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12/17
Chroniques CD du mois Interview: AUTOMATIC CITY Livres & Publications
Portrait: SCOTT JOPLIN Dossier: ALADDIN RECORDS  
 


Dans cette rubrique, vous trouverez une sélection de CD choisis par l'équipe Blues Again.

DECEMBRE 2012

Beth Hart
Bang bang boom boom

Genre musical: Bluezy, Jazzy
Compositions: 11 sur 11
Livret : Très beau
Label : MASCOT
Distributeur : PROVOGUE

Avec sa voix chaude, envoûtante et puissante, Beth Hart nous entraine dans un univers musical multidimensionnel. En effet, avec une sensibilité à fleur de peau, la Californienne expose avec ce nouveau CD différentes facettes de son talent où elle aborde blues, jazz, gospel, rock ou ballade. Avec solo de piano ou intervention de cuivres, quel que soit le style abordé, le frisson passe, l’émotion prend corps avec une intreprétation puissante et sensuelle dans laquelle on discerne néanmoins parfois une certaine fragilité. Cet enregistrement révèle une chanteuse disposant d’un énorme feeling, une interprète vraiment épanouie, dotée d’un registre étendu et qui dégage une authentique sérénité. La voix n’est jamais à la limite et on sent toujours qu’il y a de la réserve. Mais Beth Hart ne se contente pas de chanter, car, seule ou en collaboration, elle signe les 11 titres de cet album très bien produit et lumineux. L’emballage vaut le contenu car le distributeur présente un livret soigné affichant les textes des chansons et de très belles et avantageuses photos de la chanteuse. A noter cependant que si le visuel est un peu raccoleur, le disque est réellement de très belle facture.
Gilles Blampain

Bootleggers
Heart of Dixie

Genre musical: Blues, Boogie, Honky Tonk
Compositions: 0 sur 9
Livret : Digipack avec photos des 4 musiciens
Label : DIXIEFROG
Distributeur :
HARMONIA MUNDI

Les Bootleggers, ça pourrait être l’histoire de quatre copains de chambrée qui se disent un jour : « tiens, vu qu’on aime la musique, pourquoi pas lancer un groupe ? ». Et l’histoire prendrait. Si bien que voilà nos quatre larrons réunis autour de la musique du rock du sud des States, du blues, du boogie et de la country bien gras et poisseux et virevoltant des taudis des bayous et autres motels du Midwest. Et ces quatre potes là ne sont pas des natives mais des Français bien de chez nous : Fred (Bordeneuve, à la guitare), Didier (Céré, au chant et à la rythmique), Nico (Lacaze, à la batterie) et Polo (Lugan, à la basse). Et ça riffe en masse, ça swingue sur des reprises bluesy de Tom Douglas, ‘Red Nekkid’ ; ça balance sévèrement sur une country endiablée de James Blundell, ‘I’m Afraid’ ou sur ‘Move It On Over’ de monsieur Hank Williams où sont invités pour l’occasion Rusty Burns et Nico Wayne Toussaint.
Tristan Sicard

Chicken Diamond
II

Genre musical: Blunk
Compositions: 10 sur 11
Livret : Très beau, artiste clandestin...
Label : BEAST RECORDS
Distributeur : CARGO

Adieu gentils baladins, l'antéchrist de Thionville est de retour. Ce deuxième outrage vient exterminer les quelques pousses d'espoir et de candeur qui tâchaient de survivre à l'apocalypse du mois de juin 2011, lorsque sortit son premier album tout vinyle. Pour celui-ci, on aura droit aux deux supports. A défaut de mieux, on dira que Chicken fait du blunk, astucieuse contraction des mots blues et punk. La bête est là, seule dans ce grenier où elle comprime ses petits tronçons de haine, avec un râtelier de grattes et une poignée de machines bon marché, séquenceurs et boîtes à rythmes. Chicken écume avec la voix de Lemmy Kilmister ou celle de James Leg (Black Diamond Heavies), en plus gore. Il avait perpétré son premier attentat dans un blunk lancinant, sursaturé, genre Delta sludge. Il fait maintenant son deuxième cauchemar, moins souterrain, moins metal, plus rapide, hache des rythmiques infernales d'un poignet robotique à la Wilko Johnson, met à serpenter d'affreuses grimaces de country blues aux méandres grinçants, et déclenche des chorus de souffrance avec une méchanceté sans humour… à moins que le viol de ‘The Thrill Is Gone’, équarri sur l'enclume, doive être compté pour une malice de chansonnier. Onze ordalies, toutes accessibles : Chicken n'est pas un bruitiste ni un esthète du chaos, juste un bluesman. L’air « pour qui je donnerais tout Rossini, tout Mozart et tout Weber » s’intitule ‘Gold Rush’. Ce chant déchiqueté qui circule comme un acide, tendu à s'en déchirer les abdos… « Gold rushhh, can't stop panning for gold ! » Un exorciste est demandé à l’accueil.
Christian Casoni

