïbes et d’Afrique, ce que tu nommes un afro-latin-blues. Pourquoi cette orientation ?
J’ai toujours été passionné par les musiques noires, toutes les musiques noires, déjà très petit. Ce qui me plaisait c’était ces rythmes syncopés, cette gamme pentatonique, celle du blues, celle de l’Afrique. Ce blues tant inspiré par ce bouillon culturel qu’est la Nouvelle-Orléans, où on trouvait toutes les cultures, et notamment Hispaniques, Françaises, Amérindiennes et bien sûr Africaines. Elles s’y sont toutes inter-mélangées et ont donné naissance à tous ces courants du blues. Il n’y a pas plus métissé que les Caraïbes, par lesquelles tous les navires en destination de la Louisiane passaient.
Cuba a développé un genre très sophistiqué, le Son Cubano est un chant qui rappelle très distinctement les complaintes du blues. Tout comme dans le reggae de la Jamaïque d’ailleurs ! Je citerais aussi la Sodade du Cap-Vert…
Les langues sont différentes selon les genres de musiques, mais toutes ont un point commun, le ‘vague à l’âme’.
blues bo weavilL’Afrique, après la décolonisation, a repris comme en écho les rythmiques des musiques noires américaines, et elle a réinventé sa culture musicale traditionnelle ethnique en d’autres genres plus élaborés, en tout cas modernisé ; comme les sons afro-beat, eux-mêmes issus de genre ‘Highlife’ Nigérian mais ayant subi l’influence du funk de James Brown, nous avons aussi la rumba congolaise et bien d’autres encore…
Je trouve cette évolution fascinante. J’ai grandi avec ! Suivant les circonvolutions des genres au gré des années. Mes parents, musiciens accomplis, m’ont enrichi d’une culture musicale très riche.  Nous écoutions autant Etoile de Dakar que Serge Gainsbourg, Stevie Wonder, Nina Hagen, The Police, King Sunny Ade mais aussi le vieux blues, le jazz, la bossa, les musiques des Pays de l’Est, la musique québécoise ou irlandaise…
Et bien sûr les Beatles, Les Stones, The Doors, Bob Marley, Dire Straits, et même Prince et Lenny Kravitz ! Et bien sûr le héros de mon padre, Bob Dylan !

Combien de temps as-tu mis pour venir à bout de cet album ?
Il y a déjà eu un temps pour l’écriture, ça s’étale sur quelques années… ça ne s’est d’ailleurs pas arrêté, je joue et compose quotidiennement, petit à petit, touche par touche. J’y passe beaucoup plus de temps qu’autrefois lorsque je joue du blues plus traditionnel…
La production s’est faite en quatre temps, d’abord j’ai effectué une maquette, puis une séance de 10 jours pour les rythmiques, avec vocal et guitare témoin. C’était en février 2020, juste avant le premier confinement…
Je suis donc resté cloîtré chez moi, avec ma séance de basse-batt-percus. J’ai effectué toutes les post-productions à mon domicile, d’abord entièrement seul, pour les guitares, les harmonicas, les percussions mineures... Puis dès que le confinement s’est allégé j’ai fait venir mon ami John-Joe Murray, violoniste d’origine anglaise qui se trouve être un voisin dans ma campagne vendéenne. Il m’a beaucoup aidé à développer mes arrangements avec ses cordes.
J’avais dans l’esprit de ne mettre dans cet album que des arrangements de cordes et harmonicas, pas de claviers ou de cuivres. C’était un choix délibéré, pour démarquer le projet et lui apporter une couleur propre qui se différencie d’autres productions actuelles. Il se trouve aussi que dans ma famille nous sommes tous des musiciens spécialisé dans les cordes, mon grand-père violoniste d’un quatuor de renom, ma grand-mère harpiste en orchestre, mes parents dans les instruments traditionnels, à cordes toujours… Je voulais rester dans cette veine là !

