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12/19
Chroniques CD du mois Interview: BOOGIE RAMBLERS Livres & Publications
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Interview
boogie ramblers


KING KONG BLUES
king kong blues
king kong blues






Guitare, harmo, banjo et contrebasse, il n’en faut pas plus au trio pour mélanger les genres et faire bouger son public.   

Blues Again : Comment le groupe est-il né ?
Le groupe a pris la suite d’un autre groupe, parce qu’on avait des concerts prévus.

Depuis quand existe-t-il ?
Depuis 2011, mais en trio sous sa forme actuelle, depuis mi-2016.

BLUES BOOGIE RAMBLERSQuel est votre port d’attache ?
La région Rhône Alpes, avec comme point central Romans/Valence, pas loin des bons vignobles et des bons restaurants…

Qui sont les membres du groupe ?
Yannick Dorel (chant/guitare/compositions), auparavant au chant/guitare avec le trio Yellow Dogs, Jonathan Callet (harmonica/banjo) qui est le leader de Texako et joue parfois également de l’harmonica avec Crippled Frogs, et Bruno Follonier (contrebasse), qui a officié avec plusieurs groupes blues, et aussi rock en région parisienne dont Salty Dog.

Comment s’est fait la rencontre entre vous ?
Yannick : Nous jouions ensemble avec Bruno - qui était à la basse électrique, au ukulélé et aussi au choix des morceaux - depuis le début des années 2000 dans un autre groupe autour de Valence qui a été un duo/trio/quartet/quintet et re-duo. Nous avions commencé presque à son arrivée dans la région après une répétition « étrange » ou nous nous étions retrouvés par hasard ensemble chez un batteur « étrange ». Nous n’avions jamais vraiment arrêté de jouer ensemble après cette rencontre, avec d’autres musiciens, même si c’était devenu plus épisodique. Quand Yellow Dogs s’est arrêté après deux albums on a simplement continué comme avant, un peu plus souvent. Nous connaissions Jonathan car Texako a fait pas mal de disques et on avait souvent eu l’occasion de voir jouer le groupe. On se disait tous les trois qu’on ferait bien quelque chose ensemble. Personnellement je voulais vraiment rejouer avec de l’harmo.

Quelles ont été vos influences ?
Connaissez-vous Louis Curtis ? Fernand Bonaz ?

3 ou 4 musiciens ou chanteurs de référence qui font l’unanimité dans le groupe ?
Les figures principales qui mettent tout le monde d’accord : bien sûr Muddy Waters et ses trucs de slide, harmo, contrebasse fin 40s début 50s... et Johnny Cash. Et ensuite aussi, Amos Milburn, qui fait écho à notre vice commun pour le Crozes Hermitage ou le St Joseph, et Hank III, pour les chansons et pour l’attitude.

Vous souvenez-vous du premier blues ou rock que vous avez entendu ?
Yannick : Je pense que c’était un truc de Dick Rivers ou Johnny, genre orchestre de bal. 
Bruno : C’était au siècle dernier, ma mémoire fait défaut.
Jonathan : Pour moi la rencontre avec le blues, c’est Rémy Bricka ou Popeck.

Qui imprime la couleur musicale du groupe ?
C’est Bruno, avec ses chemises. Non sérieusement, il a une belle collection côté musique et a souvent des propositions.

Quelles sont vos sources d’inspiration pour composer ?
Yannick : Principalement les personnes que l’on peut rencontrer ici ou là. Avec qui ça se passe très bien ou alors pas du tout d’ailleurs.

Comment définiriez-vous votre style ?
Notre répertoire est un mélange de trucs qu’on aime bien. Du blues, du rockabilly basique, du rhythm’n’blues, de la country... on appelle ça du « Blues’n’Roll ».

Où et quand avez-vous fait votre premier concert ?
Je pense que c’était en Ardèche à l’occasion d’une compétition de dragster, en 2011.

Et vous en faites combien dans une année ?
Une vingtaine.
BLUES BOOGIE RAMBLERS
En quoi la scène est-elle indispensable ?
Pour la chaleur humaine bien sûr. Jouer pour les murs de sa cave ou pour un réseau social en ligne n’a aucun intérêt... Les réactions des personnes qui nous écoutent sont autant de signaux qui nous donnent de l’énergie et nous permettent de nous améliorer. C’est aussi l’occasion de partages réels, et de rencontres qui nous enrichissent humainement.

Un bon souvenir de scène… Un mauvais souvenir de scène…
Il y en a bien sûr plus de bons que de mauvais. Mais au final, les deux soudent le groupe. Les très bons pour nous, tous les concerts chez Anne-Marie et Jack Garcia, parce qu’il y a l’ambiance et aussi toutes les rencontres à côté et tous les bons moments qui vont avec ! Les mauvais ? Il y a un autre groupe qui arrive en même temps que nous car l’organisateur a changé de plan sans prévenir. Ou alors, on a rendez-vous à 17h on nous demande de ne pas prendre notre sono, mais le sonorisateur, lui, arrive au moment de jouer.

Et les belles rencontres ?
Notre rencontre avec Jean-Louis Lombardini, qui est un peu le quatrième Boogie Rambler quelque part. Et aussi un concert à l’hôpital de Grenoble pour des personnes victimes d’AVC ou d’accidents de la route. Jouer devant ce public en fauteuil roulant et les voir danser sur notre musique, c’était étrange et fort à la fois.

On peut écouter différents enregistrements sur Bandcamp mais envisagez-vous la sortie matérielle d’un album ?
On a fait un album de compositions en 2013, un enregistrement acoustique en 2018 mais en ce moment on travaille sur une vidéo et on compose toujours pour réenregistrer plus tard… ce serait top d’avoir du piano sur un prochain enregistrement.

Quels sont les projets du groupe pour les mois à venir ? BLUES BOOGIE RAMBLERS
Composer ! Et avoir l’occasion de faire de belles scènes, essayer de s’exporter hors de la région et passer plein de bons moments ensemble.

Pour parler d’autre chose, quels sont vos hobbies en dehors de la musique ?
Yannick : Je dois dire que Bruno et Jonathan sont assez connaisseurs côté peinture, et BD. Récemment les albums de Larcenet tournent pas mal entre nous d’ailleurs. Bruno est le sportif de la bande. Jonathan parcourt souvent les brocantes. Pour moi ce serait plutôt l’électronique, parce que j’aime bien bidouiller et que dans les brocantes, tout n’est pas toujours en état aussi.

Un lieu de prédilection où vous aimez vous retrouver ?
Les Aubergistes à Marsanne !

Derniers coups de cœur musicaux ?
Kokomo Kings, Daddy Long Legs, The Country Sound of Harmonica Sam, les Hillbillies.

Pour le groupe, quel serait le rêve le plus fou ?
Faire un bœuf avec Otis Spann et Freddy Below. Albert King ferait les solos de guitare et Amos Milburn tiendrait le bar et pourrait venir faire du boogie.

Un dernier mot…
Pensez-vous que la fameuse guitare rouge va passer l’année ?

Gilles Blampain – novembre 2019

https://www.youtube.com/watch?v=qvmwMKa1ToI

https://www.facebook.com/Theboogieramblers/

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