David Hidalgo - Mato Nanji - Luther Dickinson
3 Skulls and the truth

Genre musical: Heavy Blues Rock
Compositions: 12 sur 12
Livret : Beau digipack
Label : MASCOT
Distributeur : PROVOGUE

Séparés momentanément de leurs groupes respectifs, David Hidalgo (Los Lobos), Mato Nanji (Indigenous) et Luther Dickinson (North Mississippi Allstars - Black Crowes), se retouvent pour former un super band. Cela donne un album complètement axé sur la guitare. Chaque titre est prétexte à plusieurs solos permettant aux trois artistes de mettre en évidence la maîtrise de leur instrument en faisant preuve de prouesse technique. Pour s’y retrouver, il est indiqué dans le digipack qui joue l'intro, qui prend le premier, le second ou le troisième solo, qui chante, qui entonne le refrain et qui fait les chœurs. Le son est brut, féroce, débridé et puissant, on entend un boogie méchant comme on en entendait au début des années 70, on pense à ZZ Top.  C’est le choc du blues et du rock qui produit une détonation. Mais est-ce suffisant pour décoller ? Ça s’écoute, il n’est pas question de bouder son plaisir. Mais au final, s’il n’y a rien à redire sur la qualité de la prestation, si la valeur de la production est incontestable, il n’est pas sûr que ce CD qui ravira les amateurs passera à la postérité.
Gilles Blampain

Habib Koité - Eric Bibb
Brothers in Bamako

Genre musical: World Blues
Compositions: 12 sur 13
Livret : Beau digipack
Label : DIXIEFROG
Distributeur :
HARMONIA MINDI

Il y a eu Ry Cooder et Ali Farka Touré, Taj Mahal et Toumani Diabaté, il y a à présent Eric Bibb et Habib Koité. Si les premiers ont scellé une association temporaire, les deux derniers se connaissent depuis longtemps. Ils s’étaient rencontrés il y a dix ans à l'occasion de l'album Mali To Memphis (Putumayo) qui rappelait les racines africaines du blues. Bibb et Koité avaient depuis cette époque l'idée de se retrouver pour un projet commun qui voit enfin le jour avec cet enregistrement fait en janvier de cette année à Bamako. Habib Koité, l’un des artistes africains parmi les plus influents du moment, et Eric Bibb, chantre du folk-blues américain, prouvent en élaborant un répertoire à quatre mains que ces rencontres artistiques vont au-delà des chapelles et des frontières. La connivence entre eux deux est parfaite. Les guitares ou le banjo s’entremêlent, les chants se marient, les thèmes abordés sont parfois graves (la rareté de l’eau, la violence faite aux femmes ou aux enfants…), parfois légers (l’amitié, le temps qui passe) mais les harmonies sont belles et les voix sont douces. Cela donne un disque empreint de sérénité et de délicatesse, chanté en bambara ou en peul (à moins qu’il ne s’agisse d’une autre des 12 langues qui ont cours au Mali), en français et en anglais. Une seule reprise, ‘Blowin’ In The Wind’, semble s’être imposée aux deux musiciens comme une évidence.
Gilles Blampain

Jersey Julie Band
Goosebumps

Genre musical: Blues, Rockabilly
Compositions: 7 sur 15
Livret : Pas vu
Label : NO DRUM ROLL
Distributeur :
WWW.JERSEYJULIE.COM