Quelles sont tes sources d’inspiration pour écrire et composer ?
Elles sont tellement nombreuses qu’elles ne pourraient entrer en quelques lignes…
Lorsque j’étais en phase d’écriture des textes, je me souviens d’avoir eu en tête le flow rythmique de J.J. Cale, dont j’adore les compos, mais aussi Bob Marley, dont j’admire également l’œuvre.
J’avoue que le morceau ‘The Healer’ interprété par John Lee Hooker et Santana a pu servir d’étincelle pour ce projet que j’ai de longue date. Je nommerais aussi Taj Mahal, qui a été un des premiers bluesmen à aborder des sonorités ‘world’, Marc Ribot Y Los Cubanos Postizos qui fait un blues instrumental sur fond de percussions afro-cubaines. C’est lui qui joue la guitare sur des albums de Tom Waits ou Bashung. J’adore ce musicien.
Et bien sûr Ali Farka Touré, dont la musique m’a envoûté dès que je l’ai découverte, à l’aube des années 1990. Il a été d’une influence majeure dans mon jeu de guitare, avec le jeu de John Lee Hooker bien sûr, à mes débuts.
J’évoquerais pour terminer que si je ne chante pas de chansons en français, par choix délibéré, je reste un grand admirateur de la musique de Gainsbourg et de Jacques Higelin. Ce sont deux artistes qui ont largement puisé leurs inspirations dans les cultures noires. Il y en beaucoup d’autres bien sûr… Mais ceux-là m’ont particulièrement inspiré.

BLUES bo weavil

Qui sont les musiciens qui ont participé à la création ?
Les musiciens présents en studio pour la séance étaient : Marcus Camus (batterie), Gaël ‘Galou’ Ventroux (basses) et Yvan ‘Don’ Tamayo (percussions).  Albert Milauchian était aux commandes. Lors de la post-prod nous avions John-Joe Murray au violon, et aux chœurs Mathilde Lucas et Nouschka.
Le sextet que nous proposons aujourd’hui sur scène est toujours composé de Galou et Yvan, le batteur est dorénavant Martin Piveteau. Les claviers de Jean-Patrick Cosset sont venus rejoindre la formation, nous permettant la reproduction d’une partie des riches arrangements du disque.

Le design de la pochette du CD avec ce style néo-rétro est assez recherché. Qui en est l’auteur ?
Le graphisme de la pochette a été réalisé par l’artiste-affichiste Ben Hito, entre autres illustrateur du fanzine Rock Critic, un magazine gratuit, trimestriel, édité par Les frères Lumineux, association pour la promotion de l'impression d'art. L'illustrateur Ben Hito est issu de la presse BD des années 80 (Metal Hurlant, Viper, Zoulou, Flag).  Il travaille très régulièrement avec le magazine Rock & Folk, le Label Paris DJs et l'organisateur Nueva Onda. Il dessine aussi des affiches pour des artistes majeurs comme Fred Wesley, Taj Mahal ou encore Lurrie Bell…

Trouve-t-on cet album dans le commerce, et si ce n’est pas le cas comment se le procurer ?
L’album est disponible sur toutes les plateformes de streaming depuis le 1er mars 2022.
Le CD n’est lui disponible qu’auprès de nous, soit lors des concerts ou bien sur le lien suivant, en achat en ligne : https://www.helloasso.com/associations/kbkc/boutiques/bo-weavil
La vente est effectuée directement par KBKC-Artistes, la boite de production avec laquelle je travaille.

