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09/18
Chroniques CD du mois Interview: MO FAB ET LA CHOSE ELECTRIQUE Livres & Publications
Portrait: BIG JOE TURNER Interview: BLUES EATERS Dossier: MODERN RECORDS
 


Interview
MO'FAB & LA CHOSE ELECTRIQUE


KING KONG BLUES
king kong blues
king kong blues






Le voyage, les images qui traversent l'esprit, les atmosphères rencontrées ici ou là, une grande place à l'improvisation et une part de mystère.   

Blues Again : Faisons les présentations…
Fabrice Galodé : Je suis originaire de la région rennaise, avec un passage d'une dizaine d'années à Paris ; je voyage aussiBlues MoFab depuis plus de 20 ans aux Etats-Unis (tous les 2 ans en moyenne) pour rencontrer les bluesmen locaux et jouer là-bas ; une super expérience à chaque fois !

Comment es-tu venu à la musique ?
J'avais 18 ans et j'ai découvert Elvis Presley puis logiquement le blues grâce à une émission de radio présentée par Patrick Verbeke à l'époque. J'ai acheté ma première guitare acoustique et ma vie a changé.

Te souviens-tu du premier blues ou rock entendu ? 
That's All Right Mama’ (Big Mama Thornton) chantée par Elvis... les 2 versions sont très différentes !
              
Quelles ont été tes principales influences ?
J'ai énormément appris des 3 King (BB, Albert, Freddie), concernant mon ressenti scénique c'est plus Buddy Guy et son attitude dont je me sens proche.

Quels musiciens entrent dans ton panthéon personnel ?
Albert King sans aucun doute, Stevie Ray Vaughan et... Prince qui synthétise toutes les musiques du 20ème siècle.

Sur quels genres de guitares joues-tu ?
Je joue sur une Epiphone 335 cherry red avec Bigsby et une Fender Stratocaster (inspirée de la Rory Gallagher).

Un bon souvenir de scène… et le pire…
Mes meilleurs souvenirs sont à Chicago où j'ai pu jouer avec Carl Weathersby, Lindsey Alexander, Lorenzo Thompson, Breezy Rodio... et un soir devant Buddy Guy himself (dans son club) le temps d'un morceau.
Le pire souvenir, c'est ma première fois sur scène ; après ça j'ai failli arrêter ! Enfin je me suis mis à travailler !

On ne peut y échapper. Parle-nous de l’aventure Bluesmiles…
On a démarré l'aventure il y a 10 ans, entre potes, un album, des concerts surtout en Bretagne et des souvenirs... inoubliables. J'ai décidé de passer à autre chose et les gars l'ont bien compris, nos vies familiales et professionnelles ne nous permettaient plus d'avancer aussi vite et la logistique devenait compliquée à 5 musiciens.

Et maintenant démarre le projet Mo'Fab et la Chose Electrique. D’abord, pourquoi le choix de ce nom ?
C'est la contraction de mon surnom Mojofab et le duo basse-batterie qui m'accompagne c'est « Electric thing », je trouvais qu'il était mieux de le dire en français La Chose Electrique. C'est d'ailleurs un de nos titres sur scène.

Blues MoFabPrésente-nous tes compagnons de scène.
A la batterie Mathieu Ros (Mat Tam Tam) et à la basse Gilles Gueguen (Gilou Blue), qui ont acceptés de me suivre dans ce projet commun.

Quel style musical abordez-vous ?
Blues-rock bien sûr mais la Chose Electrique veut garder une part de mystère ! Des compositions et quelques reprises à notre sauce...

3 ou 4 musiciens ou chanteurs de référence qui font l’unanimité dans le groupe ?
On vient d'univers musicaux assez différents : punk, reggae, blues, rock (et c'est une bonne chose), du coup chaque électron du groupe crée une proposition libre lors de nos répétitions et sur scène aussi ; les codes ne sont pas forcément respectés, on laisse une grande place à l'improvisation, c'est ça le blues.

Quelles sont tes sources d’inspiration pour écrire et composer ?
Le voyage, les images qui me traversent l'esprit, les atmosphères rencontrées ici ou là... c'est exactement ce que je visualise quand je joue.

Quels sont les projets du groupe pour les mois à venir ?
Répétitions, scènes, album en préparation pour 2019. Une grosse motivation et un enthousiasme débordant pour cette nouvelle expérience musicale. L'album est en phase de composition actuellement et l'enregistrement se fera sur plusieurs mois pour sortir fin 2019.

En quoi la scène est-elle indispensable ?
Quand tu commences la musique tu joues pour toi, puis tu te dis que c'est dommage de ne pas le partager. Ces années m'ont appris que c'est le partage de ce plaisir qui rend la scène indispensable et puis je me mets toujours à la place du spectateur, j'en suis un moi-même !

Quelques mots sur la scène musicale de Rennes…
Très riche et tous les styles sont représentés. Les festivals et évènements sont multiples, je n'apprends rien à personne, ça fait 40 ans que c'est comme ça ici.

En dehors du rhythm’n’blues, du rock, apprécies-tu d’autres styles musicaux ?
Je suis très anglo-saxon dans mes goûts, sinon j'aime me rendre à un festival « généraliste » où tu peux entendre avec bonheur de la musique péruvienne et passer sur un groupe pop, bref, j'aime les belles découvertes au coin de la rue.

Pour parler d’autre chose, quels sont tes hobbies en dehors de la musique ?
Mon truc c'est le voyage et les rencontres, et des bonnes soirées entre potes. J'habite en campagne désormais, et c'est juste le bonheur, se poser et profiter de la vie.
Blues MoFab

Quel est ton endroit de prédilection ?
Chicago, c'est la ville que je préfère... un mix entre l'architecture new-yorkaise et la cool attitude de San Francisco... au bord du lac Michigan, je m'y sens bien.

Derniers coups de cœur musicaux ?
Encore un King! Pffff... Marcus King! La claque ! La voix, le jeu de guitare, 20 ans il a déjà tout !

Pour le groupe, quel serait le rêve le plus fou ?
Les rêves sont nombreux, autant que les scènes où se produire. Jouer sur un festival international serait génial à terme, on y travaille.

Un dernier mot…
Un énorme merci à ma compagne Jessica qui me soutient depuis toujours et qui supporte avec amour les notes bleues qui rythment nos jours.

Gilles Blampain – juillet 2018

www.facebook.com/MojoFab/

Blues MoFab