Voilà un nom qui ne vous est peut-être pas totalement inconnu. Au début des années 2000, Jersey Julie s’est fait connaître en France comme saxophoniste et choriste aux côtés de Dan Dudeck alias Mudcat, auquel elle apportait son incroyable dynamisme. Après avoir repris son indépendance et collaboré à quelques projets artistiques, elle s’impose dorénavant sur le devant de la scène avec son propre band. Et le mot qui s’impose est dynamisme. C’est effectivement un concentré d’énergie, le trio est explosif : Jersey Julie (chant, saxophone), Olivier Mas (guitare, chant),  Stépnane Blanc (contrebasse). Le répertoire est ouvert et plonge dans les racines de la musique populaire américaine, blues, rockabilly, bluegrass, boogie… avec une pêche d’enfer. Les reprises sont signées Arthur Crudup, Billy Boy Arnold, Dickey Betts, Son House, Carl Perkins, Leiber & Stoller, Mississippi John Hurt, et les compositions originales du groupe sont tout aussi excitantes que ‘Rockabily Fever’ ou ‘Hound Dog’. Le titre Goosebumps n’est pas choisi au hasard puiqu’il se traduit par chair de poule, et le frisson souhaité passe réellement à l’écoute de ce CD.
Gilles Blampain

John The Conqueror
John the Conqueror

Genre musical: Gospel Punk
Compositions: 10 sur 10
Livret : Très bien
Label : ALIVE RECORDS
Distributeur :
DRIFFER-ANT

Ça démarre comme un vieux chant de travail que John Lomax aurait enregistré dans un repli des années 30. Là-dessus, la guitare commence à riffer. Elle prend une épaisseur soudaine et escalade les harangues vindicatives du chant dans une surenchère d’escaliers, jusqu'à cette lune blanche que cristallise une fusion de boogie, de hard rock et de gospel punk. Et tout l’album brille de ce rude éclat, les câbles dénudés, les harmonies d’autant plus puissantes que le spectre est étroit : il s’agit d’un power trio. Il a pris son essor à Atlanta, avant de se trouver une piaule à Philadelphie. Il porte la bannière de John The Conqueror, ce rédempteur fabuleux que s’étaient fabriqué les esclaves noirs. Pierre Moore (chant, guitare) et Michael Garner (batterie) sont originaires du Mississippi, Ryan Lynn (basse) est, lui, de Philadelphie même. La guitare est réglée sur les années 70, la batterie tabasse en devanture, le curseur vagabonde entre Ram Jam et Black Keys… plus cette apostrophe gospel qui donne un timbre spécial à l’usinage, comme une étrange bouffée d’intimité, avec des intentions pop évidentes et des chœurs tout minces, mais si bien placés que certaines chansons virent à la soul (‘Time To Go’). John The Conqueror n’a que six mains et une seule gorge, mais il excelle quand il s’agit de tirer « un bouillon gras d’une pierre ponce », comme disait Pauline Carton dans un film. A force de rabâcher, plage à plage, certains thèmes, certaines impulsions mélodiques, et de faire ainsi courir les titres les uns sur les autres, l’album boucle une révolution. La dernière chanson vient mourir là où l’album commence.
Christian Casoni

Little Bob Blues Bastards
Break down the walls

Genre musical: Blues, Blues, Blues
Compositions: 4 sur 13
Livret : Digipack by DOM S-D
Label : DIXIEFROG
Distributeur :
HARMONIA MUNDI

Si l’enregistrement a bien été fait en studio, il est précisé que c’est du ‘live’, c’est à dire  en une seule prise, sans retouches ni fioritures électroniques, afin de garder l’impulsion et la force du direct. Little Bob voulait un blues sauvage, un peu bâtard (d’où le nom), un truc un peu crade et rageur. C’est réussi ! Bob et ses comparses envoient donc sans retenue un son brut qui prend aux tripes. C’est puissant et solide, on a droit à un blues obscure et poisseux qui colle à l’âme, comme une déchirure lancinante, un mal sourd et persistant dont on ne se défait pas. Little Bob interprète ses propres compositions et reprend les maîtres, Willie Dixon, Howlin’ Wolf, JB Lenoir, mais aussi Captain Beefheart, Joe Tex ou Aynslay Dunbar et finit en apothéose avec une superbe reprise de ‘Heartbreak Hotel’. Tous les titres sont revistés en profondeur et de belle manière. Et pour ce disque dont il rêvait depuis longtemps, le Havrais a constitué un band impeccable. Il s’est entouré de ses compagnons de longue date, Gilles Mallet (guitare) et Bertrand Coloume (contrebasse), son vieux pote Mickey Blow (harmonica) et son neveu Jérémie Piazza (batterie).
Gilles Blampain