Ton activité de musicien fête ses 27 ans, quel bilan fais-tu de cette longue période ?
Ben… Disons que ça fait 27 ans que je n’ai pour ainsi dire pas pris de vacances et que j’avoue que ça me manque un peu ! Plus sérieusement, ce petit début de carrière me semble assez prometteur, je crois que je vais pouvoir continuer encore 27 années de plus !
Il y a eu plusieurs périodes, tout d’abord le duo avec mon ancien collègue Vincent Talpært. C’était incroyable, en quelques années on a fait des tournées vraiment impressionnantes, tout le temps sur la route. On dégageait une très belle énergie en duo, on jouait vraiment ce blues qui nous passionnait. C’était presque un rêve qui se réalisait, cet enthousiasme du public lors de nos concerts. On a eu vraiment de grandes années entre 2000 et 2007.
Mais cette époque s’est tarie, et j’ai alors gravement mangé la poussière pendant les quelques années qui ont suivies… La reprise s’est faite avec la rencontre de la sphère musicale nantaise, un album pour redécoller en 2010, et ça a fonctionné. Un temps en tout cas…
J’avais besoin, c’était même une nécessité, de créer ma musique, pas juste ‘du blues’ à la façon de untel ou autre tel, même si je me défends bien dans le genre, mais ‘mon blues’. Trouver mon son, réussir à faire s’exprimer ce battement que j’ai dans la tête, ce truc impalpable qui dévore mon esprit depuis que je respire.

Combien de concerts fais-tu par an en moyenne ?
J’en joue actuellement près d’une cinquantaine par an en moyenne. Principalement sous mon nom Bo Weavil, en duo et en groupe. Mais aussi parfois avec d’autres formations, comme The Daisy Pickers ou Bluebird Beats avec lesquels on joue du ragtime, des vieux blues et du rock’n’roll, un peu dans l’esprit de ce que je jouais avant, mais en plus acoustique.  
Une cinquantaine c’est à la fois peu et beaucoup… Effectuer autant de concerts par an sous un seul nom d’artiste est devenu assez rare, même très rare, donc je ne me plains pas.

Quelle a été la plus belle expérience de scène au fil de toutes ces années ?
Elles sont très nombreuses, évidemment, je citerais bien sur la scène de l’Olympia en première partie de Ben Harper, Les Eurockéennes de Belfort, où nous avions joué avec la chanteuse Camille et Seb Martel.  D’innombrables scènes de festival en Belgique, Allemagne, Pays-Bas… Et même à Memphis USA et à Vancouver. Mais surtout ce festival en Norvège, aux îles Lofoten, c’était d’une beauté extraordinaire, on jouait sur un bateau à flan de falaise. Magique et grandiose !
La plus grande scène que j’ai faite était à Mont-Tremblant, à coté de Montréal. On jouait en duo en première partie des Fabulous Thunderbirds, suivait Clarence Gatemouth Brown. La scène faisait au moins 50m de large, pour une audience d’environ 50.000 personnes, c’était gigantesque. Et que du blues ! Je crois bien n’avoir jamais vu une telle affluence de public en Europe…

Y a-t-il un but que tu n’as pas encore atteint en tant que musicien ?blues BO WEAVIL
Oui bien sûr ! Ils sont nombreux et le temps passe trop vite.
J’aimerais voyager et rencontrer les musiciens du monde. Participer à des projets multiculturels, aller à la rencontre de vrais gens et de musiciens ! Aussi parce qu’on a été enfermé trop longtemps… Nous vivons une période particulière, chacun dans sa bulle. C’est aussi la raison de ce choix artistique concernant mon album. Un moyen de s’évader loin sans trop bouger de chez soi.
J’aimerais aussi je le confesse agrandir mon public, embarquer davantage de monde à découvrir mon blues, jouer davantage à l’étranger et notamment dans les régions que je n’ai pas encore visitées, et elles sont très nombreuses.

