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04/19
Chroniques CD du mois Interview: ANDRES ROOTS Livres & Publications
Portrait: CLARENCE GATEMOUTH BROWN Interview: HOE BOY AND THE DEVIL Dossier: PIEDMONT BLUES
 


Interview
HOE BOY AND THE DEVIL


KING KONG BLUES
king kong blues
king kong blues






Une formation atypique à la joie communicative dont le style dynamique et entraînant fait vite monter la température.
   

Blues Again : Comment le groupe est-il né ?
Lio : A la base, nous avions créé ce groupe en mai 2015 (Oliv, Moux et moi) pour faire de la surf music (reprises des Ventures, Shadows …), mais après deux, trois répètes, le style a vite tourné vers le blues, en faisant tous simplement lors d’un bœuf en répète la fameuse reprise du film O’Brother : ‘Constant Sorrow’.
blues hoe boy and the devil
Quel est votre port d’attache ?
Notre gare de départ est située dans un petit village du nord de la France, plus exactement à Haussy près de Valenciennes.

Pourquoi le choix de ce nom ?
Lio : Après pas mal de recherches sur l’histoire du blues, plus précisément ses origines dans le Delta, je suis tombé sur ce terme, hobo, qui définissait les bluesmen qui prenaient le train clandestinement afin de jouer leur musique à travers le pays. Hobo plus précisément les hoe boys. A cela j’ai tout de suite associé la fameuse légende de Mr. Robert Johnson (sur le fameux crossroad et de son pacte avec le diable), et voilà le nom était trouvé : Hoe Boy and the Devil.

On présente les membres du groupe…
Oliv : Depuis mai 2015, guitare, chant, ex-guitariste/chanteur dans un groupe local de rock.
Moux : Batterie, percussion, issu du conservatoire de Valenciennes, ex-membre d’un groupe de ska punk local.
Lio : Guitare, slide, harmonica, guitariste dans un autre groupe de punk rock depuis 2001 Nothing For Free.
Lut : Je suis arrivé en novembre 2015, basse/contrebasse, également bassiste et membre de Nothing For Free depuis 1999.
Seb : Arrivé en juin 2017, cuivre, membre de différentes harmonies et brass bands.
Romaric : Egalement depuis juin 2017, cuivre, membre de différentes harmonies et brass bands.

Qui imprime la couleur musicale ?
Lio : Tu sais la plupart du temps, chacun amène sa pierre à l’édifice, comme nous venons tous d’univers musicaux différent, je pense que c’est ce qui fait la particularité du groupe. Bien sûr, Oliv ou moi-même arrivons en répète avec une idée, un riff, une mélodie et nous tournons en jam autour de cette idée jusqu’à trouver le petit truc qui fait que l’on se dit là, c’est bon !

Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Lio : Comme on le disait au début le groupe a débuté seulement avec trois membres avec un style complètement différent. Moux et moi-même nous nous connaissions déjà d’avant, nous avions fait une bonne partie de nos études ensemble et partagé la scène avec nos groupes respectifs de l’époque. Oliv était tout simplement mon voisin, à force de se croiser avec des amplis et des instruments on a tout de suite sympathisé. Un jour, on s’est décidé à former un groupe, à la recherche d’un batteur, je lui ai dit, que je connaissais un ancien pote de classe qui serait peut-être intéressé (Moux). Lorsque je lui ai donné son nom, Oliv me dit : « Ben justement, je le connais bien, j’ai fait 2 ans de collocation avec lui ».
En ce qui concerne Lut (basse/contrebasse) je le connais depuis plus de 18 ans, nous jouons ensemble dans un groupe de punk rock et nous avons baroudé un peu partout ensemble.
Pour Seb et Romaric, je ne les connaissais pas du tout avant que Moux nous les présente, ils jouent ensemble dans différentes harmonies et brass band.
Blues hoe boy and the devil
A l’origine le band est composé de guitare, basse, batterie, harmo, comment est venue l’idée d’intégrer 2 trompettes ?
Lio : En fait, nous étions quatre, Ludo avait intégré le groupe avec ça contrebasse, à force de faire des reprises des Blues Brothers, on se disait que ce serait cool d’avoir une section de cuivres. Moux nous a tout de suite dit qu’il en connaissait dans son entourage qui seraient peut-être intéressés, et voilà les cuivres étaient parmi nous. Romaric est venu nous voir en répète avec ça trompette et… on a fini pompette, il était engagé ! Afin de renforcer la section cuivre, Seb nous a rejoint, un soir de juin.
Quelles influences vous reconnaissez-vous ?
Punk rock, Delta blues, rockabilly, ska-punk, jazz, classique, variété française, stoner.

Comment définiriez-vous votre style ?
Blues’n roll (du smooth jazz au ragtime blues jusqu’au blues endiablé).

Où avez-vous fait votre premier concert :
Ce fut à l’occasion d’un festival de wakeboard en Belgique au Spin Cablepark en septembre 2015.

Et maintenant combien de concerts par an ?
On va dire une trentaine de dates par exemple en 2018, nous essayons de tourner sur ce rythme de croisière, que ce soit du café-concert au festival ou au rassemblement retro, concert associatif…

En quoi la scène est-elle importante ?
La scène, blues hoe boy and the deville live, l’interaction avec le public, est une chose très importante pour HB et sûrement pour tous bluesmen. Pouvoir partager, faire découvrir, expliquer au public les histoires et légendes qui gravitent autour du blues. Tu sais, par exemple c’est tout simplement génial de sortir une cigare box (que nous fabriquons nous-mêmes), en expliquant aux gens les origines de cette « guitare » et ensuite enchaîner un morceau qui envoie du lourd avec cet instrument du diable !

Quels sont vos meilleurs souvenirs de musiciens ?
Partager la scène avec le groupe The Swinging Dice et Cap’tain Boogy, et rencontrer les organisateurs et associations qui se bougent pour faire perdurer cette magnifique scène blues.

Vous avez enregistré un EP 4 titres MoonShine, disponible sur Bandcamp, envisagez-vous une autre sortie ?
Un album bien sûr ! Nous sommes actuellement en train de composer un max de morceaux, afin d’avoir le choix en studio, et sûrement les sortir en « galette », tout rêve de bluesmen.

Quels ont été vos derniers coups de cœur musicaux ?
Sûrement le dernier album de Billy Gibbons, qui est tout simplement énorme. Le dernier album du groupe The Living End. Le dernier de Pokey LaFarge, et tous les autres aussi en fait.

Quel serait votre rêve le plus fou ?
Une tournée aux USA, plus précisément de la Nouvelle Orléans jusqu’à Nashville.

Un dernier mot…
Merci au public qui nous suit.

Gilles Blampain – mars 2019

www.facebook.com/hoeboyandthedevil/

Blues hoe boy and the devil