Magic Slim and the teardrops
Bad Boy

Genre musical: Chicago Blues
Compositions: 3 sur 12
Livret : Beau digipack
Label : DIXIEFROG
Distributeur :
HARMONIA MUNDI

Magic Slim personnifie le Chicago blues dans toute son ampleur. Avec son style qui vient en droite ligne du Mississippi il incarne les vraies racines du blues. Malgré ses 75 ans, son groove a encore une puissance et une verdeur que beaucoup de jeunes musiciens pouraient lui envier. Il reste très classique dans son approche, mais il est vrai qu’il n’a plus rien à prouver. Décontracté ou plein de punch selon les titres, son jeu est toujours brillant et il est évident que lent ou rapide il maîtrise tous les aspects du blues avec de piquants solos où s’exprime tout le feeling du bonhomme, sans parler de sa voix qui ne s’altère pas avec les ans et qui rappelle par moment Howlin’Wolf. Sur cet enregistrement Magic Slim reprend Eddie Taylor (‘Bad Boy’), Denise LaSalle (‘Someone Else Is Steppin’ In’), Roy Brown (‘Hard Luck Blues’), Muddy Waters (‘Champagne And Reefer’), JB Lenoir (‘How Much More Long’), Albert King (‘Matchbox Blues’), Lil’Ed (‘Older Woman’). Il clôt le CD sur un titre de sa composition, bref mais plein de fougue, attestant qu’il a encore de la ressource. La production est impeccable. Carré, imposant à l’image de l’intreprète, l’ensemble est parfait.
Gilles Blampain

Mississippi Heat
Delta Bound

Genre musical: Blues...
Compositions: 2 sur 14
Livret : Digipack
Label : DELMARK
Distributeur :
SOCADISC

20 ans, le bel âge ! C’est ce qu’ont dû se dire les membres de Mississippi Heat. Faut qu’on fête ça ! Et dans la lancée, un album est né pour marquer les vingt ans de carrière du groupe. Pierre Lacocque (harmoniciste de grand talent) et Inetta Visor (chanteuse que l’on peut comparer à Etta James) en sont les principaux acteurs et sortent là leur dixième album. Pour l’occasion, des invités de marque ont été priés de s’exprimer sur cette galette à tendance Chicago blues. Deitra Farr qui fit partie de cette formation, chante sur trois titres. Deux guitaristes fabuleux, Billy Flynn ancien Mississippi Heat et Carl Weathersby (side man d’Albert King) viennent prêter main forte. Sur un titre (‘New Orleans Man’) on nage en plein zydeco avec l’appui de Chubby Carrier et son accordéon. Une reprise ‘Don’t Let Me Be Misunderstood’  morceau créé par Nina Simone et porté au top ten dans les 60’s par les Animals,  prend là une autre dimension. J’adore ce morceau nonchalant ‘Going To St Louis’ sur le quel Kenneth Hall vient poser son vibraphone. Comme se plaisent à dire les membres de Mississippi Heat : « Nous faisons du traditionnel avec un son unique ». Je confirme !
César

Rob Tognoni
Art

Genre musical: Blues très électrique
Compositions: 10 sur 12
Livret : Digipack sans livret
Label : BLUES BOULEVARD
Distributeur :
MUSIC AVENUE