Quels sont tes projets pour les mois à venir ?
Bosser comme un dingue autour de la sortie du disque et tourner à balle !
En dehors de tes engagements personnels, travailles-tu sur d'autres projets en collaboration ? 
Pas actuellement, mais pourquoi pas ? J’ai fait par le passé des collaborations musicale très intéressantes, par exemple avec le rappeur D’de Kabal, avec ma maman Emmanuelle Parrenin pour laquelle j’ai enregistré des sessions à plusieurs reprises…

Pour parler d’autre chose, quand tu poses ta guitare quels sont tes hobbies ?
Poser la guitare ? Pourquoi faire ?
J’aime jardiner, j’aime cuisiner, j’aime me balader en forêt ou dans de beaux endroits, j’aime flâner au jardin et écouter les oiseaux, avec mon chat sur les genoux, en vérité je suis assez contemplatif. J’aime les choses simples. Je ne lis pas assez, je passe beaucoup trop de temps sur les réseaux sociaux, c’est un vrai problème… Mais pas trop le choix avec mon métier, il faut bien faire de la com ! 
Par contre j’ai abandonné depuis longtemps la télévision, c’est un média que je déteste.
Quand je suis en voiture il m’arrive d’écouter la radio, mais dans la très grande majorité des cas j’écoute surtout mes playlists de musique.

Quel est ton lieu de prédilection ?
Mon jardin ! Enfin ces dernières années c’est surtout lui que j’ai vu… Je vis en Vendée depuis une douzaine d’années, après avoir été Parisien et Nantais, et même un temps Tourangeau. Je m’y plais, c’est une magnifique région. On a une très belle flore, c’est un peu comme le nord du sud quoi ! On y trouve une nature sauvage et une incroyable variété d’oiseaux. J’ai vu beaucoup d’endroits merveilleux, en Inde, au Kenya, à Vancouver, mais je pense que de tous les endroits que j’ai visités, le plus beau coin où je suis allé, celui qui m’émerveille absolument, c’est finalement la Corse.

En dehors du blues quels genres d’artistes et de musiques apprécies-tu ?
J.J. Cale, Ry Cooder, Lenny Kravitz, Dire Straits, James Brown, Prince, Bob Marley & The Wailers, Taj Mahal, The Beatles, The Doors, Ali Farka Touré, Toumani Diabate, Mulatu Astatke, ‘Chief’ Stephen Osita Osadebe, Fela Kuti, King Sunny Ade, Tinariwen, Bombino, Buena Vista Social Club, Pupi Campo Orchestra, Tito Puente, Roberto Fonseca…

Quel a été ton dernier coup de cœur musical ?
Je suis à fond dans le style cubain des années 20-40 depuis un moment. J’adore le son du Tres Cubano que j’ai appris à maîtriser pour la production de l’album. Je me suis aussi mis à la guitare douze cordes qui permet d’obtenir ces soBLUES bo weavilnorités baroques du Tres Cubano et du Cuatro Portoriqueño. C’est un peu comme dans le blues américain, on a dans le Son Cubain une richesse et une qualité musicale dans ces années qui est vraiment exceptionnelle. Peu de production moderne égale selon moi la qualité de ces vieux enregistrements, mais un enregistrement actuel sort du lot selon moi, c’est Changüi de Guantanamo, Este Es Nuestro Changüi. Un très bel album !

Et ton dernier coup de gueule d’un point de vue plus général ?
Pffff… Vraiment ?
Alors-là je ne sais pas par où commencer, c’est tellement le bordel partout… Mais je sais où je peux finir : Il me paraît tellement évident qu’au lieu de financer la guerre, de provoquer la destruction, la misère sociale, la pauvreté, l’exil… on ferait bien mieux de s’arrêter tous un moment et tous ensemble s’occuper de notre chère planète qui va si mal. C’est l’évidente urgence absolue.  

Quel serait ton rêve le plus fou ?
Partir en vacances !
Que cet album trouve son public et qu’il ait le succès qu’il mérite. Si c’est bien le cas je pourrais alors en faire d’autres ; j’ai tout plein d’idées et toutes les compositions suffisantes pour penser un deuxième voir un troisième album dans la même veine.  C’est ce que je souhaite ardemment !

Gilles Blampain – mars 2022

https://www.facebook.com/BoWeavil.Music/

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