Comme dirait l’autre, on ne change pas une équipe qui gagne. C’est ainsi que Rob Tognoni garde toujours le même batteur (Mirko Kirch) qui tape très fort et le même bassiste (Frank Lennartz) avec un très gros son de basse bien rond. C’est sur cette base très solide que Rob Tognoni  peut envoyer sa voix très écorchée sur des riffs très ravageurs. Hé oui, Rob Tognoni est très ! Tout ça pour dire que ce trio ne marche pas à l’économie à l’image de ‘Play Your Blues’ qui semble être un rock des fifties joué par un juke-box branché sur le 380. Pour les amateurs de boogies enfiévrés, c’est ‘Sling Blade Made’ qu’il faut écouter. On ne croirait jamais que ce type a trente ans de métier derrière lui tellement ça envoie. Vous connaissez le ‘Hey Hey, My My’ de Neil Young ? Hé bien, sachez qu’il figure sur cette galette avec un son saturé comme il se doit. Avec un type comme lui, l’appellation blues-rock prend tout son sens. Je pense que c’est actuellement un maître du genre sur le circuit et cet album est là pour le confirmer. Ses influences vont de BB King à AC/DC en passant par Jimi Hendrix. Il a le blues de l’un, les riffs des autres et les envolées du troisième précité. On pourrait faire pire, non ?
César

Scarecrow
Evil & crossroad

 

Genre musical: Blues, Hip hop
Compositions: 7 sur 7
Livret : Digipack avec livret
Label : AUTOPRODUCTION
Distributeur : BLUESHIPHOP.BANDCAMP.COM

Le digipack est couleur sépia, le titre renvoie à la mythologie du blues mais les quatre lascars sur la pochette un peu moins. Pour le visuel, drôle d’impression ! Mais pour le son, les voix, les ambiances, tout accroche dès le premier titre. Blues et hip-hop, slide et scratch, le mélange paraît improbable. On se dit qu’il y a un hiatus. Les styles sont-ils compatibles ? Eh bien oui ! Ça explose. Le résultat : une baffe qui décoiffe ! Les zicos ne font pas de la figuration, ils sont là et bien là. Le feeling du blues et le flow hip-hop s’entremêlent, débité par ce drôle d’épouvantail à quatre têtes : Slim Paul (guitare, dobro) qui chante le blues, Antibiotik Daw (platines) qui tchatche hip hop, Jamo (basse, piano) et The Pap’s (batterie, percussions). Une musique en rupture des repères habituels. La puissance du blues et la culture urbaine de la fin du 20ème siècle fusionnent en une vibration qui vrille le coprs et les méninges. Joué, mixé, chanté, débité en anglais et en français les idiomes se mêlent dans un accouplement hors normes qui fait tomber bien des barrières. Tous les titres sont des originaux signés par le band. L’ensemble est original et percutant. C’est bref, 33 minutes, mais on a envie d’en écouter encore et encore.
Gilles Blampain

Stormcellar
Hired guns & borrowed glory

Genre musical: Blues moderne
Compositions: 13 sur 13
Livret :
Label : AUTOPRODUCTION
Distributeur : CDBABY

Stormcellar ! Un abri anti tempête, un endroit où l’on est bien, tranquille, à l’abri de toutes les misères du monde. C’est ce qu’on ressent à l’écoute du 5ème album de ce groupe Australien. Une bonne médecine qui nous fait oublier le temps qui passe. Groupe de blues, certes, mais qui ne donne pas dans le classique et qui a su se forger dès le premier album une identité propre, un son particulier dont le morceau ‘Hard Times’ en est l’exemple. Il faut ajouter à cela (comme c’est le cas pour ce titre) des vidéos tout à fait originales sans oublier le site internet très fourni. Mais, revenons à la musique. Cet opus est fait de blues moderne où le dobro et l’harmonica sont présents, certes, mais on y entend également du violon sur certains titres à la couleur légèrement country. Pas mal de chœurs (cœurs ?) féminins, les Southern Belles,  viennent appuyer et sublimer la voix claire et posée du chanteur, Michael Barry, qui tient aussi le rôle d’harmoniciste. Le duo basse/batterie tient son rôle pour ouvrir une voie royale aux deux guitaristes dont Mr Wizzard qui ajoute à ses cordes, le banjo et  la mandoline. Cet album est réjouissant et peut être un excellent compagnon de route si vous avez des centaines de kilomètres à parcourir. A écouter en boucle sans s’en lasser.
César